Il est bien évident qu'il ne faut pas s'aventurer en jungle sans un minimum de précautions et de connaissances. D'une façon générale nous parlerons de pénétration profonde dés lors que le retour ne pourra être effectué le jour même. Ceci impose de prendre avec soi divers matériels et outils mais aussi débouche tout naturellement sur la confection d'une trousse de secours. Cependant, avant de partir, certaines précautions simples sont particulièrement conseillées :
Toujours avertir votre entourage de vos destination et itinéraire, moyen de transport, accompagnateurs, date de départ et de retour prévue.
Faire l'inventaire des dangers potentiels présentés par les lieux visités. Les incontournables individuels ou collectifs : A discuter avant le départ.
Celle-ci est indispensable pour des séjours dépassant la journée et entrant donc dans le cadre d'une pénétration frofonde. Néanmoins et pour un séjour plus limité dans le temps, il ne sera pas superflu de prendre avec soi un minimum de produits pharmaceutiques.
L'aspirine. Anti-inflammatoire.
Micropur, hydrochlorazone Pour purifier l’eau. Ricard et rhum blanc aident aussi… Immodium. Anti-diarrhéique.
Pervaril ou Mycostére. Contre les mycoses.
Crème solaire haute protection. Contre les coups de soleil, surtout en pirogue, bord de mer ou de fleuve.
Ketum. Contre les entorses, contusions et chocs divers.
Répulsif contre les insectes. Deet, Autan, Off, etc. A signaler que certaines précautions peuvent être prises avant le départ. C'est ainsi que moustiquaires et vêtements pourront être préalablement enduits de produits insectifuges. Certains tels que la perméthrine résistent à plusieurs lavages.
Après avoir quitté la jungle guyanaise et de retour sous des climats tempérés il peut apparaître judicieux de procéder à la prise de Zentel pour traiter les parasites intestinaux. On conseille d'opérer de la sorte chaque semestre en Guyane à raison de deux prises espacées d'une semaine.
De petites boites étanches et gigognes en plastique, de type Tupperware seront toujours très utiles tout en étant peu encombrantes et légères. Elles permettront au moins de conserver à l'abri d'une humidité destructrice les matériels qui y seront enfermés.
Selon leur taille : Dans la voiture ou la pirogue, au carbet ou dans le sac à dos : Talkies-walkies, portables, VHF, Inmarsat…
A laisser à la maison ? : Vos cartes Gold…
Le petit kit survie :
Pour une courte durée et les amateurs d'ultra-léger...
Dans le sac à dos ou sur moi, j'emportais la plupart du temps un peu de matériel de pêche de façon à pouvoir capturer quelques petits poissons que l'on trouve partout. Rien de bien compliqué ! Une ou deux pochettes d'hameçons inoxydables montés et une petite bobine de fil peuvent être suffisants. Ca ne prend pas beaucoup de place et en cas de situation de crise, ce matériel sommaire m'aurait permis de trouver rapidement et facilement à manger.
En situation difficile, ne pas perdre de vue qu'il est bien plus facile de capturer de petits poissons qu'un gros mammifére. Ceux-ci sont en effet bien plus nombreux, communs en tous lieux, pratiquement disponibles à chaque instant.
Sans me séparer évidemment de mes incontournables machette, boussole, carte, fusil et couteau… La liste des matériels ci-dessus n'est donnée qu'à titre indicatif. Elle n'est pas exhaustive et ne dispense nullement de consulter un professionnel de la santé. D'autre part, elle ne saurait priver des précautions élémentaires et habituelles à observer en milieu naturel forestier ou fluvial. Commentaires :
16/02/2008 - - Pharmacie, survie.pourquoi un fusil? Réponse : Je suis à peine surpris que certains posent encore cette question ! Pour éviter d'avoir à manger des mygales ou des scarabées, comme certains guignols tels que Loic Pilois et Guylelm Nayral. Les grandes idées et concepts à la guimauve n'ont pas leur place en jungle. On sait où elles mènent. La mort toute proche et environ 100 000 € de frais de recherches. Et ne pas partir la fleur au fusil...