GUYANECHO
Guyane, Amazonie française
Sans langue de bois ni complaisance
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Guyane, y vivre ?

17/02/2007 - Lu 23572 fois
Observations diverses, réalités du terrain. Ce qui vous attend et qui n'est pas marqué dans le manuel...

Partir, quitter son quotidien gris pour le soleil tropical, les grands espaces, vivre en Guyane, s'y installer...
S'établir en Amazonie française...
L'installation, rêve et réalités. Au-delà des visions de cartes postales...
Sur la base d'une expérience personnelle de 20 ans de Guyane, d'abord dans la fonction publique puis à mon compte en tant que commerçant, quelques observations et conseils à l'attention des nouveaux arrivés ou candidats potentiels à l'installation en Guyane. ?



La Guyane, la forêt amazonienne, les tropiques et leur vie insouciante sous les cocotiers…
Pouvoir se baigner à Noël et passer les réveillons en short…
Chasser et pêcher toute l'année. Sans permis…
Le ti'ponche servi dans son cadre naturel…
Beaucoup de candidats se bousculent sur la destination Guyane pour une installation et ces images d'Epinal motiveront souvent ce qui pourra être l'aventure de leur vie.
Ils sont parfois lassés de la monotonie de leur quotidien et ont soif d'horizons nouveaux, d'autres cultures. Tous, dans leurs rêves d'aventure se rassurent en se disant : "Et la Guyane, n'est-ce pas aussi la France ?"
Et pour certains, le besoin de s'auto-persuader de la quasi nécessité de leur présence "là-bas"...

Je dois avouer humblement être passé par ce stade et en 1984 ai débarqué à Cayenne destination Saint-Laurent du Maroni, plein d'espoirs, animé par une bonne volonté qui devait faire plaisir à voir. Oui, au fond de moi était bien présente la sensation de pouvoir être utile.

Saint-Laurent du Maroni… Avec l'expérience de vingt années passées là-bas, le recul qu'elles confèrent, je me dis maintenant ne pas avoir suffisamment analysé ce nom de ville fantôme. Je m'en voudrais presque désormais d'avoir lu Saint-Laurent du Maroni de la même façon que j'aurais pu lire "La Charité sur Loire" ou "Ille sur Têt".
Les paroles d'une simplicité biblique d'un ami français installé au Chili me reviennent sans cesse. Plantés au bord du Maroni et regardant les toits d'Albina, il me déclara :
-Tu te rends compte, nous sommes ici en Europe et de l'autre côté du fleuve, c'est l'Amérique du sud ! Si avec ça on ne fait pas fortune…
Nous n'avons pas fait fortune, mais pourtant, cette vérité était tellement aveuglante qu'elle m'était passée inaperçue pendant mes quinze premières années de Guyane. Il aura fallu l'éclairage tout nouveau de cet ami pour la mettre en évidence ! Grand amateur d'activités industrielles, il me parlera plus tard de la façade atlantique de la Guyane, de sa position géographique idéale pour exporter vers les Amériques du nord et du sud, de plus-values liées à la facilité d'acquérir des labels européens à partir de marchandises et matières premières importées puis transformées aux fins d'exportation.
Vision lucide mais qui comme bien d'autres restera au stade de projet.
Simple détail ou vérité géographique ? Le Maroni est un fleuve d'Amérique du sud et il ne s'agit certainement pas là d'un simple détail mais bien d'un élément clef.


LA PREUVE PAR L'IMAGE QUE LA GUYANE A TOUT POUR SE DEVELOPPER DANS L'HARMONIE

http://www.youtube.com/watch?v=ibv3YJIN3iw

AVIS :

Si vous n'espérez lire que ce que vous souhaitez qu'on vous dise sur la Guyane...
Si vous voulez entendre des propos rassurants, style carte postale...
Si vous ne désirez pas ouïr autre chose que ce dont vous rêvez...
Si pour vous tout le monde il est beau tout le monde il est gentil...
Si vous croyez que les lignes ci-dessous ne sont qu'un ramassis de bobards...
Si vous écartez les mises en garde, ne tenez aucun compte des expériences d'autrui...
Alors, partez vite sur un autre site.

Si vous vous estimez au-dessus de tout ça et que, vous voulez malgré tout tenter l'expérience...
Personne ne vous en blâmera car par certains aspects - et notamment sa forêt - la Guyane vaut le coup.
Mais vous serez prévenu...

Une page très intéressante à http://pageperso.aol.fr/chemincritique/mapage/regionsfrancaises.html


Avant 1984 je m'étais beaucoup renseigné et croyais débarquer en Guyane en toute connaissance de cause. Internet n'avait pas encore tissé sa toile à l'époque et pour me forger une idée, j'avais du rencontrer plusieurs anciens de Guyane, discuté avec eux de la plupart des sujets touchant à la vie locale. Cibiste, j'étais chaque jour en relation avec un technicien forestier de Cayenne et vivais donc la Guyane en direct.
L'évocation permanente des risques liés au climat et maladies tropicales traduisait combien était ancrée dans nos esprits la triste réputation du passé de ce département.
Héritage du bagne inconsciemment présent dans nos esprits…
Enfant, j'avais vécu au Sénégal et en gardais des souvenirs de chaleur et de sable, de coquillages et de plage.
N'Gor, Maguide, les Mamelles, le village de Ouakam...
Je conservais quasi intactes des odeurs de citrons, d'oranges et de mangues écrasées. Je revoyais des oiseaux tisserands, jaunes et noirs, leurs centaines de nids dans des manguiers gigantesques. Au Sénégal, ces volatiles étaient appelés gendarmes. Bizarrement, le fait de parler de la Guyane faisait remonter en moi de vagues souvenirs d'Afrique.
En 1984, nos enfants étaient âgés de 12 et 10 ans et se posait pour eux le problème de la scolarité. Quelques propos rassurants mirent rapidement un terme à nos interrogations en la matière. C'est en France, dans les Pyrénées orientales que j'entendis parler pour la première fois et en termes très flatteurs de Madame BARDURY, directrice du collège de Saint-Laurent. La discipline qu'elle faisait régner dans son établissement me rassura totalement. Mme BARDURY vient de prendre sa retraite tout récemment.

Pourquoi donc alors que nous sommes heureux, tranquilles, bien entourés, demander à partir en Guyane ?

A l'époque, j'étais dans les Pyrénées Orientales, travaillant comme agent de l'ONF chef de triage à La Llagonne, un petit village de montagne dans un écrin de roches et de forêts, prés de Font-Romeu.
Cerdagne et Capcir... Une des plus belles régions de France, très typée.
La région du four solaire, ensoleillement maximum.
Je disposais d'une maison forestière pas vraiment terrible au plan du confort . Quoique très loin de la vie de château, cet avantage en nature compensait partiellement la faiblesse du salaire servi par l'administration.
Les débuts d'un jeune fonctionnaire issu de la ruralité et entendant y demeurer...
Un soir d'hiver, nous sommes invités Maria et mopi chez un ami militaire et passons plusieurs heures à regarder de magnifiques diapositives sur la Nouvelle Calédonie. Le moins que l'on puisse dire est que dans nos esprits, le choc thermique fut brutal.
L'Île des pins, une eau bleue, transparente et chaude toute l'année. Le paradis sur Terre.
Nous sortons de chez Serge et dans la ruelle bordée de vieux murs en pierres sèches, une tramontane glacée nous gifle et, nous remettant vite fait bien fait en contact avec la réalité, se heurte aux vagues tièdes de l'Île des pins.
Soudain, je hais cette neige passant à l'horizontale. Comble de l'ironie, c'est Maria qui chemin faisant me dit :
-Tu es fonctionnaire. On pourrait partir sans risque…
Serge… En ce temps-là, il était moniteur au CNEC (Centre National d'Enseignement Commando) de Mont-Louis. Maintenant mon ami Serge TOCCHETTO passe sa vie dans les arbres du côté de Carcassonne... Un homme de cette trempe ne pouvait se satisfaire d'une retraite en pantoufles. J'ai sa carte de visite sous les yeux et peux lire : O2 Aventure. Parc acrobatique forestier. Renseignements : 06 07 96 04 55 / email : wanside@bouygtel.fr
Un jour, depuis le Québec, je l'appellerai sur son portable. A ma question "Tu es où ?", il me répondra le plus naturellement du monde être "dans un arbre en compagnie d'un client". Il me confiera même que c'est la première fois qu'on l'appelle du Canada alors qu'il est dans un arbre...

Grâce à Serge (ou à cause de lui ?), nous passerons désormais beaucoup de temps à nous renseigner sur les possibilités de mutation Outremer. Comme dans les TOM, le recrutement est réalisé sur place, la question est vite réduite à quatre départements : Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane. Les trois premiers sont des îles donc bien trop petits à mes yeux et surpeuplés.
Il me faut de grands espaces, vierges si possible. La Guyane me les offrira. Je demande et obtiens un poste d'agent de l'ONF à Saint-Laurent du Maroni.
Avec leur fort accent rocailleux, nos amis catalans pensent que nous allons nous faire "dévorer par les crocodiles"...
Passé dans la fièvre de l'attente, notre treizième et dernier hiver pyrénéen sera le plus long.
Arrive enfin le jour du départ.
Depuis la fenêtre du train nous emportant vers l'aventure, je jette un oeil sur une chevrée d'isards en train de paître en haut du soula du Carol et essuie une larme.
Adieu montagnes Pyrénées ? Non, à bientôt.
J'ai encore le jarret ferme et n'entends pas abandonner les balades en montagne, la chasse photo. Nous laissons derrière nous des années de rêve passées entre neige et soleil, travail et ski. Et puis, il paraît que je connais chaque roche par son prénom. Ca crée des liens...

Le 28 mars 1984 nous atterrissons à Cayenne Rochambeau. Il vient de pleuvoir et, frappé de plein fouet par la moiteur du tarmac je me tourne et dis à Maria : 
-On va tous crever.
Sans rire et sur le ton de la provocation.
Richel, un magasinier réunionnais marié à Nicole - d'origine malgache - autre amateur radio nous attend et nous passerons notre première nuit guyanaise chez lui. Le lendemain à l'aube, première partie de chasse du côté de Montsinery. La mauvaise réputation de la Guyane est encore bien ancrée en moi et les racines affleurantes des grands arbres sont autant de serpents. Je vois des araignées venimeuses partout.
Bref, forestier ou pas, je suis un parfait novice et il s'agit là d'un doux euphémisme ! Je ne suis pas encore tropicalisé. Pas du tout même !
Qu'elles sont loin les Pyrénées !
Nous récupérons notre véhicule parti bien avant nous et rejoignons Saint-Laurent du Maroni via la RN1 alors étroite et bosselée. Autre époque, des bandes de singes cavalent dans les arbres et nous roulons tout le long des 245 Km sous une pluie de morphos et autres papillons.
Petit problème à la douane, ma moto 125 Cm3 toute neuve n'est pas immatriculée… L'agent fait la gueule mais son visage s'illumine lorsque je lui dis connaître son capitaine (Autre amateur radio). Je n'ai jamais vu ce capitaine, n'ayant eu avec lui que des conversations via la CB. Le coup de tampon régularisateur est immédiat.
C'est la Guyane… Cette courte phrase me sera répétée sans cesse au constat de chaque "particularité" ou autre "spécificité" locale. Et il y en aura ! Il n'y aura même que ça !
Je me souviens avoir été quelque peu refroidi en entrant dans Saint-Laurent. Nous passons le virage des Sables Blancs et la longue ligne droite s'étire devant nous. De chaque côté, quelques vieilles cases en bois dispersées dans des taches anarchiques de bananiers. Toutes recouvertes de vieilles tôles ondulées et rouillées. L'aspect général me laisse l'impression d'une ville du far-west. Finalement, tout ceci n'est pas très rassurant.
Mais cette impression négative sera de courte durée.
Les amis de mes amis... Les relations fonctionnent on ne peut mieux et les nouveaux que nous sommes sont accueillis à bras ouverts chez beaucoup de gens, pour la plupart réunionnais, malgaches ou antillais. Les soirées se succèdent et le rêve se matérialise.
C'était donc vrai…
Première semaine de Guyane et je tue mon premier jaguar, vite suivi par un énorme tapir. Ma réputation de chasseur s'installe.

En 1984, Saint-Laurent du Maroni n'est pas une zone de non-droit comme de nos jours. Nous allons au cinéma Le TOUCAN sans fermer la maison à clefs et laissons nos armes et objets de valeur bien en vue. En ville, les gens de toutes communautés se saluent et règne une courtoisie bon enfant. Saint-Laurent est alors un vrai petit paradis. Pour nous s'y ajoute les joies de l'exotisme à découvrir.
Tout baigne même si le travail se révèle vite – et comme prévu - peu intéressant. Mais comme beaucoup, j'étais venu en Guyane pour tout, sauf pour le travail.
Peu de problèmes au niveau de la scolarité des enfants.
Je dois me faire opérer d'un ménisque au genou et trouve excellentes les prestations de l'hôpital.
Même plusieurs années après la période que je pourrai qualifier de découverte, voire de tropicalisation, nous passons du bon temps en Guyane, dans une ambiance fort sympathique. Jusqu'en 1991…
MEME APRES PLUSIEURS ANNEES, LA VERITE EST QUE J'AI BEAUCOUP AIME LA GUYANE.

Illusions, joies, déceptions et réalités du terrain :

Comme évoqué rapidement plus haut, la non intégration de la seule appellation de Saint-Laurent du Maroni est une erreur grossière.
Ce n'est pas parce que la Guyane a le statut de département français d'outremer que l'on y vivra comme en France. La Guyane reste avant tout un pays d'Amérique du sud, très marquée par son environnement géographique.
Les personnes qui croiront retrouver en Guyane un mode de vie identique à celui de Métropole seront certainement déçues ou alors devront en payer le prix fort. Heureusement d'ailleurs ! Je dirai pour être tout à fait clair que si vous venez en Guyane pour vivre comme en France, le mieux pour vous sera de rester en France.
Ne pas se considérer comme un modèle à portée universelle même si on est enfant de la patrie des droits de l'homme sera mon premier conseil.
Les panneaux de signalisation sont exactement les mêmes qu'en France. Surprise à l'aéroport pour le néophite : Les gendarmes sont en short.

Bien sûr, la monnaie officielle est l'euro mais les dollars US sont aussi prisés et dans certains endroits, on paye en or. La monnaie brésilienne tout comme la surinamaise sont quelquefois acceptées mais faire attention au taux de change très fluctuant.

Le droit de grève existe évidemment en Guyane. Comme partout, selon qu'on sera grèviste ou otage, les avis et commentaires connaîtront des "nuances" dans l'interprétation des faits...

Ceux qui n'auront jamais connu l'outremer avant de venir en Guyane seront incontestablement dépaysés et en prendront plein les yeux.
 Il s'agit pratiquement d'une autre planète et tout est différent de ce qu'on trouve dans l'hexagone.
Même les prestations offertes par les administrations y sont souvent encore plus imbuvables. C'est tout dire… La lenteur et l'inertie sont les deux règles d'or. Parfois - pour ne pas dire trop souvent - et pour faire bonne mesure s'y ajoute l'incompétence.

Bien sûr, la nourriture y est différente. Pour faire dans l'extrêmement simple, je dirai que le régime alimentaire de la grande majorité des locaux est constitué par du riz, haricots rouges ou manioc auxquels il est rajouté viande ou poisson. On trouve aisément dans les supermarchés locaux les mêmes aliments surgelés que dans des grandes villes de France. Bons vins, grands crus et fromages également. Le tout est évidemment un peu plus dispendieux. Il existe de nombreux et excellents restaurants dont beaucoup sont chinois. A Saint-Laurent du Maroni, le Dragon d'Or est de loin le meilleur dans le genre cuisine asiatique. Il existe aussi et toujours dans cette même ville le Tipic' Créole, le Mambari, La Goélette… Hélas, certains d'entre eux pêchent par le trop fort volume du fond sonore.
Sur Cayenne, il convient de citer le Vieux Génois, le Patriarche et le Paris-Cayenne qui comptaient parmi mes préférés.
Sur le trottoir, des mamies proposent des bamis ou des brochettes pour pas cher mais attention ! Origines et qualité sanitaire souvent douteuses...
Que ce soit sur Cayenne ou dans les communes, les marchés sont toujours colorés. Vous y trouverez les produits locaux. Beaucoup de ces denrées sont produites par les agriculteurs Hmongs mais d'autres sont importés plus ou moins légalement du Surinam.
Comme vous pourrez le constater à la vue du grand nombre de brouettes et de sacs à dos, le commerce paralléle est important et plus que florissant. Il porte un grave préjudice à l'économie locale.

La Guyane reste avant tout un pays de cocagne. Tout y est possible, tout y est à faire mais rien ou pas grand chose ne se fait. La réalité dépasse souvent la fiction et peu de choses se déroulent normalement. Si vous êtes du genre sérieux, vous serez vite déçu. Si vous êtes amateur de pétards bon marché, vous serez comblés. Attention cependant à la déchéance ! Le cocktail de la vie facile en apparence, du climat aboutit vite à un laisser aller auxquels les plus faibles succomberont.
Tout se passe comme si le seul intérêt accordé à la Guyane par l'Europe se limitait au décollage de la fusée sans turbulences. En-dehors de la réserve de voies pour les élections et le terrain propice aux magouilles, le reste...

En Guyane, le coût de la vie est élevé. Les fonctionnaires perçoivent une indemnité de vie chère égale à 40% du salaire plus des primes dites d'éloignement étalées sur trois ans et représentant plusieurs mois de salaire. De là la réputation de chasseurs de primes collant à nombre de fonctionnaires butinant de DOM en DOM… Il découle trop souvent de cette politique un manque d'intérêt flagrant de ces Personnels pour les affaires locales. Trop souvent, les primes, congés et retraite constituent chez eux l'essentiel des préoccupations. Sauf à survivre comme un légume et dans du mobilier Louis Caisse, ne pas trop fantasmer sur ces 40% supplémentaires pas plus que sur les primes d'éloignement ! Le fonctionnaire de catégorie C devra se faire à l'idée de rester pauvre.
Vécu 1 :
Ayant passé un peu plus de neuf ans en tant que fonctionnaire de catégorie C, disposant d'un très grand logement (4 Rue Carnot à Saint Laurent du Maroni) au sein du quartier dit résidentiel, d'un véhicule de fonction, j'affirme que nous disposions d'un pouvoir d'achat plus élevé dans les Pyrénées. Il est vrai qu'en Guyane, nous ne nous privions de pas grand chose. Les primes furent très rapidement englouties, investies qu'elles furent dans des bateaux et moteurs hors bord mais aussi dans l'extension de notre maison en Dordogne.
Vécu 2 :
Plus tard et tant que commerçant, j'ai vu à plusieurs reprises des fonctionnaires venir au magasin et me demander de leur prêter de l'argent. La plupart du temps, ils proposaient des bijoux ou autres valeurs comme garantie.

Un des pires pièges à éviter est sans aucun doute l'ardoise chez votre épicier chinois préféré.
Le principe est très simple : Vous faites marquer vos achats et vous payez en fin de mois lorsque vous percevez votre salaire. Beaucoup sont victimes de cette facilité. Il est en effet très tentant de se laisser aller à quelques dépenses superflues lorsqu'on n'a pas à payer cash. Votre chinois préféré se frottera les mains et vous aurez droit à une grosse surprise en fin de mois lorsque viendra le moment de l'addition. En principe, chaque client a son cahier et j'ai entendu parler d'inscriptions sur des cahiers n'appartenant pas à l'acheteur de la marchandise. De plus et sans tenir compte des risques d'erreur, la gestion et le contrôle sont très aléatoires et rendus difficiles par la multiplicité des individus qui auront accès à votre cahier. En effet, avec le temps, vos enfants ou d'autres personnes viendront s'ajouter tout naturellement à la liste des "accrédités" pouvant faire marquer… C'est ainsi que vous pourrez passer de la gestion à la bonne franquette au contrôle rigoureux parfumé au soupçon. Danger donc ! Le mieux sera toujours de payer cash. Simple question de discipline.

Se loger :

Il est extrêmement difficile de trouver un logement et les tarifs des loyers sont prohibitifs eu égard aux qualités des appartements proposés, parfois proches des taudis. Plusieurs mois de caution sont généralement demandés. Le système de la colocation est assez répandue.

La plupart du temps, les gens se passent les logements l'un à l'autre via un système de relation ou de copinage basé sur le bouche à oreilles.

J'ai souvent entendu plusieurs propriétaires affirmer qu'ils préféraient louer à des blancs car ceux-ci payaient mieux et plus sûrement (!). Sécurité, quand tu nous tiens...
Ne rêvez pas ! Il vous sera proposé de vrais taudis moyennant un loyer mensuel prohibitif. Pour ceux désireux de rester plusieurs années, il sera préférable d'acheter une maison et de la revendre - ou la louer - en partant. Cette dernière solution présentant l'avantage de voir sa maison se payer toute seule. Mais l'achat d'un terrain et l'obtention d'un permis de construire sont un véritable parcours du combattant.


Vécu :

Nos dernieres années de Guyane ont été passés dans une sorte de couloir composé de trois pièces alignées (Cuisine, chambre, "salon". Le bâtiment était construit en agglos de 10 cm et recouvert de tôles ondulées. Ceci pour situer le niveau de l'investissement de départ. Et on ose me parler maintenant de cabane au Canada !!!!
Nous ne souhaitions pas investir et nous sommes donc "sacrifiés" à payer un loyer. Avec le recul, il eut été préférable d'acheter, compte tenu du fait que nous avons vécu pendant dix ans dans ce que nous appelions ironiquement notre "ghetto".
Nous y avions construit à nos frais (et sans réduction de loyer...) un carbet sur dalle de béton. A notre départ, le propriétaire a construit un mur autour de cette dalle, aménagé une pièce supplémentaire et révisé évidemment le loyer à la hausse...
Les chauves-souris et vampires peuplaient l'espace entre entre les tôles et le faux plafond. Une odeur de fientes chaudes et humides sévissait dans "l'appartement". Nous avons du avoir recours aux guirlandes de Noël pour les chasser mais les fientes étaient là...
Par forte pluie, l'eau envahissait la cuisine et de retour du travail nous étions bons pour "écoper...
Le fond sonore permanent était composé de chants des coqs de combat, "musique" locale, aboiements, coups de feu nocturnes, mobylettes à l'échappement libre, cris d'ivrognes, freins moteurs de camions, accidents fréquents (Virage râté...), bruits de tôles, etc.
Le tout était confusément mélangé, omniprésent. J'étais obligé de dormir avec un casque de tir. Cette solution très efficace limite considérablement le niveau du bruit perçu mais les basses restent cependant audibles quoique étouffées.
En 2004, nous payions 333 € mensuellement pour celà. Et encore heureux de pouvoir disposer de cet abri somme toute pas très cher !!!!!

Les véhicules et le réseau routier :

Les automobiles et autres véhicules sont légèrement plus chers qu'en France métropolitaine.

En principe, sauf si vous souhaitez vous rendre régulièrement en forêt et en zone éloignée, vous n'aurez pas besoin d'un véhicule tout terrain. Comme pour les logements, la revente d'un véhicule se fera par le bouche à oreilles. Là encore, la mobilité des gens - conséquence des mutations - débouche en Guyane sur la présence d'un important marché du véhicule d'occasion.

Petit détail : Vous qui roulerez dans un de ces véhicules bon marché car vous n'aurez pas souhaité (à juste titre) trop investir, ne bavez pas de jalousie face à ces gros 4x4 rutilants : La plupart du temps, ils ne sont pas encore payés et font souvent l'objet de saisies…
Attention si vous roulez sur les pénétrantes forestières ! La latérite est très corrosive. Témoin, ce Toyota 4x4 grand amateur de pistes !


Le réseau routier a connu une très nette amélioration en une vingtaine d'années. Il faut reconnaître cependant qu'il est très peu dense. Mais en Guyane plus qu'ailleurs les choses vont lentement…
A en juger par la quantité de leurs nids présents sur la chaussée, les poules se reproduisent rapidement en Guyane. Certains nids pourraient même accueillir des autruches !

Principalement pour cause d'incivisme chronique   les routes sont dangereuses et la Guyane caracole en tête des départements en terme d'accidents de la circulation.

Attention dés la nuit tombée ! De trop nombreux deux roues roulent sans lumière ni dispositif réfléchissant !!! Les accidents ne sont pas rares.

La coutume locale fait que beaucoup s'autorisent à utiliser le trottoir comme garage…
En la matière les règles sont relativement souples, pour ne pas dire lâches.
La photo ci-contre démontre que même les autorités s'autorisent parfois des trucs, preuve indiscutable d'une totale intégration aux coutumes locales…

Autre coutume locale, cette tradition bien ancrée des mobylettes rivalisant avec les transports en commun. Il n'est pas rare de voir (Et entendre...) jusqu'à cinq personnes - évidemment sans casque - (Dont une grosse...) sur des deux roues poussifs, au pot d'échappement inexistant.
Heures de rencontre préférentielles de ces kamikazes : La sortie des écoles.

A Saint-Laurent du Maroni prend fin la RN1. Pour passer au Surinam voisin, il vous faudra prendre une pirogue taxi ou le bac international. Vous avez bien compris : Vous êtes au bout du monde !
Pour aller au Brésil, existe désormais la RN2 et un pont sera prochainement construit sur l'Oyapock. Bonjour les trafics mais ils existent déjà et sans pont !

Les industries :

Désespérément le néant. Que l'on se rassure néanmoins ! Très bientôt l'industrie touristique décollera avec le casino de Balaté, mais avant il faudra mettre en place et amortir l'industrie sucrière de la crique Yiyi, le pain industriel de la boulangerie de Saül, le couac du plan Manioc et autres billevesées. Non, ce n'est pas gagné... Certains parmi les plus optimistes font semblant d'y croire...


L'artisanat :

Réduit à sa plus simple expression. Vente d'objets sculptés en bordure de route, tableaux en ailes de papillons, cadres collection d'insectes.

Les commerces et activité économique :

Le constat est facile à mettre en évidence : Force est de constater que la Guyane ne produit pas grand chose.
A part l'activité spatiale, l'exploitation aurifére illégale ou non, le reste de l'activité se résume à une économie de comptoirs.
Ces comptoirs partent de la cantina clandestine en jungle au supermarché de grande ville en passant par le commerce parralléle.
Les premiers sont exploités par et pour les garimpeiros. On y trouve les ingrédients de base nécessaires à la survie en jungle, à commencer par nourriture et boissons. Sans doute dans le cadre d'une dynamique "diversification axée sur la prise de parts de marché", les exploitants proposent également armes, munitions, drogues diverses et prostituées. Celles-ci sont souvent condamnées à brève échéance, soit par le SIDA soit par l'appât du gain dés qu'elles se sont constituées un petit pactole.

Les supermarchés et grandes surfaces. Rien de bien original à dire sur ces copies conformes des établissements de France et de Navarre.
Je signalerai une quantité incroyable de petites surfaces, genre superettes généralement tenues par des asiatiques.

On trouve à peu prés de tout en Guyane même si parfois les approvisionnements sont dépendants des arrivages de containers, eux-mêmes parfois soumis aux conflits sociaux ou à l'envasement du port de Dégrad des Cannes (Cayenne).
Le secteur de l'alimentation est totalement aux mains des commerçants chinois. D'ailleurs on ne va pas à l'épicerie mais "au chinois".
Il en irait de même pour les secteurs de la restauration et des bazars sans la présence de libanais ou européens.

Très peu de commerçants guyanais mulâtres : Ceux-ci préfèrent la sécurité oisive du fonctionnariat et encombrent les services administratifs aux effectifs souvent pléthoriques eu égard aux performances constatées.

On trouve de plus en plus de marchandises en provenance du Brésil voisin.

A l'attention des nombreuses personnes qui trouveront - et à juste titre – qu'en Guyane la vie est chère : Les produits importés (Soit la plupart de ce qu'on trouve en Guyane) sont taxés par un octroi de mer à la légalité très discutable. Le taux de cet octroi de mer peut dépasser 30% de la valeur de la marchandise augmentée des frais de transport…

Curiosité ou spécificité guyano-française ? Même les poteaux téléphoniques sont importés alors que la Guyane est boisée à plus de 90%. Sur les plus de six cents essences composant sa forêt, aucune ne doit être apte à faire des poteaux…  
Il en va de même pour l'eau minérale, alors que la pluviométrie moyenne atteint les deux mètres par an…
Cherchez l'erreur…
Faut-il voir là un des effets pervers de ce fameux octroi de mer, puissant instrument de son-développement ?
Vous entendrez beaucoup parler de volonté de développement. Pour parler, ça parle... Beaucoup. La Guyane bouge, y temps pour nous agi ! Tu parles ! Rien cependant ne décolle, excepté la fusée et la Guyane reste engluée dans des projets-lubies ne voyant jamais le jour ou se révélant catastrophiques. Les mauvaises langues parlent de volonté affirmée de non-développement. Quoiqu'il en soit, au royaume de l'assistanat généralisé, Cayenne reste depuis longtemps le premier port exportateur de containers vides d'Amérique du sud, voire de la planète !
Et les projets de fleurir !                       

En résumé, la Guyane est une région en complète léthargie, aux prises avec une torpeur conséquence directe de l'assistanat à outrance et du déversement hallucinant des prestations sociales. Dans ces conditions surréalistes, l'esprit d'entreprise ne peut qu'être remisé au placard. Quelques bonnes opportunités restent cependant entrouvertes aux esprits imaginatifs. Les personnes dynamiques pourront réussir à condition d'avoir le courage de se battre contre l'inertie ambiante. Ce sera un combat de tous les instants et beaucoup pourront en sortir usés, blasés, désabusés...
C'est la Guyane…
Jean GROUAZEL, mon premier supérieur hiérarchique en Guyane avait résumé la situation en ces termes : "En Guyane, on se soumet ou on se démet".
Juste avant de partir. Plus expéditif, Jean SOPENA, directeur régional de l'ONF dans les années 80 affirmait sans rire pouvoir gérer la forêt guyanaise à lui seul. Avec néanmoins l'aide d'une secrétaire...

La société et l'assistanat :
Avec son économie portée à bout de bras par l'Europe, la Guyane bénéficie du niveau de vie le plus élevé d'Amérique du sud. De plus, elle est entourée de pays où la lecture des droits de l'homme est très différente de la nôtre. Cette situation unique attire la convoitise des populations voisines, s'introduisant la plupart du temps en Guyane pour y bénéficier des nombreux avantages sociaux.
De cette situation à laquelle s'ajoute un flagrant manque de volonté politique aggravé par l'incurie de certains services administratifs, découle une immigration incontrôlée. Cette immigration sauvage aboutit déjà à la mise en minorité des créoles guyanais. Quant à l'ethnie amérindienne des premiers occupants - et seuls pouvant revendiquer l'appellation de guyanais -, elle est depuis bien longtemps minoritaire sur son propre sol.
Le fait que la population guyanaise soit composée d'une multitude d'ethnies constitue un enrichissement de par la diversité des cultures. Par contre, cette même diversité ne facilite nullement la cohésion sociale.
La notion de communautarisme est fortement ancrée et débouche parfois sur des problèmes à connotation ethnique. En fait, comme aucune communauté n'est en mesure de prendre le dessus sur le reste des autres, toutes essayent de cohabiter et comme personne n'a faim, tout se passe à peu prés bien. En simplifiant à l'extrême, chaque communauté occupe et/ou se réserve un secteur d'activité particulier :
Les chinois exercent dans le commerce.
Les mulâtres dans le fonctionnariat et la politique.
Les Hmongs se developpent dans l'agriculture.
Les bushinengués travaillent l'abattis, pilotent des pirogues ou sculptent du bois.
Les amérindiens pêchent et chassent, certains sont employés communaux.
Les métropolitains sont gendarmes, travaillent au CSG ou dans l'enseignement, parfois commerçants.
Les haïtiens se cantonnent aux petits boulots.
Les brésiliens sont dans le bâtiment ou l'orpaillage.           ou         
Bien sûr, qu'un petit problème survienne et les couleurs de peau peuvent être évoquées avec plus ou moins de subtilité.
C'est ainsi par exemple qu'à Saint-Laurent du Maroni et suite à de graves incidents, une route avait été barrée par un mur. Celui-ci séparait les communautés amérindiennes et bushinengués. En cette terre de communication, il est resté plusieurs mois en place sans que les "responsables" politiques n'interviennent...
Des incidents ont eu lieu entre diverses communautés bushinengués.
Autre exemple concret, l'élection d'un maire métropolitain à Kourou… Il fallait voir les têtes des bien-pensants, ceux du genre pointilleux et à la susceptibilité à fleur de peau, s'offusquant de façon systématique, sélective et habituelle de tout ce qui peut présenter à leurs yeux une connotation tant soi peu xénophobe ! Le maire blanc fut obligé de renoncer.
Officiellement néanmoins, il n'y a pas de racismes en Guyane.
Ne soyez cependant pas surpris si vous vous faites traiter de sale blanc. Ne venez pas vous plaindre ! Vous aurez par exemple protesté parce qu'on vous est passé devant dans une file d'attente.
De la même façon que là où il y a du gibier, sévissent les braconniers nous pourrons dire que là où plusieurs ethnies se côtoient il est logique que parfois quelques dérapages voient le jour. Qu'un local soit arrêté pour un délit quelconque et c'est aussitôt le rassemblement ethnique de soutien face à la gendarmerie réputée peuplée de "Babylones" pourtant très sollicités en cas de besoin...
Ce genre d'incident n'est cependant pas quotidien et bon an mal an, la cohabitation inter ethnique fonctionne - officiellement du moins - bien mieux qu'ailleurs. Toute chose restant par ailleurs perfectible, la Guyane peut néanmoins être - sur ce sujet - citée en exemple. Contrairement à ce qui se passe en d'autres endroits de la planète, les gens SE PARLENT. Les amitiés et mariages interethniques sont nombreux. La situation en la matière reste néanmoins fragile et le moindre petit incident peut déboucher sur de graves problèmes.
Il faudra vous départir d'un certain angélisme. "Tout le monde il n'est pas beau et tout le monde il n'est pas gentil". Les locaux ont beau parler d'apartheid à tout bout ce champ, ils ont néanmoins tendance à considérer qu'ils sont prioritaires sur les autres. "Mômême c'est guyanais...".
En Guyane comme partout, la façon dont vous serez considéré dépendra avant tout et dans de larges mesures de votre comportement. Règles élémentaires du comportement humain…

Vécu : Discutant avec un ami amérindien demeurant à Awala Yalimapo, j'ai aperçu un brave métropolitain traquant la "photo d'indien". Se dissimulant derrière les maisons via maintes ruses grotesques, ce génie du camouflage volait des images de la vie quotidienne des habitants du village. On eut dit un photographe animalier. Littéralement révolté par le comportement honteux de cet abruti au grand short, j'ai demandé à mon ami s'il m'autorisait à lui vider l'appareil de ses pellicules et éventuellement lui casser la gueule. Réponse négative de mon interlocuteur, moyennant quoi l'imbécile indécent a pu continuer sa séance de clichés. J'imagine qu'une fois de retour dans son Sam' suffit, ce fieffé tocard racontera ses contacts privilégiés avec les "indigènes". Pauvre con qui se croit tout permis sous prétexte qu'il a réussi à s'offrir un billet d'avion !
Conclusion : Pas plus qu'ailleurs, les habitants de Guyane ne sont des animaux évoluant dans une réserve naturelle. En conséquence de quoi ils ne peuvent être considérés comme des curiosités. Ca vous plairait qu'un pygmée, un navajo, un esquimau ou un bushinengué gravisse les parois de votre HLM pour venir jouer au paparazzi et s'exciter sur votre balcon en immortalisant sur son numérique quelques instants de votre vie intime ?
Vous serez peut-être tenté d'emporter quelques visages de Guyane, souvenir d'un bon moment. Respectez les gens, demandez l'autorisation ! Généralement, un grand sourire vous sera accordé en prime.

Les prestations sociales sont les mêmes qu'en France métropolitaine. Compte tenu du taux de natalité élevé, les allocations familiales constituent une part importante des revenus. Taux de chômage hallucinant aidant, elles ont fini par être considérées comme un salaire. Le nombre de Rmistes est lui aussi très élevé.

Culture :
Je n'ai ni les compétences requises ni la prétention de me livrer ici à un exposé exhaustif des cultures existantes en Guyane. Plusieurs cultures sont présentes au sein de cette mosaïque ethnique. Amérindienne, Hmong, Bushinengué, chaque communauté développe ses spécificités. Cette diversité débouche sur un défaut de cohésion et une porosité permettant des intrusions telles que les cours de danse orientale apparus récemment sur la scène guyanaise.
Présentée comme une spécificité locale, les peintures bushinengués sont identiques à celles rencontrées dans des églises de Bretagne datant des X° et XI° siècle. Souvent installés en bordure de RN1, les bushinengués et notamment les Saramacas sont d'excellents sculpteurs sur bois et réalisent - avec de petits moyens techniques - de nombreuses œuvres inspirées de leur environnement. J'ai toujours apprécié ces gens simples, grands connaisseurs de la forêt guyanaise. Ils ont su conserver une grande partie de leur culture africaine sans trop se dénaturer ni se corrompre au contact des blancs et des leurres qu'ils colportent.
On vous parlera du carnaval de Guyane. Quitte à passer pour un rabat-joie, je serai d'un avis différent et me démarquerai résolument de cette trop belle quasi unanimité. Paradoxalement, ce folklore qu'est le carnaval est élevé au rang de culture et suivi avec engouement par une majorité ! A supposer qu'il soit possible de qualifier et classer cette pitrerie bruyante et grotesque, le carnaval de Guyane est à fois le plus minable d'Amérique du sud et le plus long du monde. En fait, compte tenu du niveau de déliquescence de la société, il est permis de se demander s'il connaît une pause. Les pires des mauvaises langues parlent de saison du rut. Quoiqu'il en soit, pic de naissance assuré dans les neuf mois suivant cette activité réputée et hautement cul-turelle…  Il suffit de jeter un œil sur les sites web (97320.com) pour se rendre compte du niveau culturel local via la place accordée au carnaval et autres vecteurs locaux de cacophonie. Quant au sérieux de l'entreprise, il est à la hauteur de la qualité de gestion de ses "responsables". Là aussi, déficit chronique, frais de fonctionnement abusifs, etc. Bref, tout dans le même tuyau…
Pour moi, cette activité soi-disant culturelle sert tous les pouvoirs en place en nivelant la société par le bas. Car enfin, soyons sérieux ! Que peuvent prétendre revendiquer des cortèges de gens en proie à une sorte d'hystérie collective, frappant sur des gamelles tout en ondulant de la croupe ? Rien de nouveau depuis les romains : C'est donc bien d'une affaire d’Etat qu'il s'agit, calquée sur le modèle "panem & circem", c’est-à-dire "du pain et des jeux du cirque", programme politique des empereurs romains. Et lorsqu'on voit M. Léon BERTRAND, député maire à la guitare sur le camion du vidé… Il doit bien se marrer intérieurement, l'actuel ministre du Tourisme.
Carnaval = grosse fatigue = absentéisme record. Si un jour, chef d'entreprise, vous avez besoin d'embaucher, réfléchissez... Le touloulou de base l'est aussi trop souvent sur les lieux de travail. Pour ma part, je n'en ai jamais recuté et ne m'en plains pas du tout.

Là aussi, c'est la Guyane…


La santé :

Ma compétence étant très limitée en la matière, je ne m'attarderai pas ici sur les maladies tropicales plus ou moins réputées. Il existe sur ce site quelques sujets donnant des indications à ce sujet. Le SIDA est très répandu et il faut savoir que libertinage sexuel aidant, la Guyane caracole largement en tête des départements français pour ce qui est du pourcentage de séropositifs. Pour le reste, moyennant quelques conseils liés à une hygiène spécifique imposée par le milieu local, je ne vois pas de problème particulier mais je ne suis pas un professionnel de la santé.
La densité de docteurs apparaît comme bonne au profane que je suis. Dans les communes du fleuve, il existe des dispensaires aptes à assurer urgences et premiers soins. Pour des problèmes plus sérieux, des évacuations sanitaires sont effectuées sur Cayenne ou au pire, les Antilles.
Contrairement à ce qui est couramment entendu un peu partout, les services hospitaliers y sont d'un excellent niveau. Bien des hôpitaux de Métropole aimeraient être dotés du même niveau d'équipement. Sur le plan humain, les relations malade / Personnel soignant sont excellentes. Je tiens à l'affirmer – et avec force - pour y avoir été personnellement, familialement concerné et ce, à plusieurs reprises. Ce que j'ai pu vivre sur le terrain n'a rien à voir avec les propos négatifs colportés par des gens mal intentionnés. Je ne dis pas que c'est le paradis. Il existe évidemment l'inévitable cortége des histoires personnelles liées au relationnel mais ceci existe partout où des individus travaillent en collectivité. Qu'il s'agisse de mon épouse ou de moi-même, nous ne pouvons qu'exprimer notre très vive satisfaction quant à la qualité des soins reçus ainsi qu'à la gentillesse et le dévouement des Personnels hospitaliers, qu'il s'agisse de Cayenne ou de Saint-Laurent du Maroni.

L'insécurité :             
Vaste sujet et prêtant à controverse. Quelques points essentiels sont cependant indiscutables :
1) La Guyane posséde le niveau de vie le plus élevé de toute l'Amérique du sud.
2) Les proches voisins que sont le Brésil, le Surinam et le Guyana - auxquels on rajoutera Haïti - ont de niveaux de vie bien plus bas.
3) Ces mêmes pays ont une politique sociale et une lecture des droits de l'homme Ô combien différente de celle de la France.
La résultante de ces trois critères fait que la Guyane française devient très attractive au yeux de certaines populations "défavorisées" des pays voisins. Un des problémes principaux de la Guyane est bien son immigration. Les "guyanais" sont désormais minoritaires "chez eux".
Certains vont même jusqu'à affirmer que la lecture des droits de l'homme et l'assistanat à outrance pratiqués en Guyane constituent un mauvais exemple donné aux pays voisins.
N'en déplaise à certains optimistes ou privilégiés dans leur tour d'ivoire, la Guyane entière est devenue un véritable coupe gorge. Que ce soit meilleur ou pire ailleurs constitue un fait, aucunement une excuse. Il suffit de se balader sur les forums parlant de Guyane pour constater que l'insécurité est de loin le sujet préoccupant le plus la population.
Comment en serait-il autrement dans un département où par ailleurs l'honnêteté et le désintéressement ne sont pas obligatoirement les qualités premières des élus et divers "responsables" ? Périodiquement ceux-ci connaissent dans la presse les honneurs des rubriques faits divers.
Image ci-contre : Soupe Hmong (N'a fort heureusement rien à voir avec le potage électoral local...).
En général, il s'agit de détournements de fonds, magouilles et autres irrégularités.
Plus rarement évidemment sont ceux brillant par leurs réalisations au service de l'électeur contribuable…
Leur triste bilan est on ne peut plus visible :
Retard économique, carence des équipements, mauvais fonctionnement des services publics malgré des effectifs pléthoriques, frais de fonctionnement éhontés, irresponsabilité et inertie généralisées… A cela s'ajoute l'insécurité de chaque jour. Les attaques à main armée, vols, viols et agressions diverses sont l'infernal quotidien d'une population excédée. La richesse principale de la Guyane à savoir sa forêt est mise en coupe réglée par les orpailleurs clandestins dont personne ne connaît le nombre exact à 5000 prés. Elément nouveau dans ce qui est paraît-il un petit coin d'Europe, des villes clandestines ont vu le jour en pleine jungle ! Principalement occupées par des brésiliens au casier judiciaire bien rempli, elles constituent autant de zones de non droit. On y pille allégrement et sans vergogne les ressources naturelles tout en traficotant joyeusement dans des secteurs d'activité juteux : armes, drogue, prostitution…
La criminalité y a atteint des niveaux ayant dépassé depuis longtemps la moyenne nationale. Elle est de type sud-américaine et les réponses qui y sont apportées, de type européenne... Il s'agit là d'un continuum et en augmentation constante. Cet élément est de nature à freiner fortement les investissements potentiels. Ce, même si par exemple au moment de la mise en place d'une zone franche à Saint-Laurent du Maroni, les responsables avaient promis une baisse sensible de la criminalité. Chacun peut mesurer aujourd'hui la triste réalité et le non respect de ces engagements.
Pour vivre en Guyane actuellement, il faut accepter de vivre dans un contexte permanent de rapports de forces. Refuser le combat est être assuré de perdre ! 

POUR SE FAIRE UNE IDEE DE L'AMBIANCE ET DE LA QUALITE DES RELATIONS INTERETHNIQUES, VOUS POUVEZ CONSULTER LE SITE :   http://www.97320.com/forum/

Cet état de fait est particulièrement pénible, usant et fatigant. Refuser le combat, c'est courir le risque de se faire bouffer rapidement. L'accepter, montrer sa force pour ne pas avoir à s'en servir, faire preuve de dissuasion, c'est se ménager un espace de tranquillité relative. Pour résumer, je dirai qu'il faut marquer son territoire.
Si la Guyane était parfaitement vivable dans les années 1980 / 90 il n'en va pas de même actuellement. Vols à répétition, viols, agressions, attaques à main armée et divers braquages sont le lot quotidien des habitants. Il y a quelques mois de celà, les habitants excédés de certains quartiers de Cayenne expulsaient manu militari des squatts de la ville, véritables nids de criminalité.
Prostitution et trafic de drogues sévissent un peu partout. En terme de drogue, il n'est pas exagéré de dire que la Guyane est à la fois un marché pratiquement libre et une plaque tournante du trafic. Le rapport qualité prix est excellent et de nature à séduire les toxicos les plus exigeants ! ?
C'est la Guyane…

Les rues des villes :
En-dehors des détritus divers, excréments de chiens encombrant les trottoirs vous y évoluerez parmi la plus forte densité de traîne savates, zombies et autres toxicos de France et de Navarre. La drogue y est en vente quasiment libre. Sur le fleuve Maroni, il est bien plus facile de trouver un sac de cannabis qu'un pied de salade. C'est le paradis du fumeur de joints. L'herbe n'y est absolument pas chère et paraît-il de très bonne qualité. Le crack cause des ravages considérables. Vous serez très souvent abordé pour "un petit 5 euros". Les toxicos font la manche à la sortie des magasins, vous poursuivent jusque dans les salles de restaurant, n'hésitant pas à vous agresser lorsqu'ils sont en manque. C'est la Cour des miracles, version tropicale…
Vécu : Un ami m'a confié qu'attablé au restaurant, il a été sollicité par un toxico et a refusé de lui donner de l'argent. Le drogué dépité a aussitôt craché dans son assiette...
La prostitution sévit à grande échelle et la plupart des péripatéticiennes sont porteuses du VIH. Les mœurs sont très libres en Guyane et plus de 80% des naissances ont lieu hors mariage. Le tourisme sexuel est largement pratiqué tout comme la pédophilie, même si l'on reste plus que discret sur ces sujets honteux.
Et pour couronner le tout, la politique du pas de vague ! L'époque lointaine des gouverneurs perdure. Ceux-ci n'ont fait que changer de nom et s'appellent désormais préfet. Tous ces gens accordent une grande importance à leur plan de carrière. Le mot d'ordre est très simple : PAIX SOCIALE A N'IMPORTE QUEL PRIX. Il faut que la fusée décolle dans le moins de turbulences possible. En-dehors de ça et des plans de carrière, le reste…

Trouver du travail :
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Tenez-vous à bonne distance de votre cheval même boiteux si vous avez l'intention de lui dire que les guyanais ont une solide réputation de travailleurs et sont âpres à la tâche, ponctuels, fidèles au poste, motivés, dynamiques et créateurs... Il faut savoir que d'une façon générale la Guyane manque cruellement de main d'oeuvre spécialisée. D'ailleurs, la formation y est un problème constant.
Pour peu que vous soyez compétent, débrouillard et motivé, vous ne devriez pas avoir trop de difficultés à trouver un emploi. Bien sûr, si vous cherchez un poste de chauffagiste ou perchiste sur une station de ski...

Principe de base, valable en Guyane un peu plus qu'ailleurs : Toujours fuir comme la peste tous ceux voulant faire votre bonheur sans que vous les ayez sollicités.

Des caricatures ?

Le toxico : Depuis quelques années ces zombies ont envahi les trottoirs et y offrent un spectacle affligeant. On y trouve toute la gamme des épaves cocaïnomanes ou crackmen, sans parler du classique fumeur de joint, ce dernier évoluant en rangs serrés et sans soucis. Beaucoup d'entre eux cumulent les "distinctions"...



L'inclassable :
Seul, souvent en conflit avec les administrations, les normes officelles, il voudra se singulariser, y réussira parfois. Chacun a sa notion du bonheur, une personnalité, un rêve qui l'habite et qu'il voudrait réaliser. Les réalités pratiques de la vie constituent autant de freins et tous ne peuvent l'affirmer, le construire mais pourtant... C'est ainsi que dans une trouée perdue au sein de cet océan glauque, surgit quelquefois une réalisation des plus incongrue, tel ce petit château fort en bois d'angélique, planté en bordure de la route menant à Cacao. Pour ma part, même si je ne connais pas le propriétaire, j'ai beaucoup souri en découvrant cette construction et j'adore ce moderne bras d'honneur en forme de créneaux ! Totalement inattendu en ces lieux.

Le traine savates porteur de projets
:
 La densité de marginaux au M² est très forte en Guyane, à croire qu'ils se sont donnés le mot. Il est possible de parler de concentration. Il faut voir ces profils de déjantés sillonner les rues en tous sens ! Il s'agira pour l'essentiel de métropolitains. Ils sont localement appelés "Folles Guyane". En général, ils ont chaque matin une idée nouvelle et toujours géniale. Ces imaginatifs remuant bien davantage de chimères que de pixels vous proposeront toujours des associations plus ou moins délirantes.

L'éleveur de thongues :
 Se rapproche du traîne savates porteur de projets. Certains scientifiques en font une sous-espèce du premier.
Il est généralement de race blanche, à souvent l'accent pointu et dégage une forte odeur d'Airbus.
Signes distinctifs : L'éleveur de thongues a toujours les pieds sales. Il est classé à tort ou à raison parmi les amateurs d'herbe ou produits euphorisants. D'ailleurs, il a souvent atterri en Guyane pour cause de rapport qualité prix de ce genre de marchandise. Symbole bipède de l'échec, l'éleveur de thongues passe son temps à traquer l'anomalie chez autrui et à dispenser des mauvais points. C'est le morpion squatteur des forums de discussion. Aussi stupide qu'inoffensif, il n'est dangereux que pour lui-même et ne suscite que l'indifférence chez son entourage. Au mieux un haussement d'épaules.

Le bougon pleurnichard :

Il n'est jamais content. En général, il est en Guyane depuis plusieurs années et croit la connaître à fond. Pour lui, il n'y a plus d'espoir. Le bougon se caractérise par sa collection d'échecs. Il prétend avoir tenté plein de choses. Ce râleur n'est pas fainéant mais surtout désorganisé. Son potentiel d'analyse des situations est réduit et il agit sur un coup de tête, une intuition. L'opération blanche, ne laissant ni bénéfices ni pertes pourra le satisfaire. Celui-là y croit et veut vraiment développer la Guyane. Au final, quelque peu aigri, il en voudra à tout le monde. Aux blancs, aux négres, aux chinois et même à cette jungle à la con, à ce pays de merde, aux moustiques. Lorsque vous l'entendrez pleurnicher, demandez-lui donc pourquoi il reste...

Le touloulou :
On ne saura jamais s'il est bon à rien ou mauvais à tout. Comme il ne peut se remuer les méninges, il ondule de la croupe. Confondant carnaval et culture, gestion et gestation, le seul but de l'engeance est de faire croire qu'il a le cerveau dans le slip. On reste donc dans le domaine du factice. Pendant la période carnavalesque, le touloulou montrera son savoir-faire : Danser, boire, se contorsionner, grimacer, faire du bruit. Il dispose de tout le reste de l'année pour démontrer - et avec brio ! - de ses incapacités. Alors, bon à rien ou mauvais à tout ?

Le guyanais contaminé à la guyanité chronique :
Il roule dans un superbe 4x4 acheté à crédit et qui sera bientôt saisi. Toujours bien sapé, il fuit les outils et aime à briller dans les soirées mais déplace généralement plus de décibels que de neurones. Particulièrement musclé des gencives, il revendique sans cesse une dignité. En manquerait-il ? Il est en permanence fauché comme les blés et vit à crédit. L'argent lui brûle les doigts. Il revendique une indéfectible guyanité. Son régime alimentaire est constitué de manioc et d'haricots rouges avec un peu de riz le dimanche. Dés qu'il a touché sa paye, il saute dans son 4x4 hypothéqué et fonce au Brésil tout proche. Aussitôt la frontière franchie, il oublie sa guyanité, devient soudainement français et fanatique fervent d'une francité que nul ne saurait lui contester. Grâce au cours de l'euro, il va frimer quelques heures, s'exprimant dans un français impeccable, alignant des mots (dont il ignore souvent le sens) avec une parfaite élocution. A la cantina, il se montrera exigeant - pour ne pas dire pénible - avec les pauvres serveuses. Il se montrera tellement chiant qu'il fera honte à certains de ses compatriotes moins baudruche. Don Juan éphémère, il est venu à Oyapock se taper vite fait quelques prostituées bon marché. Le lendemain, il aura juste assez de carburant pour revenir sur Cayenne. Abandonnant le drapeau tricolore outre frontière, il rejoindra alors son ghetto et se drapera pour un mois sa guyanité. Vous l'entendrez certainement évoquer ses exploits sexuels à une société qui n'en a rien à faire. Le reste du temps, pantouflant dans son administration, il s'efforce de bloquer tout dossier. C'est que ce ce pitre n'est pas en voie d'extinction mais en passe de devenir minoritaire "chez lui". Alors, son mandarinat, il s'y accroche ! De là, l'inertie crasse sévissant en Guyane. Le bilan est simple : Partout où sévit cette engeance, c'est le boxon.
Ca aussi, hélas, "c'est la Guyane".

Le fonctionnaire à casseroles :
Celui-là passe souvent inaperçu, planqué qu'il est dans son petit bureau douillet. La Guyane reste encore une terre de bannissement où la mère patrie envoie quelques-uns de ses profils peu reluisants, pensant que l'éloignement limitera leurs capacités de nuisance. Ils échouent donc en Guyane croyant que le chapelet de casseroles qu'ils traînent disparaîtra. Hélas, climat et douceur de vivre aidant, les casseroles deviennent souvent chaudrons. Il n'y a rien à attendre de bon de ces moins doués de leur collectivité.

L'arnaqueur : $
 Ils sillonnent la Guyane, survivant grâce à la crédulité du bon peuple et se nourrissant sur son dos. Leur profil va du marchand de mobilier à crédit moyennant acompte au marchand d'armes en passant par le financier messianique. Toujours bien sapés, ils sévissent fortement dans la région et collectionnent les escroqueries. Leur imagination est très développée. Ils collent parfaitement à la règle de base selon laquelle pour être efficace une arnaque doit être crédible. Le pire est que leurs victimes sont souvent habituelles ! Le sujet est trop comique pour ne pas en citer quelques exemples.

 Le diplomate :
Débarque à Saint-Laurent un encravaté présentant on ne peut mieux et se prétendant diplomate. Menton fièrement relevé, il était traité avec respect et déférence dans les troquets de la place. Ce diplomate haut placé proposait pourtant à ses victimes des armes de poing et leurs munitions. Des armes réputées propres, via une filière aussi mystérieuse qu'inexistante. Quelques jours après les versements des acomptes, il a disparu…
  
Le marchand de stylos :
Complet veston, souliers vernis. Il se présente au Vieux Broussard et me propose des stylos publicitaires que j'accepte. Je lui donne 2500 francs d'acompte et n'entendrai plus jamais parler de lui ni des stylos…

Le financier : $$$$$$$$$°°°°°°°Bzzzzzzzzzzzz....
Celui-là faisait le tour des plus fortunés de Saint-Laurent et proposait des prêts d'un minimum d'un million de dollars US. Ces sommes étaient octroyées via des fonds spéciaux américains. L'escroc affirmait qu'en Guyane les banques locales ne faisaient pas leur travail, ce à quoi son organisation et lui allaient pallier. L'esprit d'entreprise  existe et avec une telle somme à sa disposition, la victime se voyait déjà dans des affaires gigantesques. Seul petit os : Il fallait verser d'avance 200 000 francs de frais d'étude de dossier…
Je me souviens encore de ce regard mouillé d'une des victimes s'ignorant encore et me déclarant pleine d'espoir :
- L'argent est arrivé ce matin mais n'a pas pu m'être crédité parce qu'il y avait une erreur d'un chiffre sur le libellé du chèque. Tu te rends compte ? Pour un seul chiffre !
Et le nouveau riche de m'offrir un verre…

Le tour-opérateur :
Il s'appelle Alain DEBOUT, très possiblement frère du célèbre Jean-Jacques le compositeur, mari de Chantal GOYA. Alain se présente au Vieux Broussard porteur d'une épaisse serviette pleine de documents et jette un regard circulaire à l'intérieur. Il achètera un peu de matériel de pêche et reviendra le lendemain. Lui m'indiquera être venu en Guyane pour monter un projet de pêche au gros à l'attention du milieu artistique français. Il est copain avec Carlos, Johnny et beaucoup d'autres grosses pointures. Il lui faut un logement et je l'envoie chez mon ami Hermann VAN DEN BERG à Mana où il louera une petite maison au bord du fleuve. Le coin est idéal et Alain trouve Hermann sympathique d'autant plus qu'il lui ouvre une ardoise sur laquelle s'entassent packs de bière et cartouches de cigarettes. Nouvelle amitié aidant, Alain se permet une plaisanterie des plus fines en mettant un piranha dans l'aquarium d'Hermann… Au restaurant Le Toucan, Alain ouvre une autre ardoise et comme il a besoin de relationnel, invite tout ce qui passe devant le bar à boire le pot de l'amitié.
Il en va de même au Vieux Broussard où il arrive à prendre à crédit du matériel de pêche qu'il garantit par un cheque de 750 dollars US tirable sur une banque de Saint-Martin…
J'appelle la banque qui m'informe que ce compte est fermé depuis longtemps.
Ce qu'Alain ignore est que je l'ai déjà vu. Une vingtaine d'années auparavant, je mangeais à l'hôtel du commerce à La Llagonne (Pyrénées Orientales) et me souviens d'Alain avec son éternelle cannette de bière soudée à la main. Des gens insistaient pour qu'il arrête de boire et mange un peu.
750 $, ce n'est pas une grosse fortune et je commence à me marrer. Alain prétend téléphoner souvent à ses associés. Il a aussi des formules toutes prêtes, clouant le bec au dubitatif :
- Nous n'avons pas de politique mais un budget.
Je signale l'affaire à la gendarmerie et continue à jouer le jeu. Voulant en avoir pour mes 750 dollars, je décide de faire passer une nuit à DEBOUT, attaché nu à un arbre au bord de la Mana mais Hermann m'en dissuade. Lorsque les gendarmes viennent le cueillir, il leur confiera :
- Ca vaut mieux…
Le press-book d'Alain est impressionnant et il a sévi sur plusieurs continents. Pour sa santé, il vaut mieux qu'il ne mette plus jamais les pieds en Afrique. Je récupérerai l'essentiel du matériel de pêche. Quant à Hermann et au patron du Toucan…

L'orpailleur généreux :
De vraies pépites bien astiquées et en bronze quasiment pur ! Fabriquées avec un peu d'or et des baguettes à braser limées avant d'être fondues et maquillées, elles vous seront proposées à bas prix. Un de ces honnêtes commerçants m'en a proposée une aussi légére qu'énorme. Il a fini par souhaiter l'échanger contre un simple T Shirt. L'individu est ressorti toujours porteur de sa pépite mais avec un magnifique cocard en prime.

Le brave nouvel arrivé :
Il regarde partout avec des yeux éblouis. A des degrés divers, il est souvent victime du syndrome de Rochambeau et se sent investi d'une mission à caractère  divin aussitôt touché le tarmac. Il veut oeuvrer... Première mission, impérative, incontournable, impérieuse : Se faire pote avec un local, black de préférence. C'est qu'il leur est redevable le brave... Il faut dire que les médias l'ont tellement culpabilisé que sa vocation de Mère Théresa coule de source ! C'est que son modéle, il est non seulement intimement persuadé de sa supériorité mais également du fait que tous nous l'envient !

Une fois débarqué et encore tout frétillant, il commence à aider, proposer ses services, faire preuve de bonne volonté. Qu'il se rassure ! Ses démarches seront très courtes ! Aussitôt arrivé, ce tendron fleurant encore bon l'Airbus sera sollicité par un banc de pyranhas terrestres, tout sourire et évoluant en bancs serrés.
Et les ennuis de commencer...
Combien lui faudra-t-il de déceptions, d'arnaques subies pour comprendre ? C'est assez variable. Le temps de commencer à réaliser que les réalités du terrain ne cadrent pas vraiment avec les affirmations du manuel et il est trop tard ! Pourtant, certains s'entêtent, persistent et signent. Jusqu'à l'ultime plume s'entêtant désespéremment sur leur croupion amaigri. Lorsque les deux joues de leur portefeuille n'en finissent pas de se toucher, ils quittent alors la Guyane, déçus, amers, aigris, oubliés de tous. Vous les verrez avec leur sac à dos trop grand, postés au niveau du cimetière de Saint-Laurent, un pouce levé, quémandant un passage vers Cayenne.
Et une victime des thèses utopiques, une !
Que les arnaqueurs se rassurent ! La source de kamikazes larmoyants, culpabilisés à mort et bien-pensants à souhait, désireux d'oeuvrer pour le bien d'un autrui ne leur ayant rien demandé est très loin d'être épuisée et chaque jour un avion se pose à Rochambeau.
Enfin, tous les nouveaux arrivés ne sont pas - et de loin - à classer dans cette catégorie, heureusement !

Le vieux blanc :
Ce qualificatif de vieux est très péjoratif en créole et c'est pour cette raison que j'ai longuement hésité à l'employer pour l'enseigne de VIEUX BROUSSARD S.A.R.L.. On appelle vieux blancs les anciens bagnards et par extension, un métropolitain âgé et ayant passé pas mal de temps en Guyane. Ce terme désigne souvent un ancien nouvel arrivé ex porteur d'illusions... Le vieux blanc collectionne les années de Guyane comme autant d'épreuves auxquelles il a survécu suite à un combat acharné. Il mériterait presque un chapelet de médailles tant ses aventures sont douloureuses. Il a atterri en Guyane il y a bien ds années, venant d'Afrique, de Madagascar ou d'on ne sait où. Il a navigué sur tous les océans. Vous rencontrerez le vieux blanc dans les coins abritant les individualités les plus bizarres, tels que Saut Sabbat pour ne citer que cette zone. Le vieux blanc a les traits marqués par la dure vie en jungle. D'ailleurs, cette jungle, ne la connaît-il pas comme sa poche ? C'est le soir au comptoir que le vieux blanc vous confessera ses exploits. Un oeil surveillant son verre de tafia, l'autre errant au plafond du carbet et finalement, le regard perdu dans les souvenirs liés à un inaccesible Eldorado. Ah, c'est que des choses, il en a vues ! Il vous les racontera bien volontiers. Depuis le temps qu'il fait de grands gestes en parlant, il a fini par y croire lui-même à ses histoires... Au fil des narrations, ses conquêtes sont devenues plus belles et plus nombreuses, les anacondas bien plus longs, mais qu'importe ! Vous passerez un bon moment en sa compagnie même si vous ne croirez pas un mot de ce qu'il vous racontera, en dépit des nombreuses cicatrices dévoilées. L'essentiel finalement sera que derrière les embellies, les verres levés aux souvenirs, les outrances du récit, derrière les rires et parfois les larmes, vous découvrirez souvent une authenticité dissimulée sous beaucoup de pudeur, elle-même cachée par le masque d'un faux dur. Mais que recherchait-il ? Quel but inaccessible voulait-il atteindre ? La fortune ? Il dit être passé plusieurs fois tout près d'elle sans pouvoir la capter. Parfois, il l'aura superbement négligée mais quand il réussissait à la domestiquer, c'était pour mieux la dilapider... Non, ce qu'il a poursuivi depuis le début avec acharnement, qu'il a recherché constamment au travers des péripéties de la vie, sans en avoir vraiment conscience, c'est lui-même. Quelque part, ce sont ces rêveurs qui ont fait avancer le monde.
J'ai aussi passé des moments intenses, éprouvé beaucoup de plaisir à écouter parler de vieux créoles. Ils faisaient vivre une autre Guyane, celle qui n'avait rien de synthétique, qui était moins bruyante, ignorait la pollution.
Quelle que soit la couleur de leur cuir, leur vécu, tous ces gens évoquaient en versant parfois une larme, la voix souvent brisée, une autre époque. Cette époque, ils ne l'avaient jamais quittée.
On vivait bien en Guyane en ce temps-là...
Et toi, l'ampoulé qui lui jettera un regard plein de superbe, un brin méprisant, il te sera sans doute facile de railler le pittoresque de ce ringard. Mais au fait, es-tu vraiment certain d'être capable de comptabiliser en vie pure ce que lui peut aligner en jours de congés ?

Là aussi, c'est la Guyane mais c'est surtout celle que beaucoup ont aimée et regrettent...

Quelques bonnes adresses sur Saint-Laurent du Maroni :

Le Dragon d'Or : Le meilleur restaurant chinois de Saint-Laurent.
Le village Afé et la Charbonnière : Carburant, alcools divers, le tout de contrebande, en quantités illimitées et à prix négociable.
Chez Titi : Les meilleures pizzas de la ville.
Le Vieux Broussard : Face à la gendarmerie. Passage obligé pour les amateurs de jungle mais aussi les autres !
L'Arche de Noé à Saint-Jean : Une visite rapide de ce zoo vous permettant de voir quelques exemplaires de la faune guyanaise.
Le Manococo : On y mange bien. Night club.
L'auberge des chutes Voltaire : Excellente cuisine de brousse dans auberge réputée. aubergevoltaire@hotmail.com http://www.guyanecho.com/dossiers/dossier_109_chutes+voltaire.html

Ailleurs :

Le zoo de Montsynéry : Pour vous faire une bonne idée de la faune locale.
Trois très bonnes tables de Cayenne :
Le Vieux Génois, rue Christophe Colomb.
Le Patriarche : Excellente cuisine.
Le Paris Cayenne, prés de la Place des Palmistes.

Pourquoi rester en Guyane ?

Parce que le métier ou la profession l'imposent mais aussi par intérêt financier, moral ou par amour de cette forêt, ces fleuves, cette nature.

La Guyane : Pourquoi en partir ?

Besoin de faire des études spécifiques pour les uns, trouver un emploi pour les autres, une promotion, une fin de contrat, les raisons de partir de Guyane seront aussi nombreuses que personnelles. Le fonctionnaire amateur de primes estimera que quatre ans sont suffisantes et, n'étant plus motivé financièrement parlant, convoitera un nouveau poste Outremer afin de percevoir de nouvelles indemnités. Pour celui qui aime la Guyane et y a déjà passé quelque temps, il faut néanmoins reconnaître qu'au bout de plusieurs années s'installera la sensation de tourner en rond.
La lassitude face à l'insécurité croissante malgré les promesses rassurantes des élus et responsables s'installera et sera facteur de démotivation.
Le vide culturel est lui aussi un élément de non fixation des populations notamment européennes, plus habituées à des manifestations de haut niveau et que le carnaval malgré ses couleurs laissent sur leur faim.
Le besoin biologique de remettre son horloge interne à l'heure. L'organisme de l'homme habitué au rythme des saisons a périodiquement besoin d'une mise à jour. C'est ce que j'ai très fortement ressenti une fois installé au Québec. Le silence, la sécurité et courtoisie retrouvées, l'hiver et les variations climatiques incessantes sont autant de facteurs agissant positivement sur l'état d'esprit et au final sur la santé.

La Guyane : Pourquoi y revenir ?

Très souvent, ce sont ceux qui l'auront le plus critiquée qui y reviendront. Plus ils l'auront insultée, souillée, méprisée, traînée dans la boue et plus ils y retourneront rapidement.  Les politiques viennent en Ray-Ban faire une balade en pirogue aux frais de la princesse. Tous disent dans leur discours formaté aimer la Guyane. Tous n'y restent que quelques heures avant de regagner leur grisaille quotidienne.
Beaucoup trop de gens et surtout des locaux exigent que l'on aime leur pays et supportent mal les critiques. Ce faisant, is confondent la critique constructive et le mépris affiché. En effet, lorsqu'on aime vraiment une terre aussi envoûtante que la Guyane, quand on a succombé à l'appel de sa forêt, qu'on en a saisi l'âme profonde, comment ne pas émettre des critiques face à ceux qui lui portent atteinte ?
Doit-on accepter sans rien dire l'orpaillage clandestin ?
Doit-on subir sans réagir le connard à la voiture tuning pourrissant la vie à tout un quartier vers trois heures du matin ?
Doit-on rester inactif face à la montée croissante de l'insécurité ?
La Guyane, on y revient quand on l'aime vraiment. Si on n'aime pas, on s'en va vite voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Malgrè tout les problèmes qu'on lui connaît c'est une région très attachante et j'y aurai passé plus de vingt ans. Notre fils Olivier y revient régulièrement en congés.
C'est là dans cette jungle épaisse, même si je m'y suis fait attaquer par des nuages de guêpes en furie, frapper par des serpents, transpiré, troué par des épines, pris des coups de soleil ou orages sur la gueule, c'est là que j'ai vécu des instants intenses, inoubliables.
C'est dans ce bordel organisé que j'aurai connu des gens extraordinaires, d'autres échelles de valeurs.
C'est en parcourant ses fleuves que j'aurai côtoyé des hommes simples, souvent analphabêtes mais sachant lire sans faute les remous des rapides, y capturer un coumarou. Dans cet univers glauque, ils m'auront appris à reconnaître quelques bouts de bois, appeler hoccos, tapirs, agouti ou marails. Ce sont ces gens de la forêt qui m'auront montré une autre vie. La vraie vie. Et eux, ne parlant que dans un français approximatif ou en sranantongo, m'ont appris bien plus que n'importe quel indigéne d'une campagne française, rivé devant son poste de télé, à suivre les courses de chevaux dominicales.
Je n'oublierai jamais ces heures bleues, les nuits blanches au plus profond de la jungle. J'y pense d'ailleurs souvent. Non, la Guyane ne laisse pas indifférent mais on a la Guyane que l'on mérite.
Si un jour je revenais en Guyane, ce serait pour revoir Pinas, Napo, Dolou et aussi trouver en forêt les descendants de ce salaud d'agouti du PK 12 de la piste de Cormoran que je n'ai pas réussi à capturer ! Certainement pas pour la saison du rut gentilment baptisée carnaval, ni pour le bruit permanent, la crasse épaisse, le je-m'en-foutisme généralisé. Une fois à l'aéroport, je prendrais un hélicoptère et me ferais déposer sur un inselberg, loin de la connerie à l'état solide et érigée au rang de culture. Sur ma caillasse en pleine jungle, je pêcherais, tuerais une bestiole juste pour me nourrir et profiterais de la nature. Cette technique m'éviterait d'avoir à subir ceux qui croyant la protéger - et eu égard à ce qu'elle leur a causé comme tares - démontrent qu'ils ne sont vraiment pas rancuniers. Je n'aurais pas à supporter le regard plein d'arrogance de quelques mulâtres aussi incompétents qu'irresponsables et méprisant le bushinengué, les agressions visuelles de quelques blancs à la dérive et les bourdes des politiques.

Car il ne faut pas non plus se faire d'illusions. L'angélisme n'est nullement de mise. La Guyane est devenue au fil du temps un sinistre panier de crabes tropicaux, politiques ou pas. La courbe générale est perpétuellement en dents de scie avec une tendance très nette à la baisse et le pire est sans doute le fait que rien ne permet d'espérer une amélioration. Les plus optimistes passent leur temps à espérer jusqu'au jour où, gagnés par la fatigue, usés par l'inertie crasse, ils ramasseront - s'ils le peuvent - leurs billes et iront voir plus loin si l'herbe est plus verte.

Seule possibilité dans cette région à l'économie de comptoir : Ouvrir un commerce. La pratique est... tolérée. Mais ne compter que sur soi-même, savoir que vous paierez un octroi de mer exhorbitant sur tout ce que vous importerez (Il faut bien que les oisifs et autres parasites sociaux mangent... Et ils ont un gros appêtit...).

Guyane, pays de carnaval, tout le reste est à l'avenant. Rien ne se passe normalement. Ce sont les "spécificités locales"... Dénomination généraliste visant à tenter d'excuser le je m'en-foutisme et l'irresponsabilité régnant en maîtres incontestés. Il suffit de naviguer sur les sites locaux (Sauf celui-ci) pour se rendre compte de l'importance apportée au carnaval. Suivre l'évolution des différents comités carnavalesques et leur problèmes financiers donnera la juste mesure du sérieux de la gestion locale. Ne vous faites aucune illusion : Qu'il s'agisse de la Région, du département ou des communes, tout est du même tonneau ! Effectifs pléthoriques, gaspillages et frais de fonctionnement bouffent la plus grosse partie des crédits alloués.
Mais avec l'avénement de la communication, des voyages, le paysan contribuable perdu aux fins fonds de la Corréze commence à savoir. Il n'est plus dupe des jérémiades des élus locaux. Une très forte majorité de français serait sans nul doute favorable à l'indépendance de la Guyane, considérant ce département comme un véritable boulet et lassés d'alimenter ce tonneau des Danaïdes.

La Guyane est une région où les amérindiens et autres manifestent pour avoir une route d'accès à leur village décente. Les rues et routes de la ville de Saint-Laurent du Maroni (dont M. Léon BERTRAND actuel ministre du tourisme est le maire) sont parsemées de nids de poules, évoluant souvent en véritables aires de vautours. L'insécurité et le désordre régnent en maître. Pendant ce temps, les mêmes habitants de cette commune bénéficient d'une église flambant neuve payée en grande partie par le contribuable. On construit une boulangerie en pleine jungle pour la modique somme de 723000 €. Cette boulangerie ne fonctionnera jamais. Pendant ce temps, les nids de poules s'élargissent, se multiplient et Monsieur le ministre-député-maire joue de la guitare pour le carnaval.

Pour amuser les gogos électeurs, ce maire incapable de faire procéder à la destruction d'un siphon dangereux sur un site touristique de sa commune cause de casino et autres pharaoniques projets. Bon à rien ou mauvais à tout ?

Roulez casquettes...

En démocratie guyanaise, de tels propos seraient sans aucun doute censurés sur le site officiel de la ville de Saint-Laurent du Maroni.
C'est aussi ça, la Guyane...

C'est aussi une région où s'agglutinent les gens indésirables en métropole, interdits de séjour divers, ceusses aux casiers judiciaires bien fournis. Suite parfois à leur incompétence, combines diverses et échecs en tous genres, ces bannis échouent sous les tropiques et se la jouent vertueuse. Pour eux, la Guyane n'est pas un choix mais une étape obligée. Avec parfois une brève incursion au Surinam voisin, la ville frontière de Saint-Laurent du Maroni sera leur bout du monde. Là, ils tenteront de se faire oublier, d'oublier les casseroles qu'ils traînent. Certains y arriveront et leur exil forcé évoluera en vocation volontairement choisie et toute empreinte de virginité... A signaler la présence de pas mal de pédophiles dans le tas...

Oubliant la France, ils finiront leurs jours en Guyane, leur nouvelle patrie. Les plus irrécupérables continueront à magouiller (Le milieu guyanais est propice) avec plus ou moins de succés. Hélas pour eux, le mauvais vernis prend mal sur les croûtes et il ne faudra pas gratter bien profond pour retrouver l'essentiel de la substance. Vous les entendrez baver, critiquer, salir. Pour avoir le calme, demandez-leur donc de vous expliquer leur bilan, leurs réalisations. Bizarrement, le silence reviendra.
Beaucoup d'entre eux jalouseront ceux qui auront réussi à s'extirper d'une Guyane-bourbier et passeront leur temps à les critiquer du haut de leur échec, comme pour mieux le dissimuler. Vous en rencontrerez quelques exemplaires en parcourant les forums de discussion traitant de la Guyane. C'est là qu'ils se montreront le plus bruyant, injuriant, insultant ceux qui comme moi ont réussi à sortir indemnes de Guyane. Indemnes de corruption, indemnes de déchéance, indemnes de drogues, indemnes de MST. Bref, une impardonnable bonne santé.

Ce sont ceux-là, des individus de cette trempe mollasse que j'ai connus à l'ONF Guyane et qui ont trahi. Certains sont partis, d'autres restent toujours en place.

C'est la Guyane. Mais ce n'est pas que ça. Heureusement !

Vous y trouverez aussi des gens extraordinaires, hors du commun, souvent discrets mais pittoresques. Ceux-là seront des gens simples et sans histoires. De vieux créoles débonnaires, des bushinengués... Ce sont eux qui, calmement et sur la base de leur vécu, vous apprendront des choses à la fois simples et inouïes. Rien que pour eux, la Guyane vaut le coup. C'est peut-être cela, la vraie vie.

Vous irez donc en Guyane sans trop d'illusions, en étant informé de quelques risques encourus. Vous découvrirez rapidement que les réalités du terrain ne sont pas toujours décrites dans les manuels. Quelle que soit votre but, vos impressions, ce sera une expérience. Et comme toute expérience, elle comportera des aspects positifs. La Guyane ne peut laisser indifférent. Mes enfants y reviennent régulièrement, toujours avec plaisir.

Avec le recul, je puis affirmer sans risque d'erreur ni embellie que le bilan de mes 20 ans de Guyane est positif. Bien sûr, l'homme est un éternel insatisfait, tout est perfectible mais...

La Guyane n'est ni le paradis ni l'enfer et ce, même si le niveau d'insécurité global a - pour des raisons diverses - très fortement augmenté ces dernières années. Il faut savoir que la criminalité y est de type sud-américaine et la réponse apportée fleure bon le pays des droits de l'homme. La personne pas vraiment désireuse de faire les frais de ce décalage devra donc "s'adapter". Il conviendra de ne pas faire confiance aux statistiques officielles, tronquées et de toute façon non exhaustives. Personne dans ce département et surtout pas ce qui y est encore appelé "autorités" n'est en mesure de dire avec précision (A la vingtaine près) combien il y a de meurtres par an sur les placers aurifères de cette région pourtant réputée Etat de droit, démocrate, avancée et tout et tout… Ce n'est là qu'un exemple.

Sans pour cela tomber dans la paranoïa, il faudra que le citoyen s'entoure d'un minimum de précautions simples :

Ne pas afficher trop de richesses telles que bijoux, valeurs.
Varier ses itinéraires, horaires.
Placer des systèmes d'alarme. Les voleurs sont généralement peu instruits. Utiliser des systèmes basés sur des principes qu'ils ne maîtrisent pas, tels que l'électronique.
Pratiquer la surveillance de voisinage.
Répartir les composants des objets tentants.
Les rendre difficiles d'accès et faire en sorte que leur conquête nécessite du temps.
Eviter les zones à risque (de plus en plus rares).
Sortir en groupe.
Etre armé et ne pas attendre pour ce faire d'être victime d'une agression.
Etre prêt dans sa tête à faire usage de sa force.
Faire la démonstration de sa "puissance de feu" et capacité de nuisance, quitte à passer pour un violent. Les voleurs sont réputés mélomanes et sont donc sensibles au son mélodieux de quelques détonations à une heure avancée de la nuit. Les rappels réguliers facilitent grandement la mémorisation…
Ne pas trop faire confiance à votre sympathique voisin métropolitain progressiste. Ce sera souvent lui qui vous enfoncera en cas de problème. C'est qu'il en a des choses à se faire pardonner, ce brave originaire d'un ex-pays colonisateur…
Mettre également en œuvre des systèmes d'alarme simples en association avec ceux évoqués plus haut.

Pratiquer l'artisanat antipersonnel non létal.

Exemple hyper connu et que je rappellerai ici :
Vider une cartouche de calibre douze de ses plombs et les remplacer par du blé.
Cette technique connue est rapide, simple à mettre en œuvre et peu coûteuse.
De plus, la gerbe de blé s'écarte telle une cartouche de type croisillons et "ratisse" large. Au-delà de quelques mètres vous ne tuerez pas votre visiteur nocturne mal intentionné. Dans tous les cas ou si votre agresseur est trop près de vous ou si vous craignez de lui occasionner des dégâts trop sévéres, vous pouvez également tirer dans une zone corporelle où vous ne risquerez pas de le tuer. Les avantages d'une telle munition sont nombreux :
Le bruit est identique à celui d'une cartouche classique.
L'agresseur ressent immédiatement une vive douleur et s'enfuit.
La méthode est propre : Se croyant sauvé, il ira se gratter plus loin et fera un rapide inventaire des dégâts.
La technique présente les avantages liés à une certaine "rémanence". Dans la chair, le blé est en effet placé dans les conditions idéales de germination. Ce faisant, en sus de la douleur persistante il libèrera des toxines entraînant une très forte fièvre. La cible se rendra vraisemblablement à l'hôpital (que vous aurez averti) et y sera aisément identifiée, ne laissant par ailleurs planer aucun doute sur sa culpabilité.
Cette technique à base de produits naturels présente également l'avantage de favoriser une prise de conscience durable chez le délinquant. Les plaies de celui-ci resteront en effet purulentes pendant plusieurs années, exigeant des soins constants. Dans le cadre de cette situation pérenne la durée de cicatrisation est égale à celle des regrets. Toute amnistie ou circonstance atténuante est hors de question et les vertus curatives sont à la hauteur…
Les voleurs sont peu instruits mais observateurs et la méthode est de nature à faire exemple.

Attention ! Ne pas utiliser de cartouches chargées avec du sel. En Guyane, sous l'effet de l'humidité, celui-ci formera un bloc très dur et vous vous retrouverez avec une cartouche chargée à balle, donc mortelle. Il convient de savoir qu'une cartouche chargée avec du riz serait d'effet bien moindre. Le riz est bien plus léger et ne germe pas.
Je m'étais fabriqué plusieurs cartouches "agricoles" de ce type et n'ai jamais eu à m'en servir.

Les indications ci-dessus ne sont données qu'à titre indicatif, afin d'éviter un accident irréparable chez la victime tout comme chez son agresseur, et leur réalisation et mise en œuvre restent sous la pleine et entière responsabilité du seul utilisateur et praticable en tout dernier recours, après avoir épuisé toutes les autres solutions légales et à disposition.

Je sais que quelques babas-cool moralisateurs seront offusqués par de tels propos. Je sais aussi n'être qu'un con mais ma patente de con, je l'ai payée plein pot et connais plein de gênies humanistes s'étant fait cambrioler, agresser plusieurs fois. Pas moi.
D'autres de la même catégorie ont sombré dans la violence excessive. Moi jamais.


Que faire en Guyane ?


Travailler en tant que fonctionnaire.
Sécurité de l'emploi (sauf à l'ONF), niveau de vie en dessous des espoirs suscités (catégorie C). Possibilité de quitter le territoire lorsque ras-le-bol installé.

L'animal ci-contre est appelé mouton paresseux en Guyane.

Aller vers les gens :
Ne soyez pas angélique et allez- y sans condescendance ni paternalisme. Vous préférerez le contact des bushinengués, des gens du fleuve. Ils ont su conserver une bonne part de la sagesse africaine même si notre "civilisation" les a parfois déculturés. Ils sont restés authentiques. C'est eux que vous verrez pour tout ce qui touche au milieu naturel guyanais. Quant à certains créoles ampoulés ? Trop surfaits, pompeux, arrogants, superficiels. Bof ! Je compte parmi eux quelques amis. Il faut bien reconnaître une faiblesse certaine de l'Etat soucieux de ne pas faire de vagues.
Une certaine impunité a été de mise trop longtemps relativement à certains créoles.
N'ayant rien à perdre à dénoncer des agissements nullement en phase avec le plus élémentaire des principes d'égalité, n'étant pas du tout dupe de certains comportements et surtout ne les craignant pas du tout, guyanecho ne se cachera pas pour dire ce qu'il pense d'une frange de ces gens.
De toute façon, déjà minoritaires "chez eux", ils ne feront plus illusion bien longtemps encore et seront vite supplantés par les populations noires marron qu'ils ont pendant trop de temps méprisées. La montre joue contre eux et ils le savent.
De nos jours les gens voyagent, communiquent, échangent globalement bien plus que quelques années en arrière. Les agissements de ce groupe de personnes sont de plus en plus connus et leurs auteurs tromperont de moins en moins de monde. Il est des gens de plus en plus nombreux, qui travaillent dur pour que ces danseurs puissent continuer à carnavaler en permanence !
Dommage pour certains d'entre eux, notamment chez les anciens, braves gens des plus respectables et qui se désolent d'une telle situation.

Loin de moi l'idée de globaliser mais :
Combien de fois ai-je entendu des gens du fleuve ne sachant pas lire, se plaindre qu'on leur volait leur argent aux guchets de certains établissements ?
Combien de fois ai-je entendu ces mêmes personnes se plaindre d'être considérées comme des sous-hommes par l'ethnie alors dominante ?
N'y a-t-il pas eu récemment des incidents à caractère ethnique au village amérindien de Bellevue ? Les incidents sont légion qui pourraient être cités ici.

Ne pas perdre de vue qu'en cas d'indépendance, les ethnies noires marron seraient celles qui souffriraient le moins et de loin, habituées qu'elles sont à vivre de la forêt. Les autres...

Œuvrer en tant que bénévole disponible, généreux, infatigable, le cœur sur la main :
Vous avez encore du duvet qui ne demande qu'à être arraché. Pas de problème, vous serez le bienvenu et largement occupé. Les causes ne manqueront pas. Vous pourrez même assister à une génération spontanée de besoins en fonction de vos disponibilités. Remerciements, considération : Voisins du néant. Evangile selon certains guyanais : Si Dieu n'avait pas voulu qu'on les tonde, il n'aurait pas mis de laine sur le dos des moutons.

Découvrir la jungle :
Il en reste encore un peu mais elle est de plus en plus menacée. Vous pourrez néanmoins y passer des moments inoubliables. Pas d'affolement et prudence. Suivez les conseils dispensés sur ce site et renseignez-vous auprés des bushinengués. Si je devais repasser par la Guyane, ce serait mes amis bushinengués que je reverrais et avec beaucoup de plaisir.

Exercer une activité en tant que commerçant :
Vous y serez toléré surtout si vous ne marchez pas sur les plates-bandes de locaux en place. L'initiative reste possible en ce sens et des possibilités sont ouvertes. Le commerce de bazar doit fonctionner et être rentable : Sur un patelin comme Saint-Laurent, il y a plus de cinquante commerçants "chinois" vendant plus ou moins les mêmes articles.
Plus de cinquante... Ils semblent tenir le coup, ce qui apparemment ne choque personne...

Fumer des joints, se shooter, se cracker :
Pour l'amateur de paradis artificiels, ce sera le panard ! Marchandise bon marché, largement disponible, ne connaissant ni les flux tendus ni la rupture de stock. Proximité et forte densité des fournisseurs. Selon les connaisseurs, le rapport qualité prix est en Guyane nettement supérieur à celui de la métropole.

Draguer : Chasser bâché en sachant que vous risquez de devenir rapidement gibier...

Découvrir des choses atypiques :

Vous n'allez pas être déçu !

Nul n'est besoin de se lancer dans de longues dissertations sur l'orpaillage clandestin ou pas. L'atypisme règne en maître et les bonnes volontés se brisent souvent contre le mur des réalités du terrain.

Exemple parmi d'autres :

Le container dernier voyage est devenu depuis quelques années un puissant élément de développement pour les décideurs locaux n'ayant pas peur du ridicule!
Qu'il s'agisse de faire semblant de vouloir bloquer l'immigration clandestine (Platabroki) ou de construire des ponts (Sur la crique Portal, piste de Paul Isnard, images ci-contre) !
Hélas, ils ne résistent ni à la meuleuse ni à l'érosion.
Les savants guyanais devront trouver autre chose…
Ne se faire aucune illusion : Tout est à l'avenant...
En Guyane, le normal est souvent ce qui est considéré comme atypique ailleurs. Ponctualité zéro, magouilles, combines, passe-droits, copinage, népotisme, rien ne peut se passer normalement.

En Guyane finalement, il n'y a que Kourou qui fonctionne et la fusée qui décolle. Le reste est - selon les mauvaises langues - soigneusement maintenu au sol, sous perfusion ou dans l'échec. Les magouilles, combines diverses sont tolérées avec plus ou moins de bienveillance. La capacité de nuisance, l'ethnie de la personne concernée sont des critères pris en compte.

La Guyane...

Beaucoup de gens la quittent, définitivement dégoûtés. La plupart d'entre eux disent "avoir aimé sa forêt, le reste, bof !"

Quelques-uns y restent, attendant une amélioration qui tarde à venir.
D'autres ne peuvent pas la quitter…
Certains s'y plaisent. Moi, je m'y suis plu (Surtout en forêt) et j'y pense parfois avec une bonne dose de nostalgie.
Je m'interroge encore sur la culture (ou l'acculture) locale et avoue rester très perplexe sur le sujet.

EN GUYANE, LA REALITE DEPASSE PRESQUE TOUJOURS LA FICTION !
BIENVENUE AU ROYAUME D'UBU !


La Guyane, c'est aussi un incroyable cocktail :

De l'abandon au fort parfum d'échec.
Un coin où un maire accusé de détournements de fonds se constitue partie civile contre lui-même...
Le pays de la superficialité, des grandes gueules, de la frime...
De l'insécurité à gogo...
Profession : Je suis guyanais...
Un département où lorsqu'ils dessinent, les jeunes enfants font souvent une bonne femme au ventre rebondi avec un foetus à l'intérieur...
Une mosaïque ethnique...
Mômême c'est un moun !
Parfois, une incroyable insouciance.
Des hommes souriant, risquant quotidiennement leur vie dans les rapides.
La faculté de passer rapidement de l'amitié fugace à la haine immédiate, puis à l'oubli.
L'acceptation d'une fatalité.
Des mamans de 12 ou 13 ans...
Un des derniers far-west...
De l'authenticité et de la bonhommie...
Le pays où tout est possible mais où rien ne se fait...
Compétences : Je suis guyanais...
Une zone grande comme quinze départements de métropole, avec des villes clandestines et des patelins fantômes...
Des pirogues, des rapides, des fleuves...
Les drogues à un excellent rapport qualité / prix...
De la violence...
Une des plus fortes densité de traîne-savates de la planète...
Du SIDA en masse...
Une forêt monument en péril...
Des coqs de combat...
Respectez-mwé !
Des gens ignorant la ponctualité...
Une administration où l'on fait la queue derrière des canettes de bière vides...
Du bruit permanent, des déchets...
Une forêt sachant être parfois calme mais où soudain, tout se déchaîne...
Le retard omniprésent...
Des gens qui parlent fort.
La certitude d'être au bout du monde...
Un faux espoir se voulant rassurant...
Devise nationale : Demain nous ké wé'...
Une planque pour fonctionnaires...
Références professionnelles : Je suis guyanais...
De l'insouciance et de l'irresponsabilité...
Une terre de bagne...
Du népotisme aggravé d'irresponsabilité et d'inertie.
Une résignation confinant à une quasi fierté de vivre dans un tel bordel...
Des chiens errants...
Une jungle retenant jalousement ses secrets...
De nouveaux fonctionnaires non payés...
Une enclave en Amérique du sud, avec peu de possibilités de la quitter...
De l'exigence de patience...
Un Eldorado refuge de rêves et chimères...
Des odeurs, des couleurs...
Une menace permanente...
Résignés dans le sans espoir possible, des gens sans foi mais faisant semblant d'y croire...
Tranquille, un jaguar traversant la route nationale...
Du rhum blanc et du cachiri...
Une prison glauque avec toute la gamme de verts...
Tout qui se dérobe sans cesse...
Des zombies sur les trottoirs.
L'impression de tourner en rond...
Pourquoi faire simple quand on peut faire guyanais ?
Doucement le matin et pas trop vite l'après-midi...
Le carnaval permanent...
Des buts à la fois simples et inaccessibles...
Mo ké organiser pour développer pays mwé...
Des souvenirs...
Et toujours, à la gare Patience, faisant semblant de croire qu'il est parti, des voyageurs attendent le train du progrés...

Tout bien pesé et avec un peu de recul, installé au Québec depuis quatre ans environ, mon seul regret est de ne pas m'y être établi plus tôt. Je prends régulièrement des nouvelles de Guyane. Chaque fois, c'est de pire en pire. On a l'impression d'avancer en marche arrière... La Guyane n'est ni le paradis ni l'enfer. Et pourtant, je me dis "Cette fois, c'est bon, ils ont touché le fond et ne peuvent que se relever, rebondir". Et bien non ! Ils améliorent toujours dans le pire...

Débarqué des Pyrénées, actuellement au Canada, la Guyane n'aura été pour moi qu'une parenthèse de 20 ans entre deux tempêtes de neige. Pour faire court, j'aurai trouvé sans le chercher au Québec tout ce que j'ai cherché en Guyane sans le trouver.

Car à part une forêt de plus en plus menacée et dont tout le monde se fout comme de sa première liquette, qu'y a-t-il à voir en Guyane ? Pas grand chose.

On y confond trop souvent :

La couac culture et l'aquaculture...

L'acculture et la culture...

La maquereau économie et la macro-économie...

Gestion et gestation...

Etc.


Vous y allez quand-même ? Sachez que vous aurez la Guyane que vous méritez et que cela dépendra aussi et surtout de vous, de la façon dont vous vous présenterez.
Ni plus, ni moins.
Donc ni illusions ni angélisme béat mais du pragmatisme et de l'efficacité avec une bonne dose de prudence.



Commentaires :

Salut

Moi c'est pascal 33 ans de beauvais 60

Ton recit est tres instructif, j'ai connu la Guyane en 1992 (RSMA camp du tigre) durant 12 mois. j'ai un projet de creation d entreprise (survol de la foret et du litoral en aile delta : ulm pendulaire), mais j avoue que tu viens de confirmer mes craintes . C'était deja pas très rassurant en 92 mais la c'est devenus l'enfer humain. Deja apres une annee là-bas, je me suis rendu compte que je reviendrais un jour, mais pour la nature, cette faune et cette flore si belles, ces inoubliables reveils en pleine foret dans le hamac et beaucoup moins pour l'esprit local.  J'ai fait depuis cette epoque pas mal de km en 4x4 en afrique (togo , burkina ,senegal, benin ..) mais j'avoue que vivre la-bas avec femme et enfants est tres hard . Je pensais donc me diriger vers mon premier emoi pur et intense de voyage qu'est la guyane, mais tu n est pas le premier que je lis et qui parle d'elle en ces termes. Ma parole, partout ou il y a l'homme c'est la merde.

Reste t il de la place en alaska ?

Bye et tres bon site

16/02/2007 - - Guyane, y vivre ?

quel plaisir de vous lire je suis en Guyane depuis le mois d'octobre et disons que pour....... certaines de vos affirmations je les avais découvertes et pour d'autres.........je vais les connaître au fil du temps, c'est sûr que l'insécurité règne, mais bon pour l'instant nous nous y plaisons.
Merci pour votre récit que j'ai lu d'une seule traite tellement il était captivant il aide dans la découverte de la Guyane et pour ce que j'en connaît il est vrai tellement réel.

16/02/2007 - - Guyane, y vivre ?

Très bon article meme si je ne partage pas toutes tes réflexions. Dans les personnages il manque le CNESSEUX qui lui aussi se comporte comme le fonctionnaire de base a savoir je glande la semaine je vis petitement pour m'assurer de ne pas trop faire vivre ce pays que je n'aime pas et qui ne m'interesse pas afin de pouvoir remporter avec moi en métropole toutes le primes dont je bénéficie pour retaper ma villa en metropole avec l'argent que je me suis fait en guyane. Je profite allègrement de logement à prix très interessant ainsi que d'un billet d'avion annuel pour moi et toute ma petite famille.

bref là où j'apprecie de tels ecrits sur la guyane quant ils sont aussi précis que le tien c'est que tout ces connards de métros qui viennent pour en profiter sont mis au parfum et au moins ça sélectionne les plus courageux et ouverts d'esprits parce que après avoir lu cela je pense que certains rennonceront et c'est tant mieux. Ici on a besoin de gens qui la font avancer la guyane. pas de profiteurs s'il vous plait on en a déjà plein.

Ha j'oubliai aussi dans les catégories il y a aussi l'apprenti prof qui vient passer son concours en Guyane car il est plus facile et que ici il est sur qu'il l'aura c'est vrai que de passer 4 fois l'exam ça craint alors on assure le coup en guyane

Une dernière chose je suis une petite métro qui vit en guyane depuis deux j'y suis venue seule
j'ai quitté l'intégralité de ma famille et de mes amis j'ai tout plaqué
je m'y trouve très bien j'ai l'avantage de vivre à la campagne dans un mobilhome , au passage je n'ai ni l'eau ni l'electricité, et de travailler dans une societe privé dans le domaine automobile.

Mais avis à toutes les demoiselle ou dames seules qui veulent vivre cette aventure dans des conditions similaires (je ne parle pas des profs et des cnesseux et autres qui vivent en communaute.....) je parle de celles qui viennent dans des petites entreprise comme moi. et qui ne connaissent personne

reflechissez bien à ce que vous aller faire
pour ma part mon coté garçon manqué m'a beaucoup aidé pour cette entreprise de taille
j'ai mis trois ans avant de partir de métropole je ne m'estimait pas assez mure pour le faire j'ai bien préparé tout cela.
d'autre part je connaissait un tout petit peu la Guyane pour y etre venue en vacances 3 fois un mois en 3 ans
mais mon avertissement est le suivant faites le que si vous etes fortes mesdames car cela va etre dure très dure

une phrase qui comme "c'est la guyane" revient souvent est "la guyane soit on l'aime beaucoup soit on la deteste" et pour avoir vu pas mal de gens venir et vite repartir je le confirme !!!

vecu : un ami de mon village d'enfance infirmier aujourd'hui me contacte un jour en me disant on me propose un poste en guyane, moi le connaissant et connaissant bien la guyane maintenant le coté un peu 'roots" du personnage quelqu'un de très ouvert je me dis je ne vois pas ou est le problème !!! en plus il vient 6 mois c'est pas la mer à boire et bien malgré ses prédispositions, il est parti à la fin de son contrat très deçu
comme quoi même bien disposé la guyane ne plait pas forcement !!!

ps : au passage je connait la famille van den berg on a feter les 60 ans d'Herman c'était une très belle fete


23/03/2007 - - Guyane, y vivre ?
Je suis guyanaise et quand je lis les pages de votre histoire rien ne m'offusque. J'ai vécu ma jeunesse en métropole et finalement nous avons le même regard. Je pense que celui qui n'a jamais quitté la GUYANE se sentirait attaqué ,c'est comme pour tous ceux qui ont des préjugés, c'est un peu dû à l'ignorance des choses.

Réponse: Et au manque de références, d'expériences de l'ailleurs. Les voyages forment la jeunesse... Le but de ce site n'est pas de provoquer ou d'offusquer mais de donner un certain éclairage, loin des images de cartes postales et de la pensée unique généralement vulgarisées ça ou là. La question reste de ne pas travestir mes propos, spécialité des analphabètes sans argument autre que celui d'un racisme purement supposé. Seule la vérité peut blesser ceux refusant de se l'entendre dire. C'est en partie pour cette raison que les élus construisent plus d'écoles que de prisons (Ils sont certains de ne pas y retourner...)
Beaucoup de guyanais de ma connaissance regrettent une certaine Guyane pas si lointaine que ça, alors véritable petit paradis. Ce n'est pas une question de pigmentation cutanée. Le fait d'être guyanais n'est ni une tare ni une excuse, pas plus qu'il ne doit être affiché avec ostentation comme une référence. EGALITE !
Prétendre aimer la Guyane, ce n'est surtout pas se dispenser de critiques à son égard. Le béni-oui-oui , le godillot sont toujours les pires ennemis car rempart à toute évolution ou rectification. Je crois qu'il faut appeler un chat, un chat. Et tant pis pour les grimaces éventuelles !


31/08/2007 - - Guyane, y vivre ?

Bonjour et merci pour cette page bien riche.j'ai 18 ans et j'envisageais de tout quitter pour la Guyane d'ici l'année prochaine depuis un an.Je me suis pas mal renseigné mais c'était une page comme celle-ci que je recherchais;pleine de vécue et montrant les nombreux points négatifs de ce pays,bien qu'a mon avis vous ne vous attardez pas trop sur tout ce qu'il doit y avoir de positif et vous percevez tres mal tout ce qui semble marginal(sur ce point je pense que ca tient a votre sensibilité).Mais en tous cas le manque d'opportunité et la magouille permanente ne me poussent pas a m'y installer,même si je suis quelqu'un de tres ouvert et écolo.Je ne pense donc pas tenter cette aventure.merci de vos éclairements et un petit clin d'oeuil a la région du sud (né a Toulouse je connais bien les p.o. et l'Aude ou j'ai habité l'année dernière près de perpi)voila tchao

Réponse: Le positif? Il y en a beaucoup. C'est surtout la forêt, immense, magnifique, pleine de mystères, de sons... Hélas, y aller de nos jours est de plus en plus risqué, à cause des garimpeiros et autres coupe-jarrets qui la sillonnent, à l'affût de la bonne occasion.


10/09/2007 - - Guyane, y vivre ?

Et bien, près avoir vagabonder sur le net et etre revenu ici, je dois bien reconnaitre que cette destination ne vaudra pour moi que pour l'aspect touristique...je comptais y partir pour tenter quelque chose dans les secteurs urbanistiques (développement local) et environnementaux (gestion forestière, activités touristiques ou économiques en rapport), mais la vie quotidienne y semblerait trop contraignante.
Pas envie de supporter une inertie et une insécurité pesantes...tant pis, je resterai en métropole. En fait, je m'aperçois aussi que votre site condense tout ce qui peut se dire sur les forums, la naiserie en moins).


13/09/2007 - - Guyane, y vivre ?

Après trente ans d'Afrique, je souhaiterais partir en Gugane, dans une scierie à 30 km de St Laurent du Maroni.
Je souhaiterais communiquer avec vous par mail, mais le message ne passe pas si je mets mon adresse mail.
Je ne sais pas comment je pourrai vous joindre?
Merci par avance
Sincères salutaions
Raphaël Bassa

Réponse : OK. Notre communication téléphonique t'a permis de savoir dans quel pot de pus tu allais te fourrer. Et de l'éviter !

13/09/2007 - - Guyane, y vivre ?
bonjour,je suis guyanaise et j ai pu lire vos différents recit mais il y a certaines choses dont je ne suis pas d'accord.
Est ce qui concerne l'insécurité,on l'a trouve partout pas seulement en Guyane. En ce moment je suis en métropole pour mes études et pareil pour la France j ai trouvé de bon coté et des mauvais coté et l insécurité est presente en france egalement.
Pour apprécier,la Guyane,il faut faire des excursions et les gens sont chaleureuc et accueillant, il vous montre que vous etes les bienvenues à partir du moment que vous etes prets a etre intégrés. Donc éviter les critiques car votre but c'est de decourager les pers a venir. Chaq pers a une vision differente de voir les choses donc laisser les voir par eux memes. Donc pa dénigré mo pay.

Réponse : Le but n'est pas de décourager qui que ce soit mais de sortir des images de carte postale et d'avertir de ce qui les attend réellement les candidats à la guyanite... Quant à "votre pays" il n'a pas besoin de moi pour se dénigrer largement tout seul.

07/12/2007 - - Guyane, y vivre ?
Votre avis est instructif. Par contre je ne partage pas votre point de vue sur tous les aspects.

02/01/2008 - - Guyane, y vivre ? ENfin une page web parlant de la réalité. ça fait du bien. futur habitant de saint laurent pour une année, je suis à la fois excité et flippé à l'idée d'y vivre. La partie sur l'insécurité ne rassure pas des masses mais bon... j'espère ne pas ressembler à l'utopiste angélique et vais me munir d'un chapeau et d'un 357 magnum... HiHA. à moi le far west ! Merci beaucoup

03/01/2008 - - Guyane, y vivre ? Je viens de découvrir ce site que j'ai parcouru avec un certain plaisir dans la mesure ou il donne un aperçu de la Guyane nettement plus objectif que ce qui prévaut dans les livres et discours "officiels" ou touristiques. Pour avoir vécu 5 ans à Cayenne à la fin des années 90, je partage en grande partie votre vision des choses même si Saint Laurent posséde des particularités qui lui sont propres. Très honnêtement, je n'y aurais pas vécu. Concernant le carnaval, je porterai un jugement moins intransigeant que vous à son égard mais il faut bien avouer que sa longueur notamment constitue un boulet pour toute l'activité économique du territoire qui cumule déjà toutes les casseroles que vous évoquez. En ce qui concerne les fonctionnaires, je pense que le côté "chasseur de prime" est assez réducteur. Un certain nombre viennent effectivement pour l'argent et ce faisant, réalisent une très mauvaise opération car ils ne se plaisent pas et deviennent très rapidement aigris et improductifs. D'autres en revanche s'efforcent de faire leur boulot avec probité et conviction même si le contexte n'y est pas franchement propice. Pour ma part, j'ai toujours été attiré par la Guyane et je m'y suis fait muter après 2 séjours en vacances chez des amis. La Guyane, on adore ou on déteste, c'est vrai qu'il n'y a pas de demi mesure. Concernant la prime dite d'éloignement, même si elle n'a pas motivée ma mutation (à vrai dire j'ignorais même son existence lorsque j'ai postulé) elle est tout de même plus qu'apréciable lorsqu'on dispose d'un seul et unique salaire de fonctionnaire type catégorie C même majoré de 40 %. Ne serait-ce que pour se payer un A/R par an par avion en métropole avec la famille et vivre sans trop se priver ce qui contribue grandement à la réussite du séjour.
Réponse : Je suis totalement en phase avec vous. Avez-vous remarqué que je ne suis pas vraiment un fan de carnaval ?

24/03/2008 - - Guyane, y vivre ? Bravo pour ce site que je découvre. Il y a un avant et un après la Guyane pour moi,suite à séjour de deux ans. C'est un espace de liberté : carbets, fleuves les sauts en pirogue, la Forêt. La notion d'insécurité ne prévalait pas à Kourou en 95/97 (mais un VTT volé) mais je partage à peu près toute l'analyse. Donc à la retraite un an après mon séjour,j'ai opté pour un retour chez moi, la Réunion, à priori plus "stable" (que je critique aussi parfois suite à une vie ailleurs comme vous dites. Cependant, la Guyane gagne à être connue sur bien des points et chacun selon sa sensibilité, a celle qu'il mérite. Mon séjour a été positif, le pays est envoûtant, il faut le dire sans masquer la réalité que vous décrivez. Je réagis pour dire à nos amis guyanais de ne pas être vexés. Je n'aime pas les critiques sur la Réunion et j'en fais pourtant moi-même. C'est aimer son pays, être réaliste et aussi réagir. Certaines crtiques ne sont que des sentiments de regrets de constater ce qui se passe dans un pays qu'on aime et qu'on voudrait plus "parfait".

23/04/2008 - - Guyane, y vivre ? ceci est votre opinion, votre expérience, ok! mais ce serai dommage que des gens annule leurs projets à la lecture de ceci qui, à mon opinion, ne reflete pas la réalité. salutations, job

Réponse : La vérité dérange toujours et il n'y a rien de plus déplaisant que de ne pas entendre ce qu'on souhaite entendre, hein ? Bonne chance ! La Guyane reste un coin où il est encore possible de se faire un peu de monnaie, mais dans quelles conditions !!

22/05/2008 - - Guyane, y vivre ?


j'aurais 18ans au mois d'aout et je n'arrive plus a supporter la France et son système a un point tel que cela arrive a me perturber au niveau physique, c'est pourquoi après mûres réflexions j'ai décidé de changer radicalement de mode de vie et d'aller vivre en Guyane. Bravo pour ce site qui m'a permi de me faire une idée plus précise de ce qu'était réelement ce pays, merci de parler avec tant de franchise des différents aspects de la Guyane. Je sollicite l'aide des internautes pour me conseiller sur la méthode a suivre pour m'y installer et trouver du travail. Les conditions précaires ne me dérangent pas tant que j'arrive a trouver la paix et a fumer mes pêtards sans que l'on me fasse chier. Je reste malgré tout conscient que cela risque d'être difficile mais ma motivation n'a désormais aucune limites. D'avance merci

Réponse : Pour les pétards, pas de problème ! Les tarifs sont ridiculement bas et la qualité est parait-il super !Tu devrais te sentir bien en Guyane, surtout que tu pourras trouver facilement des trucs plus sérieux tels que cocaïne, crack, etc. toujours à prix compétitif ! Mais les dealers ne font pas crédit... Bonne fumette !
Simple question : Ce nouveau mode de vie ne risque-t-il pas d'être bien plus perturbant que l'actuel ? La recherche du paradis artificiel aboutira rapidement à la découverte de l'enfer.
A ton âge, il est normal d'être un peu rebelle mais réfléchis un chouïa. Ca pourra certainement d'éviter d'avoir à regretter une décision stupide. Ceci dit, en l'absence de conflits, il faut bien que la société "élimine". La drogue n'est qu'un moyen parmi d'autres. Bonne déchéance !
Je me permettrai un conseil : Tu seras très sollicité, sans cesse encouragé par un ramassis de faux amis qui se délecteront de te voir chuter. Il t'appartiendra de résister ou de succomber. Eux ne lèveront pas le petit doigt pour te relever. Tu es maître de ton destin. La décision est tienne. Il n'y a pas de fatalité à devenir une loque sur un trottoir tropical.

22/05/2008 - - Guyane, y vivre ?


Salut, intéressant ton truc, sourire. Mais à ton avis existe-t-il une catégorie de gens qui a juste envie d'aller ailleurs sans idées préconçues, une sorte de parenthèse dans ce monde de blaireaux. Je te dis ça parce que je suis CPE, je tourne en rond ici et envisage une mutation en guyane. Alors je n'y suis venue qu'une fois, mais j'ai aimé tout de suite, et ne me trompe pas, je le sais. Après je suis bien consciente que c'est pas une petite balade anodine, mais mon désir n'est animé que par le profond besoin de me confronter à autre chose, sans être non plus confrontée à quelque chose de radicalement différent. J'aimerai ton avis, j'ai 37 piges, un garçon de 7 ans, et je t'assure que je ne suis pas une de ces fonctionnaires ni planquée ni feignasse, mais sincèrement animée par sa fonction, sans prétentions autres que celles de faire mon taf. J'aime réellement la nature et je voudrai écrire et faire de la photo (ce que je fais déjà ici). Je pense que pour mon fils aussi, cela peut-être une expérience intéressante. Par ailleurs je suis très dégourdie et peu impressionnable, mais lucide, très lucide. Alors qu'en penses-tu une quadra mère célib qui a du plomb ds la cervelle, avec son nain de 7 ans, ils peuvent faire leur trou en Guyane ? J'attends ta réponse, sourire.

Réponse
: Garde ton plomb dans la cervelle, c'est mieux que dans la couenne... La Guyane, c'est pour les aigles. Parce que chaque matin, se lève un pigeon.

23/05/2008 - - Guyane, y vivre ?


Merci de me prévenir mais je n'envisage pas vraiment de passer à des drogues plus sérieuses, seul le cannabis m'interesse et j'en consomme modérement, pour décompresser après avoir dût suivre la vie du farfais petit français que l'on voudrait m'inculquer. J'ai également d'autres intentions que de devenir une "loque des trottoirs" bien que j'en suis parfois une ici en France. Je recherche le changement radical, changer de mode et de confort de vie, de mentalité, de façon de penser. J'imagine facilement que je risque d'être une cible de choix pour tous les profiteurs et les vicelards mais je sais les reconnaître et m'en tenir éloigné. J'aimerai juste trouver un logement et pouvoir travailler pour mener une vie paisible. Même au prix de lourds sacrifices, est ce concrêtement possible? J'ai eu une enfance baignée de violences, de pleurs et de mensonges et ai déja changé complètement de vie le jour de mes 15ans. l'aventure ne me fait pas peur et ma force de volonté est immense; je suis prêt à tout et bien décidé mais j'ai besoin d'aide pour entreprendre les démarches nécessaires afin de débuter une nouvelle vie en Guyane, au moins pour quelques années. Je pense retourner en France plus tard mais aujourd'hui tout ce dont j'ai besoin afin de conserver un certain équilibre psychologique c'est de changer du tout au tout. Existe-t-il des organismes sur place qui pourraient m'héberger le temps de m'installer? Est il possible de trouver du travail sans expérience ou diplôme particulier, tout en étant blanc et blond aux yeux bleus? puis-je trouver un logement en colocation? Merci si vous pouviez éclairer ma lanterne

Réponse : Quelle belle cible ! Ils n'attendent que ce genre de profil !

19/06/2008 - - Guyane, y vivre ?


bonjour,j'ai votre texte, je suis gyanaise et vive maintenant depuis 10 ans en metropole,je ne sui pas tres d'accorde avec vous sur l'insecurité ,je vis a grenoble depuis 5 ans et les gangs n'hesite pas a se faire eliminé par armes a feu ,qu'il y ai des passants,enfant ou pas ils reglent leurs comptes. Tous jours il y des agressions,dans le tram,au trotoir femme enceinte,personne agées la violence est donc de partout ,la guyane n,est pas un exception,d'accord sur certain point tout de meme .c'est vrai que les gyanais sont les rois de l'oisiveté et du "tu m'a vu"il ne faut pas compter sur eux pour developper le pays,en plus ils sont trop envieux

07/07/2008 - - Guyane, y vivre ?


Bonjour, à part la nature (forêt, fleuve, etc ...), y a t-il d'autres choses interessantes en guyane ? J'avoue que je suis pas trop nature. Je suis jeune diplomée (bac+5 en ressources humaines) et je me demande s'il y a du travail dans ce domaine, est ce qu'on se fait embauché plus rapidement qu'en france ?
Réponse : Pas grand chose de passionnant. Culture quasi inexistante, sauf si vous considérez le carnaval comme de la culture... Pas trop nature? Alors évitez la Guyane !!! Pas de société susceptible d'être intéressé par ces compétences !
17/07/2008 - - Guyane, y vivre ?


Merci beaucoup de partager votre vécu! pas évident de trouver un site qui traite de la vraie vie en Guyane. Pas fonctionnaire, j'ai qd même débusqué un poste à St Laurent mais hésite encore à accepter. La difficulté à trouver un appart et les loyers apparemment exhorbitants sèment le doute...réalité ou réalité?

Réponse : Réalité tout simplement. Nécessite cependant une mise à jour afin d'intégrer la constante dégradation de la situation.

22/07/2008 - - Guyane, y vivre ?


bonjour, a vous tous trés intéressant ce qui a été dit. moi je voudrais postuler pour une mutation sur un poste à l'hopital de st laurent de maroni . De plus ayant un brevet d'état d'éducateur sportif football je pense pourvoir m'incorporer plus facilement, mais on me parle beaucoup de racisme antiblanc et que st laurent c'est tres dangereux s vrai???? je suis encore en réflexion sur ma mutation.


Réponse : Ca n'est pas encore Kolwezi... Envoie-moi un courriel à contact@guyanecho.com et je te communiquerai l'adresse de quelqu'un qui pourra te renseigner de l'intérieur. Je sais qu'il y a comme partout des tensions internes au CHU de Saint-Laurent mais je n'ai que des louanges à faire aux Personnels avec qui j'ai eu affaire. Idem pour mon épouse. Chapeau les filles ! Ce n'est pas moi qui dirai du mal de ces infirmières et personnel soignant en général. Le reste...

03/08/2008 - - Guyane, y vivre ?


Amusant, la Guyane vue à travers le prisme 'cow-boy'!
Ceci dit, je dois reconaitre que l'on en apprend beaucoup et rapidement sur l'endroit en consacrant quelques dizaines de minutes à ce site.

Pour ce qui est de l'insécurité et de l'intégration, j'imagine que c'est tout simplement comme partout : des bonnes habitudes à acquérir, et de mauvaises à éviter. Question de repères, somme toute...

J'imaginais la Guyane comme porte d'entrée pour un futur voyage en Amérique du Sud...
On verra, mais ton témoignage à aiguisé ma curiosité!

Réponse : La curiosité est parfois un vilain défaut...

06/09/2008 - - Guyane, y vivre ?


Salut,
Au cours de ma courte "carrière" militaire, j'ai eu l'occasion de séjourner en Guyanne 4mois1/2 (en 1998) à Kourou et j'en garde un souvenir franchement désagréable
Tu décris exactement ce que j'ai pu percevoir : insécurité, magouille, glande ...
Ok, la forêt reste le point fort, parce que les plages, n'ont rien des plages de sable blanc, surtout près de l'embouchure des fleuves, les îles du Salut, ben une fois que t'en as fait le tour ... ben t'en as fait le tour.
Je n'ai pas eu la chance de découvrir d'autres pays, mais je ne choisirais jamais la Guyane comme future destination.

Bon courage à ceux qui ont décidé d'y aller.

Réponse : Le vécu au lieu des cartes postales, il n'y a que ça de vrai ! La Guyane de 1984 n'était pas comme celle de maintenant. Je ne nierai point avoir passé d'excellents moments en Guyane et y avoir connu des gens exceptionnels (Pas souvent chez les braves petits blancs en grand short...). Hélas, la situation n'y a pas évoluée dans le bon sens et je ne souhaite pas y revenir. Même ici au Québec où nous sommes beaucoup mieux, il ne se passe pas un jour sans qu'on en parle.

18/09/2008 - - Guyane, y vivre ?


Bonjour, Métro d'origine, j'ai vécu 2 ans à Cayenne en 1974-1976. J'avais 16-17ans. La guyane était le PARADIS. Aucune agressivité, la Guyanite m'a frappé, Lycéen dans l'ancien Lycée au centre de Cayenne, je n'étais pas stressé.

J'aimerais rependre contact avec de vieux amis.

21/09/2008 - - Guyane, y vivre ?


ton texte ma un peut refroidi, sur les danger de la guyane genre criminaliter, toxico ,mandian... et surtout le chomage,
je suis originaire de la benlieus grenobloise (ville echirolles).
j ai 28 et je suis actuelement en cdi niveau boulot.mais si je trouve un emplois en guyane et je cherche je me poserais pas de question et j irais rien que pour la foret.

Réponse : Et oui, à part la forêt, le reste...

25/09/2008 - - Guyane, y vivre ?


Je viens de lire vos commentaires sur la guyane, qui m'ont au debut plu, mais sur la fin vous devenez cynique. Certes la Guyane à évolué et pas qu'en bien car je me souviens de l'époque ou avec ma mère on quittait la maison en laissant partout ouvert et à notre retour rien n'avait bougé! Avec des amis ou la famille nous ne cessons de le dire. Mais tout n'est pas mauvais en Guyane, il y a de bons et de mauvais côtés comme partout.
Je reconnais tout de même que le laxisme dans les administrations est agaçant! Par contre en Guyane contrairement à certains endroits en métropole (pour y avoir vécu)nous sommes beaucoup plus souriant, chaleureux, accueillant (et je dis cela après avoir discuté avec un bon nombre de personne de toutes ethnies, nationalités confondues).

Concernant le carnaval, vous n'aimez peut être pas mais chacun son "truc"!

Autre chose, je suis guyanaise, j'ai grandi en Guyane, j'y vis à nouveau depuis maintenant 4 ans (aprés avoir fait des pieds et des mains pour y retourner avec mon travail!) et je repars dans un an (mutation oblige)et pourtant je ne suis pas "forêt"!!! Donc il n 'y a pas que ça de bien en Guyane car il y a des gens qui viennent vivre ici tout simplement parce qu'ils aiment!

Une bonne partie de mes collègues ne veut pas venir en Guyane, par crainte, par peur, ignorance ou tout ce que vous voulez, mais bizarrement à la fin de leur séjour,ils ne veulent soit plus partir, soit y revenir (pas encore parti!!). Y a de quoi se poser des questions, et bien souvent quand ils reviennent ce n'est plus avec le travail donc plus de primes ou tout autre "motivation" du même genre!

Dons à tous ceux qui veulent venir vivre en Guyane, un conseil, venez y en vacance avant tout, ainsi cela vous permettra de voir si vous aimez ou pas. Comme on dit souvent et cela est bien assez répété dans site : ON AIME OU ON AIME PAS! De là vous jugerez par vous même, et prendrez votre décision en connaissance de cause et non pas parce que vous avez lu les commentaires de ce site, qui ne sont pas que négatives,attention! mais il ne faut pas tout prendre pour argent comptant!

Jugez par vous même... Au plaisir de vous croiser un jour dans les rues de Guyane


Réponse : Je serai OK avec vous sur l'essentiel de votre commentaire. Nous avons aussi connu l'époque de la Guyane petit paradis et regrettons comme beaucoup son évolution. Ceci dit, la Guyane n'est pas hélas la seule région de la planète partant en brioche. Toutefois, en la matière je reste persuadé qu'elle a une longueur d'avance sur la métropole. Ne vous méprenez surtout pas sur l'acidité de certains de mes commentaires : Ils ne sont motivés que par le constat qu'en Guyane, on aurait pu présenter un autre bilan au vu des atouts dont nous disposions. Il ne s'agit nullement de critiques gratuites motivés par une quelconque animosité. Votre commentaire - nullement agressif - semble confirmer ce point.
Rassurez-vous : Certaines rues de Montréal ou Ottawa m'ont rappelé des quartiers de Cayenne. Au plaisir de vous croiser au Québec.

17/10/2008 - - Guyane, y vivre ?


Je viens de recevoir une proposition de poste pour travailler e laboratoire hospitalier à caenne pour une drée de 6 mois. J me posais beacoup de questions sur la vie en Guyane et ton site y à repondu en parti, mais comme je suis de nature curieuse j'amerai avoir ton avis. Une jeune femmede 24 ans qui viens seule pour s'installer a Cayenne qui me semble être une "grande ville" à l'heure actuelle cela craint réellement. C'est ce qu laisse penser ton histoire mais également les réponses que tu laisses au internautes.
Meci de ta réponse.

Réponse : Il ne faut pas exagérer non plus. Partir en Guyane, ce n'est pas non plus signer pour passer obligatoirement de vie à trépas ! A force de dénoncer les excès et inconvénients, ce qui ne va pas, ce qui pourrait être amélioré, on finit par croire que c'est l'enfer. Beaucoup d'expériences sont positives. Ca dépend aussi beaucoup de la personnalité de chacun, des gens et endroits que tu fréquenteras. Bien des coins de France métro sont pires ou équivalents. Il faut être conscient de là où on met les pieds. Ceci dit, au plan de la vie de tous les jours, Cayenne n'est pas le panard. Ville relativement trépidante et bruyante, je la résumerais en ces termes : Les inconvénients de la ville sans les avantages de la Guyane. Une expérience en tous cas mais ne pas partir la fleur au fusil, l'esprit rempli d'espoirs de parfums exotiques et autres conneries à l'eau de rose... Se méfier des premières tentatives d'"association" inéluctablement motivées par l'arrivée d'une viande fraiche, inexpérimentée, pleine de bonnes intentions. Et des suivantes aussi.... En tout état de cause, la Guyane use. Bon séjour tout de même !

21/10/2008 - - Guyane, y vivre ?


Voila un site pour le moins réaliste. Je me demandais précisément si je devais accepter ou non un poste à Cayenne et comme je n'en suis pas à ma première expatriation (et aussi désillusion), je me documente. Derrière tout ça, je tenais quand même à vous (te) dire sans vous psychanalyser mais plutôt en comparant avec mon expérience que beaucoup des critiques, aussi fondées soient-elles, ne sont pas spécialement celles de la Guyane (sauf pour tout ce qui est de "l'assistanat", mot que je n'apprécie guère mais passons), mais plutôt les critiques d'un système aux antipodes de celui qui vous a vu naître. Maintenant vous êtes heureux au Québec, logique puisqu'on se rapproche d'un système et d'une société à l'européenne. Moi-même au bout de plusieurs années en Asie, je formule exactement les mêmes critiques que les vôtres sur les pays dans lesquels j'ai vécu (pour quelques traits à la différence donc de l'état providence - inexistant, de l'alcoolisme - beaucoup moins répandu, et de l'insécurité - pas d'armes en vente libre). Pour le reste, le modèle de société est plutôt similaire à votre description (certains occidentaux naïfs et admiratifs des locaux qui les plument, grosse conso de choses stupéfiantes, racisme interéthnique, pots-de-vin omniprésents même pour des babioles (billets de train en période de grands départs par ex), "les blancs vous propagez votre impérialisme" (mais on veut avoir le même passeport que vous, cf sur votre site le comportement du propriétaire de 4 x 4 qui va faire le frenchie au Brésil), les relations pires que coloniales entre les riches et les pauvres (mais de la même ethnie donc ça compte pas et personne n'en parle), pb de ponctualité et d'organisation, clémence incompréhensible de la presse française qui se veut positive tous azimuts et tant d'autres.
Finalement j'ai remarqué que c'est tout bonnement le fait de vivre longtemps, en travaillant vraiment au contact quotidien avec les gens d'un pays qu'on peut avoir une véritable idée de ce qui s'y passe. Quand je vois les forums des "backpackers", ils s'insurgent tous à la moindre note négative sur un pays avec des raisonnements du genre, c'est leur pays donc tu dois t'adapter (pas le droit de réfléchir ou de donner ton avis) réaction un peu typique de touristes qui ont vu une image de carte postale (ils ont bien raison mais cela ne veut pas dire qu'ils connaissent bien le pays).
Ce qui m'a fait le plus rire sur ce site c'est l'histoire des "projets d'association" foireux, en Chine on m'en proposait quasiment sur une base quotidienne, du délire furieux (une entreprise d'intermédiaire pour exporter...des étudiants chinois vers les universités françaises semble le plus prometteur!)
Bref ce que je veux conclure c'est que le choc culturel est souvent fort et cela créé des réactions incroyables au niveau des différentes communautés, en Guyane comme ailleurs, comme vous le mentionnez, des métros qui commencent à entrer dans le jeu des magouilles locales, choses qu'ils auraient plus de mal à faire chez eux puisque les grosses magouilles en question ne se situent pas à leur niveau.
Je vous suis donc sur pas mal de points, pas pour faire le Cassandre ou par racisme mais car je vois la réalité telle qu'elle m'apparaît.
En tout cas, voulant voir un peu d'Amérique latine avant de me réinstaller en Europe, je me disais justement et sans savoir que la Guyane aurait été idéale: un pied en Amérique et un pied en France mais si la situation est telle qu'il faut faire gaffe en permanence, à moins de se trouve derrière une porte fermée ou dans un ghetto pour riches, c'est décevant. J'y irai peut-être en touriste tout compte fait et pas trop longtemps, histoire de n'y voir que le bon côté.
Quid de la situation sécuritaire au Surinam voisin qui doit aussi valoir son pesant d'or?

Réponse : Que voilà un commentaire qui me réconforte ! Et oui, pour pouvoir parler d'un pays, il vaut mieux y avoir vécu quelque temps. Sinon, le fait de se faire piquer par un moustique autoriserait à pondre un bouquin sur la malaria ! Mais certains en sont encore capables. Si si...
OK pour les propositions d'association qui m'ont bien fait rire. Je suis d'ailleurs demandeur de plans foireux. Just for fun et pour voir jusqu'où va se nicher l'imagination humanoïde. Dans un pays où des élus construisent une boulangerie à Saül, tous les espoirs sont permis !
12/11/2008 - - Guyane, y vivre ?


J'ai pris beaucoup de plaisir à lire votre récit de vos vingts années en Guyane. Je l'ai trouvé sans aucunes ambiguïtés pas de flûtes ni de trompettes. votre vécu sur certains points négatifs ainsi que vos moments de bonheurs incitent à la curiosité. Vous nous offrez quelques épisodes de votre expérience qui m'ont appris pas mal de chose. J'ai la possibilité d'être muté en Guyane, nous avons décidé de passer quelques semaines avant de faire la demande pour la mutation. J'ai beaucoup d'illusions sur ce pays que je ne connais pas c'est pour cela que nous allons partir quelques semaines en Guyane avant toute prise de décision. J'avoue que la nature nous attire , la foret et les différentes cultures ainsi que la possibilité de voyager en Amérique du Sud.

Réponse : OK et merci. Bonne chance et attention aux premiers parfums de l'exotisme; ils sont toujours "enivrants"... Quant aux différentescultures et la possibilité de voyager en Amérique du sud, ne pas trop idéaliser !

13/11/2008 - - Guyane, y vivre ?


étudiante en métropole depuis 4 ans, c'est vrai que la guyane ne peut ne mesurer à certaines villes ici mais ça ne va pa dire pour autant que ici il n'y a pas de points négatifs tout comme en guyane.Cependant, j'ai l'impression que vous ne voyez que la jungle et les côtés négatifs de la guyane mais sachez que "la guyane c'est soit elle vous plaît vous y rester sinon quittez là" et c'est e que il me semble que vous avez fait: la bonne décision sans doute car des gens comme vous on en n'a pas besoin en guyane si c'est pour noircir l'image du pays.En parlant des jeunes filles enceintes dès 12 ou 13 ans sur ce point je suis ok avec vous car c'est tellement dommage surtout pour leur avenir et celui de leur enfants car souvent elles ne reprennent pas le chemin de l'école.bref cela arive aussi en métropole c'est même plus fréquentmais il s'agit dune différence de cuture: en métropole les gens sont beaucoup ouverts à l'idée de l'avortement et des contraceptifs qu'on guyane.Et d'ailleurs pou vous dire qu'ici aussi j'ai pas mal de trucs assez choquant: ici c'est la cigarettele plus tôt possible et ben nous c'est les bébé!!!chacun son truc!!tant qu'ils e sont pas à votre charge.Que dîtes vous des metropolitaines qui partent au solei pour juste pour s'envoyer en l'air avec des petit jeunes.Les gens sont trés hypocrites ici et trop libertins mais qu'est ce que ça peut me faire c'est leur vie et non pa la mienne,ça ne me plaît et d'aileurs je ne compte pas y rester aprés mes études donc jene râle pas. Ainsi sont les choses.CHOC DES CULTURES!!!
En conclusion: vous avez déjà quitter la guyane tant mieux pour vous alor laiser MON PAYS en paix.

Réponse : La vérité blessera toujours... De toute évidence cette intervenante atrabilaire se sent concernée par mes propos. Au vu de son style et de son orthographe il sera difficile de parler de choc des cultures. Sauf sans doute de la couac culture... Ben oui, les illusions sur la Guyane, les attrapes nigauds, ça passe de moins en moins. Les gens voyagent maintenant, ne serait-ce que par Internet. La Guyane, j'ai vu et j'ai aimé donc j'y suis resté. Elle a évoluée dans un sens qui ne m'a pas plu et je me suis tiré.
SVP l'étudiante en métropole, rentrez vite "chez vous" ! Il serait si dommage de priver ce beau pays de tels talents...

15/11/2008 - - Guyane, y vivre ?


merci! vraiment merci de donner une veritable analyse de la guyane.
j hesitais a y aller -le coté amerique du sud si attirant- et maintenant je realise que me retrouver dans une nation d'"employés de la poste" ce n est pas pour moi...
Est ce que quelqu'un peut m informer sur un site ou sur son experience dans d autres pays d'amerique du sud (brésil,chili,perou...).Ah oui pour ma part j'ai essayé l'australie (4mois en periode d'essai) et c est tout le contraire mais en un peu trop rigide...Version 3em Reich sans complexe (surtout quand ils crachent sur les familles asiatiques dans la rue ou qu ils vous disent avec leur bo cheveux tout blond qu ils s abaisseront jamais a parler votre langue...
Enfin bref, je partage mon experience...En tout cas merci.

17/11/2008 - - Guyane, y vivre ?


Salut Vieux Broussard, ....alors ça y'est t'as foutu le camp ?
en tout cas bien d'accord avec toi, la Guyane est un pays EXTRA-ORDINAIRE par sa faune et sa flore..
dommage qu'il soit squatté par tant de cons et d'incompétents ...
et dommage que l'État ne s'y investisse pas plus sérieusement (pour éradiquer la délinquance, réguler l'orpaillage, contrôler les frontières, virer les politiques pourris etc ...)
enfin bref, c'est la Guyane quoi ...

20/11/2008 - - Guyane, y vivre ?


Bouh.. mon mari est militaire et nous quittons la Métropole l'été prochain avec nos trois enfants pour Kourou...

J'ai lu d'une traite votre blog car je voulais avoir une vision réaliste de ce qui m'attendait... voilà chose faite...

Mon mari a vécu 18 ans à Kourou et il en garde un souvenir nostalgique...j'espère qu'il ne sera pas déçu (il est parti pour la Métropole en 89)...

Par contre, n'ayant jamais quitté la France (que pour les vacances), j'avoue que je préfère vivre mon départ comme une aventure spéciale qui n'arrive qu'une fois dans une vie... sans aprioris... juste comme ça... simplement...

Je trouve votre récit néanmoins très poétique et je suis triste que vos rêves de Guyane aient été déçus...

Je sais que c'est plus facile pour nous, car nous ne restons que 2 ou 3 ans ou encore quelques semaines en Guyane... et nous retrouvons tout naturellement notre confort matériel après quelques sacrifices et désillusions... ou pas...
Bref, merci pour ce récit qui m'a beaucoup plu néanmoins, et qui m'a permis de voir la Guyane pour ce qu'elle est vraiment... une terre d'aventure, fabuleuse, impitoyable mais terriblement attirante, sauvage, parfois cruelle que l'homme a su apprivoiser mais pas dompter et qui peut reprendre ses droits à tout moment...
En conclusion, pourquoi part on en Guyane ?(après avoir lu votre récit...) soit parce qu'on a pas le choix soit parce que l'envie d'ailleurs est plus fort que tout. Finalement, nous sommes toujours déçus car l'idée que l'on se fait d'une chose est par essence même toujours plus belle que la réalité...
Alors prenons là pour ce qu'elle est et pas pour ce qu'on aimerait qu'elle soit...
J'espère que ce commentaire n'a pas été trop long mais après autant de lecture sur votre blog, j'ai été inspirée ;o)
A bientôt en Guyane !
Rachie
PS : Je me propose de vous re-contacter dans 1 an pour vous redonner mon avis...


Réponse : J'étais en Guyane en 89 et c'était encore un paradis. Depuis (et comme beaucoup d'endroits), ça a beaucoup évolué. Que votre mari s'attende à un choc ! Vous pouvez aussi donner vos premières impressions...

30/11/2008 - - Guyane, y vivre ?


Bonjour,

Je me délecte quotidiennement à la lecture des articles de ce site; vous avez du style!
Je suis en Guyane depuis un peu plus d'un an, dans le secteur marchand. Mon prédecesseur, proche de la retraite, m'a dit: "ne t'inquiète pas, la Guyane, c'est pépère."
Ai-je bien entendu ou avons nous eu une conception différente de choses? Pour peu qu'on ait peu d'ambition, pas de souci de l'avenir, une vision réductrice de la qualité de service, et qu'on n'ait pas envie de bouger les choses, même petitemment, alors oui, la guyane c'est pépère. Ce syndrome a d'ailleurs un nom: la guyanite. La Guyane, finalement, c'est un pays du tiers-monde peuplé de cégétistes sûrs de leur bon droit. Heureusement certains ont un grand amour propre et veulent que le schmilblik avance.
A regarder avec attention: les fonctionnaires du conseil général qui sortent du travail (??) et vont donner des leçons de gestion et de marchandising aux commerçants chinois, qui sont au turbin 12h par jour: "Tu devrais faire ça, tu vendrais mieux".
A noter en ce moment: les mémères sur les barrages, investies de mission divine, et qui interdisent le passage aux cyclistes qui doivent aller travailler.

Réponse : En Guyane, le schmilblick avance en marche arrière. La Guyane, c'est l'époque des seigneurs, refondue en temps des saigneurs...

08/12/2008 - - Guyane, y vivre ?


oiginaire du Pays Basque
je ne dirait que quelques mots pour aimer la Guyane il faut aimer la vie et vivre avec des ami(es) de toutes nation, ""ongi etori""

17/12/2008 - - Guyane, y vivre ?


Je ne suis pas arrivée encore au bout de toute cette intéressante prose.
Je connais un peu la Guyane, je vais y revenir une derniere fois je pense en février 2009, mes enfants sont installés là bas depuis 2004 et la quitte pour une mutation en Guadeloupe. Mais j'avoue que ce pays me plait beaucoup et je ne sais pas si j'aurai la meme satisfaction avec la Guadeloupe. Quant au vieux chateau en bois, dommage il aurait fallu connaitre le propriétaire, un amateur de serpents.. Très érudi !
Seulement la Guyane change peu à peu, elle devient moins typique.
Les premières années, j'ai vu les personnes sur leur mobylette sans casque, mais l'an dernier ils avaient le casque.. le marché de Cacao m'a également parru moins typique..
Les lois de métropole semblent s'installer petit à petit. je reviendrai lire la suite... Merci
17/12/2008 - - Guyane, y vivre ?


Je reste impressionne par votre blog, je l'ai mis dans mes favoris evidement, il faut que je le relise moins vite...je commence a comprendre que je vis ici, en Guyane, un drole de reve et votre analyse est un signe du destin mais on en sort pas comme ca. Merci pour m'avoir fait connaitre votre Blog.

Réponse : Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'il n'y a que du bon à appliquer en Guyane les lois de Métropole. Sauf celles qui visent à sauver des vies, du genre port du casque, etc. Ceci étant, à égalité de droits doit correspondre une égalité de devoirs.

08/01/2009 - - Guyane, y vivre ?


WAOU ! je dois m'installer en Guyane en 2009 dans le but d'y créer un société en association avec un local. Le projet porte sur la récupération d'eau de pluie en vue d'une utilisation domestique. Je suis déjà allée alors 2 fois là-bas en 2003 et 2008. Et je mes suis vraiment plue. Je me vois bien y vivre cependant je me pose encore beaucoup de question sur le fait de faire le bon choix, celui de partir... C'es l'insécurité grandissante et le "je m'en foutisme administratif" pour tenter de la diminuer qui m'effraie le plus.
J'avoue que je savais déjà plus ou moins ce que vous décrivait mais venant d'une autre personne ça donne une autre dimension qui ne va pas en diminuant mes craintes. Cela dit, il est vrai que tout dépend de la personne que l'on est. Et puis mes premiers séjours ce sont plutôt bien passés. Finalement je crois qu'il faut tenter l'expérience, et il est toujours tend de faire demi-tour en cas d'échec...

15/01/2009 - - Guyane, y vivre ?


Un article très bien écrit, un plaisir à lire. C'est rare!

Merci !

23/01/2009 - - Guyane, y vivre ?


Sans nier la réalité des faits que vous décrivez, je reste déçu par ce que Césaire appelait le "complexe européen de supériorité" qui transpire dans votre expression.

Réponse : Justement, non ! Le complexe de supériorité serait indéniable en cas de volonté de transformer à son image, ce qui n'est pas du tout le cas. Et que pensez-vous du commentaire suivant lisible sur le forum de ce site :
"En plus, pour revenir en Guyane, il me faudrait passer par Miami et c'est là que la Guyane commence. Plusieurs fois, il y avait du fonctionnaire créole à bord. Ils te foutent un bordel de tous les diables, croient draguer les hôtesses. Il faut voir la performance ! Ces connards ne se rendent même pas compte que ce faisant, ils ne font qu'étaler leur stupidité. Une fois arrivé en Haïti, et qu'à l'aéroport de Port au Prince, il est annoncé que les passagers à destination de Cayenne peuvent rester dans l'avion, cette engeance de malheur applaudit, visiblement ravie de ne pas avoir à salir leur si précieux épiderme au contact des pauvres Haïtiens. Ces derniers ont plus besoin d'aide que de mépris mais le mépris affiché des autres nègres, c'est la promotion sociale d'une certaine catégorie de guyanais :evil:
Rien que ça me dégoute.
Bah ! Une fois rentré dans leur Sam'suffit, ils chercheront un Haïtien pour tondre leur pelouse sur laquelle ils ne marcheront jamais par crainte des poux d'agoutis... :twisted:
Parfois, il m'arrive de penser revenir faire un tour en Guyane mais voyager avec ces tarés et subir leurs conneries me fait vite passer l'envie."

24/01/2009 - - Guyane, y vivre ?


Effectivement ces comportements sont malheureusement bien réel, les haïtiens subissant le mépris qu'autrefois ces mêmes gens subissaient. Et pas seulement en Guyane soit dit en passant. Mais guyanecho malgré votre volonté d'être sans langue de bois et sans complaisance, vous avez une éducation européenne, qui vous amène à analyser des situations de vie autochtones par le biais de votre oeil occidental. C'est de cela que je parlais. Force est de constater qu'une proportion plus élevée de métros lisent vos commentaires car cela s'adresse implicitement à eux. Ils comprennent mieux votre vision des choses.

Réponse : Vous avez raison ! Mais, nous avons tous des antécédents culturels et il nous est difficile, voire impossible d'y échapper. Ceci est d'ailleurs très bien car faisant partie intégrante de chaque individu, ajoutant à la richesse collective. D'ailleurs, chaque collectivité, communauté se réclame de sa spécificité, ce qui est tout-à-fait normal. Quand bien même me crêperais-je les cheveux, me ferais tatouer couleur guyanais, me mettrais-je à manger du riz et du pakira en fricassée, à danser du zouk et marcher en tongs, serais-je pour autant un guyanais dans l'âme et considéré comme tel ?
Il y a également beaucoup de guyanais et d'antillais qui lisent ces commentaires. Quant à mon éducation européenne, je suis persuadé qu'elle s'est considérablement émoussée. C'est en France que j'ai vécu le moins longtemps. Ma vie s'est surtout passée à l'étranger et je compte la Guyane dans cette notion d'étranger compte tenu du fort différentiel France/Guyane. Quand je rentre "chez moi" en France, je suis un étranger. Il en va de même ici au Canada mais de façon moins palpable puisqu'il s'agit d'un pays d'immigration. En Guyane, j'aurais été toute ma vie un métro parmi d'autres. Cette situation d'être étranger partout, je m'y suis fait depuis longtemps et n'y trouve pas que des inconvénients, bien au contraire.
En Guyane comme ailleurs, je ne me suis jamais considéré comme une référence, un exemple à suivre. Même si ce que vais dire pourra sembler contradictoire, je crois que nombre de mes compatriotes métros devraient raccourcir leur grand short et s'inspirer de ce comportement.
Par contre, au nom de quoi n'aurais-je pas le droit de m'exprimer à partir des antécédents culturels évoqués plus haut ? Pourquoi ne pourrais-je pas regarder avec mes yeux et apporter l'éclairage qui en résulte ? Personne ne conteste au guyanais le droit de dire qu'en France il fait froid et que les gens sont tristes.
Si cela peut vous rassurer, j'ai suffisamment aimé la Guyane pour y passer plus de vingt ans. Ce que je dénonce (drogue, violence, insécurité, orpaillage, assistanat, etc.) beaucoup de Guyanais en souffrent et le dénoncent également. D'autres n'aiment pas qu'on en fasse état. Je vais vous dire autre chose : Si pour une raison quelconque, je devais quitter le Canada et que j'aie à choisir entre France et Guyane, je choisirais sans hésiter la Guyane mais loin d'une ville... Car c'est bien en Guyane que j'ai trouvé le plus de gens parfois pittoresques mais toujours intéressants.

24/01/2009 - - Guyane, y vivre ?


Très juste et d'ailleurs je comprend plus votre pensée dorénavant. Je suis d'accord sur ceci "nombre de mes compatriotes métros devraient raccourcir leur grand short et s'inspirer de ce comportement." Sachez que la plupart des métros viennent par envie de dépaysement et d'éxotisme ou pour venir ouvrir des commerces et faire vivre l'économie comme ILS le souhaitent (ça rappelle de facheux souvenirs). L'exemple des békés aux antilles est affligeant. Merci pour vos éclaircissements.

Réponse : Ouf ! Merci de m'avoir compris ! Le plus souvent, je ne suis perçu que par mon côté grande gueule... Au final, ne serait-ce pas la nature humaine dans sa globalité qui serait affligeante ? Précision : De tous les "connards" qui m'ont tiré dans les pattes en Guyane, j'ai pu constater que plus ils étaient blancs et plus ils ferraillaient fort contre moi ! Il s'agit là d'un bilan global mais quand on jette un oeil sur les trottoirs de Guyane et les échantillons qui les encombrent, adieu notion de "race supérieure"... Alors, ceux qui prétendent que je suis raciste peuvent réviser leur copie...

30/01/2009 - - Guyane, y vivre ?

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J'ai pris énormément de plaisir à vous lire et j'envie votre vocabulaire et votre répondant.
J'ai 28 ans, de mère italienne, père franco-allemand, mariée à un suisse-américain, maman de 2 petits, j'ai grandi au Congo, inoubliable, ensuite dans les Pyrénées, Toulouse ville Rose, j'ai étudié l'écologie et la biologie, suis allée vivre en Espagne de longues années et suis maintenant en Autriche...
(ça c'était pour les présentations car je n'avais rien d'autre à dire, je ne connais pas la Guyane et ne compte pas m'y installer, suis tombée sur votre récit par hasard!)
Je vous ai admiré dans votre récit, votre amour pour la nature, mais vous n'auriez pas du oter la vie à ce pauvre jaguar et au gros tapir---et tant d'autres n'est ce pas?! Pourquoi les avoir tués? Qu'est-ce que celà apporte ce genre de chasse? De l'adrénaline?J'ai une incompréhension sans limite envers les chasseurs de trophées, pour ne pas dire une haine profonde. Le duel est inégal et si ça continue mes enfants ne verront même pas ces animaux. Je me dis que comme vous savez bien vous exprimer, vous me donnerez peut être une explication meilleure que celles que j'ai pu avoir jusqu'à maintenant (veuillez donc éviter les justifications suivantes: l'adrénaline, le retour aux sources, pour un nouveau tapis à la maison, la sensation de se sentir un vrai mec etc) .
Merci par avance pour votre réponse.

Réponse : La chasse est partie intégrante de l'homme, enracinée historiquement. En Guyane, il y a de cela quelques années, elle était encore considérée comme un travail destiné à la recherche de protéines. Avec l'augmentation de la population, l'orpaillage clandestin, la pression cynégétique est devenue incompatible avec une gestion saine du capital gibier. J'ai aimé la chasse en ce qu'elle m'imposait de me fondre dans la nature, m'intégrer au milieu. Appeler un animal, tenter de percer la signification de ce langage inconnu et en direct a quelque chose de profondément excitant. Le décor naturel, la nuit, une légère trouille, tout cela ajoute encore aux impressions. Une fois intégrés tous les processus, comprises toutes les ruses, admis les moeurs et comportements, le plaisir de la conquête s'émousse considérablement. Alors, j'i remplacé l'arme à feu par des objectifs. Ainsi, je peux tirer plusieurs fois le même animal et le plaisir s'en trouve multiplié. Je suis comme vous : Il ne me viendrait pas à l'idée de réaliser un voyage chasse. Traverser un océan pour aller flinguer une bestiole à des milliers de km... Dans les Pyrénées, un ami m'a offert un voyage pour tuer un éléphant je ne sais plus où. J'ai refusé...

13/02/2009 - - Guyane, y vivre ?


Bonjour, je suis venu en Guyane en 2005 pour une durée de 4 mois en tant que militaire a Kourou, j'ai pu également faire un stage d'aguerrissement en foret.

Je trouve que vous avez totalement raison dans vos propos cela dis j'ajouterai que pour moi le seul interet de la guyanne se trouve en foret.

J'ai d'ailleurs une question a vous poser: Est il possible pour une durée de quelques mois de venir déconnecter de la civilisation et de vivre a la Robinson crusoe dans un petit village, en sachant a l'avance la dureté de la foret et ses dangers, est si dangereux pour la sécurité des gens visitant la foret tous ces orpailleurs? es t'il encore possible de vivre l'aventure en Guyane ou est-ce définitivement finit?

Merci de votre réponse.

Réponse : Oui c'est encore possible, à condition de se tenir loin des zones peuplées, de la superficialité bêlante, du bruit et des inepties genre carnaval. Comme vous je pense que la vraie Guyane est en forêt. Le reste est à peu près sans intérêt. Contactez-moi sur contact@guyanecho.com pour plus d'infos.

17/03/2009 - - Guyane, y vivre ?


Salut et merci pour tous ces conseils certainement précieux pour celui qui va s'installer pour quelques années en Guyane...
J'ai bien aimé le coup du blé dans la cartouche...heuuu question bête : trouve t'on des armes facilement ??? Si oui où ? Quel genre ? Quel est le plus approprié ? Par avance merci !

Réponse : Pour les armes, à part la question de l'absence de permis de chasser, le règlement est le même qu'en France. Sinon au black, des illégales, facile mais...

18/03/2009 - - Guyane, y vivre ?


Allo!
Joli texte, avec le fond et la fomre!

J'ai 26 ans, Bac+ 5 en horticulture, passionné par la végétation et l'entomologie, amateur de voyages et de rencontres.

J'ai envie de faire l'inverse de ce que tu a fait: le Québec (St Hyacinthe) puis la Guyane.

On me propose un job d'un an minimum à Cacao chez les Hmong, pour développer des moyens de production alternatifs au engrais, pesticides...

Mes motivations: l'aventure, la nature, quitter une france devenue superficielle, une réelle envie d'améliorer les pratiques agricoles, bon plan pour la suite d'une carrière, un salaire très correct et voir tout ça par moi même plutôt que l'entendre dire.

Cela dit j'aimerai ton avis sur ma démarche et si tu a des conseils particultliers (précautions pour la santé, armes!!???, isolement et surtout, qu'est ce que tu peux me dire sur les Hmong?)

J'attend ta réponse
A tantôt

Réponse : Passe d'abord par le Québec. Tu y oublieras les mirages de la Guyane. Néanmoins, tu pourras y aller faire un tour en forêt pendant quelques jours. Pour le reste (culture, etc.) il n'y a rien excepté y laisser des plumes. Si tu veux en discuter plus facilement, inscrits-toi sur notre forum. Il y a un sujet là-dessus.

22/03/2009 - - Guyane, y vivre ? Je tiens tout d'abord à te signaler que lorsqu'on critique l'orthographe d'une personne et qu'on a passé 20ans en guyane on est sensé savoir ecrire ti'punch et non ti'ponche !!! Ensuite confondre culture et tradition, le carnaval en guyane c'est une tradition et ne prétend donc pas être culturel. Et ensuite je te dirai tout simplement que tu as tout à fait le droit d'avoir ton opinion, de l'exprimer mais de là à l'imposer aux autres comme tu le fais dans tes réponses je trouve que tu vas beaucoup trop loin. Bien heureusement la terre entière a evolué depuis 1984 !!!!
Réponse : Les deux orthographes sont parfaitement valables. A titre purement indicatif : Guyane prend une majuscule, "écrire" un accent sur le "e", tout comme "évolué". On ne dit pas "le carnaval en guyane c'est une tradition" sauf en mettant une virgule après Guyane ou en supprimant le "c apostrophe". J'ai gardé ta meilleure bourde pour la fin : Ne pas confondre censé (admis, supposé, présumé) avec sensé (intelligent, sagace, brillant) Etc.Quand on prétend donner des leçons à autrui et qu'on a une telle orthographe clamée par un tel clapoir, on reste tortiller du fion au carnaval ou mieux, on va bosser... Comment était-ce déjà, cette observation ? Ah oui ! Parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, certaines paraissent brillantes jusqu'à ce qu'elles ouvrent leur gueule...

24/03/2009 - - Guyane, y vivre ? Suis-je censurée???
Réponse : Surtout pas ! Je ne suis tout simplement pas au garde-à-vous devant mes PC dans l'attente fébrile des certificats de bonne conduite délivrés par mes admiratrices... Mais dans ton cas, je me régale...

25/03/2009 - - Guyane, y vivre ?


C'est marrant quand un commentaire te déplait tu attaques la forme et non pas le fond bravo ! Tu crois m'humilier? je te rassure c'est pas le cas, c'est certainement pas un dictacteur comme toi qui va me donner des leçons!!! Oui je te qualifie de dictacteur parce que comme je te l'ai dit tu n'as pas à imposer ton opinion aux autres! Je ne doute pas de la beauté du Canada mais tu crois que ton opinion est universelle? J'attends toujours ta réponse par rapport au carnaval, qui t'as dit que c'était de la culture? Par ailleurs, pour toi ce n'est pas se cultiver que de découvrir un autre mode de vie, un autre pays, d'autres horizons? J'espère avoir soigné la forme de mon texte pour que tu puisses te concentrer sur des réponses claires et en rapport avec le sujet!

Réponse : Ayant des activités bien plus gratifiantes que cette connerie de carnaval, je n'ai pas l'intention de perdre mon temps avec des touloulous. Tu peux penser que c'est de la lâcheté et je m'en tamponne.

29/03/2009 - - Guyane, y vivre ?

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Bonjour,

Tout d'abord, je tiens à dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à vous lire. Je n'ai pas l'habitude de laisser des commentaires sur les articles que je survole sur la toile mais la façon que vous avez à jouer avec les mots m'a emporté et donc, m'a motivé à empoigner mon clavier.
Me concernant, j'ai 25 ans et suis actuellement ingénieur en informatique à Bordeaux. Tout se passerait bien dans le meilleur des mondes si je n'avais pas contracté le virus du voyage il y a quelques années en Espagne (confirmé positif en Australie il y a quelques mois). Les faits sont à présent là, je ne supporte plus l'idée d'être une poule pondeuse de code qui doit vivre enfermée dans sa cage dorée en attendant le jour où il faudra qu'elle passe à l'abattoir.
Non, vade retro satanas, agissons et vivons. Je suis donc en train de réfléchir pour changer de voie et j'aimerais, après quelques réflexions que j'espère assez approfondies, me lancer dans le métier de professeur des écoles (pour faire court, avantages : autonomie, disponibilité pour mes futurs voyages, enfants que j'adore et utilité directe).
Je n'ai pas envie de rester en France métropolitaine bien que j'y ai ma famille et mes amis vu que j'aurais l'impression de piétiner. D'où l'idée que pour préparer le concours d'entrée, je souhaiterais partir dans un DOM ou un TOM (et ainsi y être affecté par la même occasion pendant quelques années). J'ai porté mon attention sur la Guyane pour sa proximité avec les pays d'Amérique latine ainsi que pour son fort taux de réussite à l'examen (je crois malheureusement comprendre pourquoi... ).
Histoire de ne pas ressembler à un mouton de Panurge, je vais tout de même confronté votre expérience à d'autres afin d'établir mes petites statistiques d'informaticien.
Merci pour votre récit.

PS : question subsidiaire, si vous deviez tout recommencer mais que vous deviez partir dans un DOM/TOM de votre choix, lequel serait-il ?

Réponse : Tout d'abord, merci pour ce commentaire. Je ne peux vous conseiller relativement au secteur de l'enseignement mais tous mes amis enseignants ne dressent pas un tableau flatteur de cette activité en Guyane. On en revient toujours à la même problématique : Une fois passé l'enchantement des premiers instants tropicaux, une fois quelques plumes laissées dans des opérations pourtant "vachement prometteuses", une fois installée l'impression de tourner en rond.... Et bien, ne reste que la forêt, la pêche, la chasse, la photo, la botanique et quelques rares occupations. Je ne vais pas bavé sur un pays où j'ai passé 20 ans. Entre tous les DOM, compte tenu de mes goûts personnels, c'est sans hésiter en Guyane que je reviendrais. Surtout s'il était possible d'y retrouver l'ambiance des années 80. Illusion... J'ai toujours pensé qu'il valait mieux vivre 10 ans comme un lion que 20 comme un mouton mais, évolution aidant, je me dis que même cette opportunité nous est déja confisquée.

19/04/2009 - - Guyane, y vivre ?


Analyse chirurgicale!Les années 90 que du bonheur.Mais le retour en arrière est impossible...Le futur aussi...Souvenir d'un monde meilleur, planète ou va tu?

07/05/2009 - - Guyane, y vivre ?


salut,sympa tonforumbien enrichissant;je viens de rentrer en métro aprés quelques années àla Réunion, je débarque en guyanne ds peu de temps, je cherche unlogement.je vais travailler à l'onf pour faire de la carto.Tout ce dont tu as parlé ds ton site concernant l'ONF m'inquiète un peu.Peux-tu me donner un avis plus actuel sur cet organisme?J'espère qu'ils font tout de meme un travail efficace.de mon coté je part là-bas avec l'envie et le désir d'essayer tant bien que mal de faire bouger les choses ds cet organisme qui n'est pas parfait comme beaucoup de choses sur terre;
merci de me répondre;

Réponse : J'adore ce bel optimisme. Je n'ai plus de contact avec mon ex administration. Je ne reçois que des nouvelles ponctuelles et aucune d'entre elles ne m'indique une quelconque amélioration, bien au contraire.  D'ailleurs, si cela était ce serait la seule chose ayant évolué positivement. Cela se saurait et irait à contre-courant. Ce n'est pas une trentaine de personnes qui arriveront à faire bouger quoi que ce soit, aussi motivées soient-elles. L'environnement socio-économique, les mauvaises habitudes prises, tout cela aboutit au résultat qu'à part emmerder ceux ayant pignon sur rue, il est impossible de faire avancer quoi que ce soit. Tu ne feras rien bouger. En Guyane, on se soumet ou on se démet m'a dit un jour un de mes ingénieurs. Il avait raison. Va à la pêche et à la chasse, profite de la forêt et laisse pisser le mérinos. D'autres ce sont cassés les dents contre l'atavisme local. Pas d'acharnement thérapeutique. Pas d'avis actuel sur l'ONF autre que celui exposé dans ce site. Tu entendras sûrement parler de moi par des gens qui ne m'ont jamais connu et qui savent sur moi des trucs que j'ignore. Bah ! Avec la vie que j'ai ici désormais, j'abandonne avec une certaine hauteur ces tocards à leur médiocrité et leur petite vie de peigne-cul. A la Réunion, as-tu connu un soleil nommé Daniel Conti ? Quand tu seras tropicalisé, observe les nouveaux arrivants investis d'une mission à caractére divin et rigole un bon coup ! Pour le moment, arrête de rêver... Bonne chance

11/05/2009 - - Guyane, y vivre ?


Bonjour,
je suis guadeloupéenne, dans quelques mois je m'installe à Cayenne avec mon fiancé (d'origine guyanaise). Je tiens à dire que ton humour est très sarcastique. Je n'ai pas du tout apprécié ta façon de voir la vis là-bas. Si ta pas aimé et ta pas eu de chance de fréquenté les bonnes personnes c'est dommage pour toi. T'en mieux si le Canada de plait.
Dans toute les régions du monde il y a des avantages et des inconvénients. Après c'est à toi de t'adapter selon le mode de vie. Bref, d'accord sur certain point mais dit de manière péjoratif et moqueur.

Réponse : Si je n'avais pas aimé la Guyane, je n'y serais pas resté plus de 20 ans. Je ne suis pas masochiste. Elle a simplement évolué d'une façon que je n'apprécie pas. D'autre part, je voulais voir autre chose, arrêter de tourner en rond dans un vase clos sempervirens. Quels sont les moyens de sortie du territoire guyanais autres que l'avion ? La voiture, pour aller au Surinam et y trouver les mêmes gens, la même langue, le même mode de vie (travail en plus) ? Je ne crache pas sur les guyanais. J'ai adoré la jungle, découvert des gens extraordinaires, d'autres échelles de valeur. Je continue à haïr les carnavals, le bruit pour rien, le manque de ponctualité, le superficiel "pas ni pwoblem", le manquement chronique à la parole donnée, les chiens errants, les pétards, le je-m'en-foutisme généralisé, les politiques corrompus, le progrès en marche arrière, l'insécurité, les toxicos, les trafics en tous genres, etc. Et surtout, et surtout... LES FAINEANTS et PARASITES . Je n'hésite pas à affirmer que j'ai adoré une certaine Guyane, pas ce qu'elle est devenue et je suis loins d'être le seul dans ce cas. Beaucoup de locaux souffrent aussi de cette situation. Il en va de même pour bien d'autres coins et je suis persuadé que j'éprouverais ce type de sentiment ailleurs.

26/05/2009 - - Guyane, y vivre ?


Bonjour, je part en Guyane au mois de juin (2009), ma fiancée est Guyanaise. Mon pere y est allé il y a de cela environ 35 ans et a beaucoup aimé. Mais il est rentré en métropole. Je suis métisse Franco-Mauricien et j'ai grandi en banlieue Parisienne et je vis maintenant a Londres. Tres instructif mais malheureusement trop sombre ton récit sur la Guyane. Je pense que tu as beaucoup de rage suite a une éxpérience personelle qui t'aurais déplue. Moi je suis sur que j'aimerais le pays. Il y a la foret et je pense que de rencontrer des gens différents locaux ne fera que de me faire apprécier le pays. Pour ce qui est de la drogue je m'en balance, et a mon avis tu as du te défoncer a mort, ca je le sait ! Ce qui est de la violence, t'inquiete, je me vois mal me faire victimer en Guyane alors qu'a Paris c'est moi qui la faisait la misere aux gens ! Ce n'est pas parcequ'on est de la métropole que l'on doit comparer, chaque pays a ses charmes et ses inconvénients, et je pense qu'il faut etre beaucoup plus ouvert. Tu es trop négatif et ne t'étonne pas si un jour tu t'attires la foudre des Guyanais, tu l'auras bien mérité ! Allez, courage, tu es bien planqué au Québec mon gars. No hard feelings, peace !

Réponse : Plus la psychanalyse est au rabais, plus elle est proche du comptoir et plus elle est emplie de certitudes infondées. Il est vrai que j'en veux à l'ONF d'avoir utilisé à l'encontre de ses Personnels (dont moi) des méthodes staliniennes. Qui ne leur en voudrait pas ? Je raconte une partie de leurs actes sur ce site et si ce sont des conneries, ils peuvent toujours porter plainte. Hélas pour eux, j'ai les dosseirs originaux qui vont bien. La lecture de "L'art de la guerre" apprend qu'il ne faut pas jeter toutes ses forces dans la bataille en même temps, caractéristique des jeunes guerriers. En cas d'attaque et pour la bonne bouche, des dossiers compromettants, j'en garde même en réserve, du genre inédit... Ceci étant, en rebondissant économiquement, moralement, socialement, j'ai délivré un sacré pied-de-nez à ces dictateurs de moquette. Normal que ton père ait aimé la Guyane d'il y a 35 ans ! C'était un paradis ! Moi aussi j'ai aimé celles des années 80 à 90, j'y étais bien, à l'aise et la séreinité était la règle, avec un brin de nonchalance. Ce que je n'aime pas, c'est ce qu'elle est devenue. Et ça, on peut le dire - hélas - de beaucoup d'endroits sur cette planète.
D'autre part, sache que la drogue, je n'y ai pas touché. Ma seule drogue, c'était la forêt. J'y travaillais en semaine et y passais mes weekends, point barre.
Quant à la foudre des guyanais, laisse-moi rire. Leur vitesse de propulsion n'a rien de vraiment foudroyant.
La violence, je te cite : "Ce qui est de la violence, t'inquiete, je me vois mal me faire victimer en Guyane alors qu'a Paris c'est moi qui la faisait la misere aux gens !".
Evidemment, si tu as solides "références", tu es fait pour la Guyane. Attention toutefois au 38 d'en face....
Bonne chance tout de même.
28/05/2009 - - Guyane, y vivre ?


Ok, merci de m'avoir répondu. J'ai effectivement consulté ma fiancée qui avec surprise m'a bien confirmé la réalité des choses en Guyane. Dans ce cas je me servirais de ton récit pour mon court séjour en Guyane afin de ne pas me faire avoir ! En tout cas je marcherais avec une machette planquée dans mon sac ! Merci en tous cas et bonne continuation ! Peace !

Réponse: De toute évidence, tu manques de préparation. Si tu souhaites te défendre, il faut te donner les moyens matériels certes, mais surtout se préparer psychologiquement et adopter une stratégie. En cas d'agression, en premier lieu, c'est ton sac qui sera visé. Si la machette est dedans, elle pourra être utilisée contre toi.... C'est pareil pour les nanas avec la micro bombe anti-agression planquée dans leur sac à main, entre les documents d'identité et le porte monnaie ou cachée sous la boite à outils (parfum, poudres, patchouli, rouge à lèvres)... Débutant, va !


01/06/2009 - - Guyane, y vivre ?


Alors la c'est pas cool mon gars, car meme si j'ai ma machette dans mon sac (Je ne vais pas l'accrocher a ma ceinture !), celui-ci bien accroché a ceinture passant au niveau du torse, je ne pense pas que quiconque soit assez brave pour venir me le prendre ! Je ne dis pas que je suis le plus balaize mais bon, j'ai eu moi meme ma dose de violence en balieue Parisienne. Alors le débutant, pour etre honnete honnete, excuse moi mais je ne pense pas l'etre. Moi je n'ai aucunement peur de ces lascars Guyanais, contrairement a toi qui en fait tout un plat ! De plus, si ca se trouve, ils sont super sympathiques et n'agressent que les narvalos comme certains dont je ne citerais le nom ! Dans tout les cas j'y serais en semaine prochaine et je ferais part de mes impressions, ceci dit si je reviens entier, car débutant que je suis cela risque d'etre chaud ! Mais bon, si tu l'as fais, alors pourquoi pas moi ? Car si tu as survécu la Guyane, je pourrais te donner deux ou trois quartiers en banlieue ou tu n'y ferais meme pas 30 minutes, préparé ou pas. Alors, débutant ? Peace !

Réponse : OK. Tu seras dans ton élément. Amuse-toi bien. Je me méfiais tout simplement de ces gens inexpérimentés qui à partir du moment où ils ont un revolver tirant des billes caoutchouc, se croient protégés. C'est alors que ces gens inaptes à évoluer dans ces quartiers vont dans des lieux où ils ne mettraient jamais les pieds sans cette illusoire protection. Il n'y a pas de surhomme. Au niveau insécurité, tu as certains quartiers de Bagdad qui sont assez chauds. Souviens-toi de ce vers du Cid : "Ils couraient au pillage et rencontrèrent la guerre". En Guyane, ce n'est pas la racaille qui m'a eu, c'est la fatigue...

19/06/2009 - - Guyane, y vivre ?


après de longs fantasmes de nouvelle vie en Guyanne, c'en est fini et alors où aller car j'aimais l'idée de forêt et de douceur du climat... pour ne plus me ruiner en chauffage entre'autre.

Réponse : Le mot fantasme est tout à fait juste. Venir en Guyane pour faire des économies est totalement surréaliste. Je te conseillerai sans hésiter le Québec. Sécurité, convivialité, frais de chauffage ridiculement bas, immensité du pays, etc.

15/07/2009 - - Guyane, y vivre ?


bonjour,
Je suis enseignant et j'envisageais de venir en Guyane. Des amis rencontrés sous d'autres cieux m'en avaient parlé mais l'insécurité, dont tu nous parles, n'a jamais été évoquée avec eux. Peut-être leur vie à Kourou était-elle plus paisible ? Mais si c'est pour se battre en permanence, le voyage offre peu d'attrait. Et cela semble même criminel que de laisser des gens s'y installer en famille. D'autant plus que le site du rectorat n'en parle pas.
Je préfères utiliser mon 9mm en club et non pas devoir dormir avec !!!!

Enfin, tu parlais de l'appât du gain pour les fonctionnaires volontaire au "safari" : je crois que depuis peu, les indemnités (hors 40%) sont supprimées

Réponse : Pour ce qui est de l'insécurité, de l'incivisme, ça s'améliore chaque jour mais dans le mauvais sens. A Kourou ? Les braves blancs porteurs de valeurs humanistes sont résignés et tremblent derrière leurs barreaux qui ne les protègent même plus.
L'appât du gain en tant que fonctionnaire ? Un leurre. J'ai été fonctionnaire de catégorie C en Guyane et si tu veux vivre à l'européenne, tu devras te contenter de vivre 20% au-dessus du seuil de pauvreté. Et puis, il y a l'ambiance...

20/07/2009 - - Guyane, y vivre ?


Bonsoir,

Commentaire intéressant de ton étape (20 ans) de l'époque guyane.
De mon côté, je dois partir le 27/07 pour un poste de logisticien en periode d essai 3 moi concluant un cdi a cayenne.

J aimerai savoir ton avis personnel
Merci de ton attention.


Réponse : Logisticien en quoi ? Ecris-moi sur contact@guyanecho.com

30/07/2009 - - Guyane, y vivre ?


bonjour,
J'ai lu avec grand intérêt votre long article et votre lassitude croissante sur ce qui semblait être l'eldorado français d'Amérique du sud. J'ai trouvé cela juste et pleins de saveur, j'ai y pris une certaine délectation, tant cela me rappelle de souvenirs d'afrique et de bleds en france. Certains me diront que j'exagère, mais voilà il y a un mois, je vivais depuis 8ans dans la ville de Marseille.
J'en rigole, car je quitte une ville pleine de superficialité pour débarquer dans une autre bien plus petite, avec le même niveau sinon pire...
Juste une question, je v gagner environ 2000 €uros nets/mois, est ce largement suffisant pour vivre ( je suis seul)??
Merci
Et bonne continuation, j'aimerai moi aussi vivre au canada... mais je suis encore jeune, on verra

Réponse : Evidemment que l'on peut vivre avec seulement 2000 € mensuels ! Certains ne vivent-ils pas avec beaucoup moins ? Mais, une fois payé loyer et carburant, il ne restera pas des masses. Tout est cher en Guyane (Y compris la mangue ou l'avocat  local qui sont plus chers que les mêmes fruit en provenance d'Israél ou du Costa Rica. (Ben oui, on ne se rend pas compte mais il faut tendre un bras de fainéant pour cueillir...). Tout dépendra donc du style de vie. Entre la métropole reconstituée et le couac sardines, il existe de nombreux compromis !

30/07/2009 - - Guyane, y vivre ?


Mais alors? Comment font'ils pour y vivre les locaux, est ce tout simplement parce que l'on est métropolitain que les prix sont aussi chers? y a t'il deux vitesses? Celle des métro et celles des locaux?
Je pars y vivre normalement pour un durée variant de 3 à 4 ans. J'ai moi même vécu ( mon père étant coopérant) dans divers pays africains durant presque 6ans ( en gros de l'âge quelques mois à 7ans)( il est vrai qu'à cet âge là on ne se rend compte de rien et peu des conditions de privilégiés..
Je pars pour faire de la construction pour un assez gros chantier (une maternité - et obstétrique)..
Autre question est il préférable d'emmener avec soi beaucoup de matériel ( frigo, lave-linge, ordi, vaisselle, ameublement et consorts)? Y a pas des masses de sites pratiques, ça fait déjà quelques semaines que j'essaie de "comprendre" le bordel dans lequel je v vivre... remarquez que cela ne sert pas à grand chose, juste voir comment cela se passe sur place? hein?
Je suis moi même d'origine africaine du Gabon plus précisément (par ma mère en fait) Pensez vous que cela puisse me "faciliter" le contact avec les autochtones.. sans avoir a subir les phénomènes ( tant répandu en France et ailleurs) de négritude, "nous les noirs machin ou truc" par rapport aux blancs?
Je sais bien que ce n'est pas en Afrique noire où je vais, mais cela en a de forts relents. Est ce que les gens se mélangent, ou existent ils (visiblement) des castes, des groupes ethniques marqués et qui donc ne se mélangent pas? En gros, le communautarisme comme j'ai pu le voir à Marseille et ailleurs existe t'il vraiment et de manière plus marqué qu'en métropole?
Certain me disent que la vie est excessivement chère ( ce que je peux comprendre assez aisément vu j'imagine le peu de succursales de vente) par rapport à ici en Gaule, même en mangeant de manière locale?
Est ce aussi une utopie de croire que l'on puisse visiter plus facilement les pays voisins autres que le Brésil, tout proche?
J'ai bien compris que la Guyane est à la frontière de ce qu'on l'on pourrait appeler les portes du Tiers-monde, aussi je souris quand je lis certain(e)s écrire que c'est le foutoir et que les gens sont si différents, ce n'est pas rien tout de même 7500km !!
A croire que tous ces gens désireraient que ce soit pareil partout avec du confort 4 étoiles, une pute entre les 2 jambes et je ne sais quoi encore.. Délirant, non.. m'étonne pas que les gens votent Sarko.. enfin là je m'égare .. excusez moi..
donc si vous pouviez développer autour de toutes ces questions un peu innocentes... Ce serait cool,
Merci

Réponse : Ecris-moi à contact@guyanecho.com et donne-moi une heure et un N° téléphone fixe. Je t'expliquerai mieux de vive voix, ayant des choses à dire que "l'élite lokale" n'apprécierait pas.

30/08/2009 - - Guyane, y vivre ?


Ouf, pas très encourageant tout ça, c'est à se demander si je ne vais pas faire marche arrière mais trop tard mon mari m'y attend, militaire de carrière dans l'armee de l'aire je prend un vol dans 10 jours pour 2 ou 3 ans, nous sommes originaires des Pyrénnées Orientales (d'où je vous écrit en ce moment même d'ailleurs), après un passage en fraîche Normandie de 2 ans nous voilà sur le départ pour la Guyane (qu'est-ce qui est pire ?)! Mon mari y a vécu une paire d'année en 94 célibataire suite à une mutation, il en a gardé un très bon souvenir de vie quotidienne, aujourd'hui c'est en famille qu'il y retourne, nous avons une petite fille de 7 mois.
Votre exposé est très interessant, parfois marrant, et surement réaliste, 20 ans c'est pas rien et ça permet d'y voir claire. Cependant je trouve dommage d'y lire quasi que du négatif mise à part les bonnes adresses (qui m'ont vivement interssées) et quelques compliments éparses, je ne peux pas croire que vous ayez passé 20 ans et en tirer une telle analyse. Vos réponses aux commentaires sont dures presque déroutantes mêmes si l'on pourrait sourire à certaine. De votre récit j'en prend beaucoup et j'en laisse peu malheureusement, je ne rivaliserai pas sur une expérience de 20 ans.
Mais votre avis sur ce qui va suivre m'interresse, ayant une expérience dans le commerciale de 10 ans (banque assurance et divers) je souhaite changer d'orientation professionnelle et exercer le métier de formatrice professionnelle pour adultes dans mon domaine de compétence. Pour cela il me faut avant tout passer le diplôme pour exercer et là-bas ce n'est pas chose facile puisqu'après m'être renseignée il n'y a aucun centre de formation dans lequel je peux passer ce diplôme ! Avec ma détermination et ma motivation (interdicion de carricaturer !) pensez-vous qu'il me serait possible d'intégrer directement un centre de formation sans passer par la case diplôme (m'orientant même sur un poste d'assistante de formation)?
Je suis impaiente de lire votre réponse...Merci

Réponse : J'ai travaillé 14 ans en tant qu'agent de l'ONF à La Llagonne prés de Mont-Louis ! Vous êtes où dans les PO ? Répondre à contact@lacsansloi.com, donner votre téléphone et je vous appelle si vous le souhaitez.
La Guyane de 94 n'est plus du tout celle d'aujourd'hui. Les aspects négatifs sont issus de mes dernières années en Guyane. Il est vrai qu'avant c'était un vrai paradis que beaucoup de gens regrettent. Ca a commencé à basculer fin 1990. A cette époque, la confusion entre liberté et libertinage s'est accentuée, sont arrivés des "réfugiés" surinamais, etc. Peu à peu, s'ajoutant à l'impression de tourner en rond, la lassitude s'est installée et les inconvénients ont pris le pas sur les avantages. Saturé de chasse et de balades en forêt, constatant le ridicule du niveau culturel local et l'absence de toute évolution à court terme, voyant l'insécurité augmenter très rapidement, nous avons pris la décision de quitter et choisi une destination permettant de recaler nos horloges biologiques... Je n'ai jamais dit que je n'ai pas aimé la Guyane. J'ai même adoré ! Sinon, n'étant pas spécialement masochiste, pourquoi y serions-nous restés 20 ans ?
Pour la formation, je vous répondrai par une boutade ! Quand on a connu l'ONF se lancer dans le tourisme et y échouer lamentablement, ensuite se lancer dans la formation et apprendre aux amérindiens à construire des carbets et planter du manioc (si, si...) on se dit que tout est possible. Lire sur ce site les aventures touristiques de l'ONF (se munir d'une boisson rafraichissante et bien se caler dans son fauteuil). J'ai même connu un pharmacien se lancer dans l'élevage d'agoutis...
Pour les banques... Les comptes particuliers sont pour l'essentiel vides le lendemain de paye (salaire mais surtout allocations). Quelques rares entreprises, des possibilités de prêts rarissimes. Les chinois ont leur propre réseau "bancaire". Pour conclure, je vous dirai qu'en Guyane, tout est possible mais rien ne se fait... En ajoutant qu'en Guyane, on se soumet ou on se démet.
Séquence caricature : Détermination et motivation dites-vous... Les bras m'en tombent et je vous souhaite néanmoins bien du plaisir !

20/09/2009 - - Guyane, y vivre ?

Pour avoir vécu 10 ans en Guyanne, et mon oncle et ma tante 30 ans (et oui ça arrive..) j'ai halluciné en lisant vos récits.. Félicitations pour votre naration si réelle ... bien que gardant des amis encore dans ce pays j'ai le sentiment que ce que j'ai connu a bien changé. Pour ces instant précieux que vous m'avez fait revivre Merci ..

Réponse : Et ça continue de changer, d'avancer en marche arrière ! Tous les échos que j'entends à ce sujet sont unanimes.

20/10/2009 - - Guyane, y vivre ?  Je ne sais pas si je finirai dans l'élevage d'agoutis mais y'a l'air d'y avoir du turn over dans les pharmacies de guyane... alors je me demande si je vais pas postuler. mais au fait à quoi ressemble une pharmacie en guyane ? à bientôt de vous lire,
une pharmacienne d'un petit village du sud ouest.

Réponse : Ca ressemble à une pharmacie de France. Mais changement radical dés que sorti de la clim !

28/11/2009 - - Guyane, y vivre ?


Bonjour,
Je viens de tomber par hasard sur le site car je me questionne actuellement sur une possible installation..
Je suis encore étudiante je voudrais faire ma PE2 (concours de profs des écoles) à Cayenne..Pas uniquement car il y a plus de chance de réussite,non, mais pour vivre quelque chose de neuf, m'enrichir d'une nouvelle experience. J'ai 25 ans et je vis seule alors j'avoue que j'ai été sensible à la thématique sur l'insécurité.
J'ai vécu au sénégal ds le quartier de pikine (Dakar) pdt quelques mois (peut-être que vous connaissez?),mais nous étions partis à plusieurs..Je ne sais même pas si je ne compare pas l'incomparable..
Bref connaissiez vous de jeunes professeurs lorsque vous viviez en Guyane et quels étaient leurs ressentiments?
Une amie est partie cette année, elle ne m'a pas du tout parlé de ce sujet et me conseille de venir.Selon elle je ne le regretterai pas!
je vous remercie
bonne continuation au Canada

Réponse : Merci. Rien de bien sérieux ne peut se faire en Guyane, en-dehors de l'économie de comptoir. La Guyane est sur la pente descendante. Sauf bien sur pour les amateurs de stupéfiants, de sexe au rabais et d'exotisme de pacotille. Rien de solide en général. Niveau culturel au ras des pâquerettes. S'établir en Guyane, quelque part c'est construire sur du sable. D'une façon générale je ne fréquentais que peu le milieu enseignant, excepté quelques "marginaux" de cette profession par ailleurs fort respectable, mais partiellement hélas.

05/12/2009 - - Guyane, y vivre ?


En survolant vos commentaires, j'ai l'impression d'être en face d'un aigri, donneur de leçon!!! un fonctionnaire quoi, je me trompe?

Réponse : Sans aucun doute, et profondément ! Quant à moi, en lisant votre demi-ligne de réaction épidermique, je sens le gars qui a définitivement tout compris. Me goure-je ? Peut-être devriez-vous ne pas vous contenter de survoler mes commentaires pour vous forger une idée ?

08/12/2009 - - Guyane, y vivre ?


je viens de lire avec attention votre récit et je dois dire qu'il dépeint la Guyane d'un mauvais oeil. Bref, j'ai 41 ans et je suis seul depuis peu et à ne pas en douter, si je cherche de l'aventure, c'est en Guyane qu'il faut aller non?
Bref, y-a-t-il des gens qui bossent là-bas quand même? Je suis graphiste et j'aimerais m'établir dans cette jolie région. Pouvez-vous m'éclairer. Merci d'avance pour vos réponses.

Réponse : Guyane dépeinte par un oeil ayant vu ce dont il témoigne... Aventure en Guyane ? Oui, mais également mésaventure possible. Comme beaucoup d'endroits, la Guyane s'enfonce jour après jour dans la crise, la perte des valeurs et repères. Tant qu'on n'a pas été victime d'un braquage, ça peut apparaitre supportable. Oui, il y a des gens qui travaillent en Guyane. Si si... ! De toute façon, il y aura toujours une énorme différence entre le récit de choses vécues et ce que les gens aimeraient entendre. Certains sont convaincus bien avant d'avoir été confronté aux réalités du terrain. J'ai même pris un taxi parisien qui m'a expliqué le Guyane en long, en large et en travers. Le pauvre n'y avait jamais mis les pieds, mais était certain de ce qu'il racontait. De plus, je suis toujours dans l'attente des nouvelles de ceux que j'ai avertis. Ils avaient pourtant promis de m'informer de leur expérience au bout de quelques mois de Guyane.

09/12/2009 - - Guyane, y vivre ?


bonjour, voilà je suis actuellement en master banque finance et je me rend compte que cette formation n'est pas faite pour moi! J'ai une licence en administration éco et sociale, et j'ai envie de changer d'air, de partir a l'aventure tant que je suis jeune! je compte donc partir en guyanne et tenter les concours de la fonction publique... si quelqu'un peut me renseigner sur le déroulement de ces concours là bas? peut on les passer en france et y aller après? est-il facile de rentrer ds la fonction publique en guyanne?? merci

Réponse : Sarkozy a commencé à parler de guyanisation des cadres... Déjà, beaucoup de fonctionnaires sont Guyanais.

13/12/2009 - - Guyane, y vivre ?


Bonjour à tous

(Réponse en rouge et italique)

J'envisage de m'installer en Guyane et plus précisément à Cayenne.

J'ai pris attache avec plusieurs personnes y résidant, et, leur vision de Cayenne et de la Guyane ne semble pas vraiment en totale adéquation avec votre vécu, sans doute sont ils restés trop métropolitains et cantonnés à la seule ville de Cayenne….
Ouais...

Si tous s'accordent à dire que la délinquance est importante , aucun d'entre eux ne m'a fait part d'un climat de violence et de plus ou moins déchéance aussi important que vous pouvez le décrire.
Allez expliquer ça aux femmes violées, aux victimes de cambriolages à répétition, aux personnes agressées, etc.

Pour avoir fait quelques séjours en outre-mer, je reconnais que les "zoreilles" ne sont pas toujours les bienvenus, (exact) cependant, ceux qui rencontrent des problèmes avec les diverses populations locales ne sont ils pas ceux qui les méprisent (evidemment oui) et qui se croient au dessus de tout (ça existe surtout chez les bobos moralisateurs, amateurs de 40%, planqués derrière leurs grilles et distribuant des certificats de bonne conduite à deux balles. Facile quand on touche une paye confortable...) voir d'une race supérieur sous prétextes d'être instruits (il faudrait disserter sur la signification vraie du mot instruction et son rapport à l'intelligence...) ou d'avoir un salaire élevé ?

Je ne connais donc pas la Guyane et je cherche tous les renseignements utiles avant de quitter la métropole pour Cayenne, malgré tout, je tiens à préciser que je n'ai jamais rencontré aucun problème dans les départements et territoires d'outre-mer où je suis allé et pourtant les conditions y étaient parfois mauvaises....  Moi, c'est surtout avec les métros que j'ai rencontré des problèmes.

Mon vécu « outre-mer » n’est effectivement que le mien, mais, je pense que certaines populations de métropole sont largement plus méprisante voir dangereuses que toutes les ethnies que j’ai pu croiser !!! Oh que oui !

Mon but, pour la Guyane est donc de rencontrer différentes ethnies (amérindiens surtout) pourquoi cet a priori ? Discrimination positive avant l'heure . Il y a des gens de bien chez toutes les ethnies. Pourquoi ce besoin d'étiqueter, de classifier ? et de découvrir leur héritage culturel sans y porter de jugement, et, de découvrir la faune et la flore, le tout en pratiquant la photographie de façon plus ou moins professionnelle... C'est ce que je fais actuellement. Saine occupation.

En attente de votre réponse pour continuer à me forger une idée la plus pertinente possible afin de m’engager vers ce nouveau départ….
C'est sur le terrain guyanais qu'elle se forgera cette idée, pas dans des commentaires toujours partiaux. On en recause dans quelques mois ?

Cordialement

13/12/2009 - - Guyane, y vivre ?


Bonjour à tous(Réponse en rouge et italique)Et réponse en bleu !!!J'envisage de m'installer en Guyane et plus précisément à Cayenne.J'ai pris attache avec plusieurs personnes y résidant, et, leur vision de Cayenne et de la Guyane ne semble pas vraiment en totale adéquation avec votre vécu, sans doute sont ils restés trop métropolitains et cantonnés à la seule ville de Cayenne….Ouais...Oui chacun sa vison des choses, non ???Si tous s'accordent à dire que la délinquance est importante , aucun d'entre eux ne m'a fait part d'un climat de violence et de plus ou moins déchéance aussi important que vous pouvez le décrire.Allez expliquer ça aux femmes violées, aux victimes de cambriolages à répétition, aux personnes agressées, etc.Le problème existe aussi en métropole, et, lorsque l’on est victime que ce soit de viols ou de cambriolages, on reste VICTIME. Pour autant, là encore, je vous donne le sentiment de plusieurs personnes qui vivent ou en vécues ces dernières années à Cayenne, c’est un simplement l’appréhension d’un degré de sentiment d’insécurité et comme je l’écrivais précédemment, lorsque l’on est victime on reste VICTIME.Une fois encore, tout le monde ne vois ou ne ressens pas les mêmes choses au gré de leur situation ou tout simplement de leur ressenti….Pour avoir fait quelques séjours en outre-mer, je reconnais que les "zoreilles" ne sont pas toujours les bienvenus, (exact) là on est d’accord cependant, ceux qui rencontrent des problèmes avec les diverses populations locales ne sont ils pas ceux qui les méprisent (evidemment oui) pas si évident que cela aux regards de ce vous écrivez et qui se croient au dessus de tout (ça existe surtout chez les bobos moralisateurs, amateurs de 40%, planqués derrière leurs grilles et distribuant des certificats de bonne conduite à deux balles. Facile quand on touche une paye confortable...) voir d'une race supérieur sous prétextes d'être instruits (il faudrait disserter sur la signification vraie du mot instruction et son rapport à l'intelligence...) Rassurez vous, comme vous je pense, l’instruction et l’intelligence sont bien deux choses distinctes, et ce ne sont pas ceux qui ont le plus gros bagages qui sont les plus intelligents !!! ou d'avoir un salaire élevé ?Je ne connais donc pas la Guyane et je cherche tous les renseignements utiles avant de quitter la métropole pour Cayenne, malgré tout, je tiens à préciser que je n'ai jamais rencontré aucun problème dans les départements et territoires d'outre-mer où je suis allé et pourtant les conditions y étaient parfois mauvaises.... Moi, c'est surtout avec les métros que j'ai rencontré des problèmes. Ca c’est pas faux, pour les raisons invoquées ci-dessus.Mon vécu « outre-mer » n’est effectivement que le mien, mais, je pense que certaines populations de métropole sont largement plus méprisante voir dangereuses que toutes les ethnies que j’ai pu croiser !!! Oh que oui ! Ok Mon but, pour la Guyane est donc de rencontrer différentes ethnies (amérindiens surtout) pourquoi cet a priori ? Discrimination positive avant l'heure . Il y a des gens de bien chez toutes les ethnies. Pourquoi ce besoin d'étiqueter, de classifier ? Qui parle de discrimination positive ou non d’ailleurs, certainement pas moi !!!! Il ne faut interpréter ce qui ne doit pas l’être, n’aurais-je pas le droit de vouloir mieux connaître les améridiens que les brésiliens ??? De même je ne vois pas en quoi votre réflexion est fondée en indiquant vouloir étiqueter ou classifier. Un amérindiens est améridiens, un américain un américain, je suis français, ce qui ne m’empêche pas d’être breton ou est le mal à être originaire de telles ou telles ethnies, pays ou région ??? Un chat c’est un chat tout simplement ni plus ni moins !!! et de découvrir leur héritage culturel sans y porter de jugement, et, de découvrir la faune et la flore, le tout en pratiquant la photographie de façon plus ou moins professionnelle... C'est ce que je fais actuellement. Saine occupation. Yes !!!En attente de votre réponse pour continuer à me forger une idée la plus pertinente possible afin de m’engager vers ce nouveau départ….C'est sur le terrain guyanais qu'elle se forgera cette idée, pas dans des commentaires toujours partiaux. On en recause dans quelques mois ?Comme je ne compte pas partir dans quelques mois mais plutôt dans plus d’un an, on en reparlera peut être…Cependant, la discussion et la recherche d’information pour essayer de se faire une idée est une démarche constructive, votre réponse à ce dernier paragraphe l’est quand à elle beaucoup moins.
Le plus simple est je pense de vous inscrire au forum de ce site. C'est plus convivial et ça m'évitera la corvée de la mise en forme de texte en bas de ce dossier...

Cordialement

07/01/2010 - - Guyane, y vivre ?


Merci pour m'avoir raconté la Guyane comme vous la voyez.
Attention, ne soyez pas victime de votre succès!
Je suis "le fonctionnaire" professeur des écoles candidat à un poste en Guyane pour 2010-2011 et tout allait très bien avant que je vous lise: Je ne sais plus pour quelle(s) raison(s) je veux réellement partir! Il faut effectivement admettre que ce que l'on va vivre en Guyane, comme dans toutes autres grandes destinations d'ailleurs, dépendra des buts personnels que l'on s'est fixés. C'est sur cette base que je vais poursuivre ma réflexion. Merci pour l'éclaircissement.

Réponse : Je ne mets pas tout le monde dans le même dans le même sac, même si j'ai tendance à forcer les traits... La Guyane sera toujours une expérience ! De toute façon, sur  cette planète, c'est un peu partout le bordel. Alors, un peu plus ou un peu moins...

08/01/2010 - - Guyane, y vivre ?


bonjour,bonne année
j'ai connu la guyane en 1990/91 en tant que militaire, basé a st jean du maroni, de temps en temps a cayenne, j'avais l intention de m'y installer ,mais je pense a cayenne, à st laurent en meme temps il faut pas s 'attendre a trouver le grand confort,mais je dirai c'est comme dans les campagnes de france ,ce que vous décrivé est surement vrai ,pourquoi mentireriez-vous, vous n'y trouvé pas pas que des defauts,dans les cités en france délinquances il y a, mais c'est le fait qu il n'y a pas de travail, bref, je suis de bordeaux ,je voulais allez a paris mais la bas je pense qu on me proposera un taudit pour cher, tout ce que je puis dire c'est que la guyane a ses défauts, chercher la bas ce qu on a en france ou ailleur c'est peine perdu je pense, et avec de l argent (un bon salaire)on n 'y arrive partout dans le monde .
Mais on sera prevenu comme vous dite, ne venont pas nous plaindre apres.
(j'ai ete eleve dans un stage commando en 1990 a mont louis avec le respectueu serge tochetto, )
eddy.

Réponse : Les amis de mes amis sont mes amis. Nous avons revu Serge en 2007. Ecrivez-moi à contact@guyanecho.com qu'on en cause. Merci.


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