Tentatives d'investissement en Guyane française. Volonté de non-développement ?
Investir en Guyane ?
Camp PORTAL, un projet touristique.
LIVINGSTONE : un très gros projet industriel,
Rappel de deux tentatives vécues sur le terrain…
Investir en Guyane... Est-ce possible ? Est-ce raisonnablement envisageable ? Oui, il reste encore possible de faire un peu d'argent en Guyane. Il faut cependant être conscient du fait que créer son entreprise et la rendre opérationelle sera souvent un parcours du combattant semé d'embûches. Vous rêvez peut-être d'avoir le siège social de votre entreprise à Saint-Laurent du Maroni ? Une adresse postale ? En France dynamique, vouloir entreprendre reste toujours suspect. En Guyane...
1° LE PROJET DU CAMP PORTAL,
Désireux d'investir et de m'investir en Guyane, j'avais dans les années 90 déposé - conformément aux textes en vigueur -dans sept administrations différentes (!) un dossier relatif à un important projet écotouristique.
Je téléphonais régulièrement pour prendre des nouvelles de l'état d'avancement de mon projet, parlais avec des responsables. On me répondait toujours que ce projet était le meilleur de Guyane actuellement en cours d'étude, qu'il correspondait totalement à la politique régionale en terme de tourisme, s'intégrait dans le cadre d'un développement d'un écotourisme de qualité, etc. Etc. L'illusion est vite retombée.
Pipeau et airs de flûte…
J'ai attendu pendant sept longues années, mené de bateau en bateau. Pour rien. Et un beau jour, j'ai pris mon téléphone et déclaré à un des pantouflards "s'occupant" de mon dossier que je le remerciais du fond du cœur pour son incompétence et qu'il pouvait aller se faire foutre en compagnie de sa clique de bons à rien. Ces quelques mots, ne portent pas à conséquence car adressés à un irresponsable mais ils m'ont fait beaucoup de bien... Alors, au lieu de me battre pour investir en Guyane, m'y impliquer, je suis venu au Canada et là, ai été accueilli à bras ouverts par des gens compétents. Le projet en question ? Il consistait à aménager un camp de brousse au niveau du grand saut Portal. Un habitant de Mana titulaire d'un brevet de microcentrale aurait capté une faible partie de l'eau du saut pour produire l'électricité et assurer ainsi l'autonomie – gratuite de surcroît – en terme d'énergie. Matérialisant une synergie de terrain, des layons auraient été ouverts, reliant la Mana (Montagne de Fer, avec autre camp mais de moindre importance), au camp Voltaire, chutes Vieux Broussard, camp Maïpouri, camp Portal. Chaque année une première mondiale en Guyane : Le MANARONI, marathon en jungle reliant la Mana au Maroni via les différents camps de brousse. Autres idées ? Elles ne manquent pas à partir du moment où existe un réseau d'infrastructures ! D'autant plus lorsque l'on connaît le succès du camp Voltaire malgré l'état aléatoire de la piste d'accès.
J'avais par ailleurs fait la preuve de ma compétence à créer, gérer et développer un établissement privé à caractère commercial, en l'occurrence le Vieux Broussard SARL à Saint-Laurent du Maroni. Alors pourquoi cette inertie dans un soi-disant "pays" passant l'essentiel de son temps à pleurnicher relativement à un développement dont je ne suis pas du tout certain qu'il soit vraiment désiré ? Plusieurs hypothèses m'ont effleuré l'esprit : Je n'ai pas la bonne couleur de peau... Ces fonctionnaires sont des pantouflards… Un crabe aux pinces plus longues que ses collègues du même panier fai blocage. Oui mais pourquoi ? Un de ses copains aurait-il une vue sur le site en quastion ? L'inertie est dans la culture locale… Je n'ai à aucun moment pensé à graisser quelques pattes ? Comme en Guyane ren n'est impossible, je penche pour un savant cocktail de tout ça, mélange subtil de stupidité, de jalousie, d'incompétence et de je-m'en-foutisme aggravé. J'aurais créé des emplois. De toute évidence, c'est le dernier des soucis locaux.
Enfin, j'aurai attendu sept ans pour rien, avant de prendre mes cliques et mes claques et d'aller m'installer ailleurs.
Le projet Portal ?
Il est parfaitement viable ne serait-ce que si l'on en juge par le succès rencontré par le camp Voltaire. Moyennant une mise à jour, il reste réalisable. Alors, si quelque dynamique entrepreneur veut se donner le mal de faire se bouger les paniers à crottes de quelques ronds de cuir en proie à la torpeur et roupillant dans leur air conditionné, voici une occasion rêvée ! A l'époque, le ministre du Tourisme n'était pas un guyanais. Quand bien même il l'eut été, je crains fortement que cela n'aurait rien changé.
Le projet en question, j'en fais cadeau et le mets en ligne, charge à l'investisseur d'adapter. J'entends encore ces braves locaux déclarer tout en baillant : - Mo ké organiser pour développer pays mwé… - La Guyane bouge. Y temps pou nous agi... Et moi de leur répondre : - C'est ça… Passe devant…
Maintenant, quand j'entends un responsable" guyanais parler de développement... Je zappe en haussant les épaules.
Je reste disponible pour tout renseignement éventuel. Ce projet peut passer en défiscalisation.
St Laurent, le 30 12 92
DEPLANQUE MARIA 4 Rue Carnot 97320 St Laurent du Maroni Téléphone: 34 12 04 Télécopie: 34 18 06 à Monsieur LEON BERTRAND DEPUTE MAIRE ST LAURENT DU MARONI
Objet: Projet de construction et d'aménagement d'un camp de brousse
J'ai l'honneur de vous informer, par la présente du projet cité en objet.
Après avoir constaté sur le terrain que personne n'était installé sur les lieux et vérifié que le dit terrain ne faisait au jour de ma demande l'objet d'aucune sollicitation d'attribution, j'ai procédé à la rédaction et au dépôt auprés des services compétents, d'une demande de bail emphytéotique à caractère commercial, de 25 ha. Ce terrain étant situé sur le territoire de votre commune, il m'apparaît normal de vous tenir informé, ne serait ce que par déférence, d'un projet dont la réalisation prochaine ne manquera pas d'avoir des retombées positives pour MANA.
Vous voudrez bien trouver ci dessous une description sommaire de ce projet. 1) Constat:
De par ses richesses naturelles nombreuses et variées, la région MANA ST LAURENT posséde un fort potentiel au niveau du tourisme vert. Malheureusement, peu ou pas d'infrastructures d'accueil sur le terrain sont susceptibles d'attirer et de fixer une clientèle locale ou extérieure en recherche permanente de nouvelles occupations ludiques et éducatives en forêt. Grâce aux efforts consentis, un site naturel comme les chutes VOLTAIRE est particulièrement fréquenté et ce, toute l'année.
Les gens viennent de CAYENNE à cette seule fin. Ceci nécessite de leur part un effort de prés de 650 kilomètres en voiture dont environ 150 de piste pour voir une cascade somme toute pas très spectaculaire. On peut cependant compter certains week ends jusqu'à 80 véhicules sur le parking et ce, alors que pour l'instant, aucune infrastructure d'accueil n'est opérationnelle. Ce qui laisse augurer d'une fréquentation beaucoup plus forte dés que cet équipement sera réalisé.
L'exigence de répondre au besoin d'une masse de plus en plus grande de personnes qui, "montant à MANA ou à ST LAURENT" se plaignent de n'avoir que peu d'activités possibles notamment en matière de tourisme vert justifie l'étude d'un tel projet.
2) Présentation succincte du projet:
Construire sur un site naturel attractif un camp de brousse susceptible d'attirer et de fixer une clientèle tant locale qu'extérieure au département. Ce qui entre dans le cadre du développement éco-touristique et donc économique de la région MANA_ ST LAURENT, ainsi que dans la diversification de mon activité commerciale actuelle (je suis la propriétaire du magasin "AU VIEUX BROUSSARD" à ST LAURENT DU MARONI) et permet donc :
* Valorisation et mise en valeur d'une zone géographique encore quasiment inexploitée sur le plan éco-touristique et commercial dans un secteur porteur.
* Amélioration des capacités locales d'accueil et augmentation de la variété des produits proposés.
* Augmentation de la dynamique à caractère touristique dans la région Nord Ouest du Département. La création d'un tel camp est, en effet, de nature à engendrer un tel phénomène. Il est à mon sens important et attractif de pouvoir proposer à une clientèle et sur une zone restreinte plusieurs sites aménagés. Le camp VOLTAIRE, une fois lancé, sera complémentaire. Il est également possible d'équiper à peu de frais dans la même région un troisième site prés d'une chute d'eau dont j'ai connaissance. Ceci venant s'ajouter aux cascades du plateau des mines (toujours commercialement inexploitées) et à mon projet. Chaque camp ainsi créé pouvant faire partie d'un ensemble tout en étant indépendant.
* J'envisage comme source d'énergie nécessaire à l'alimentation du camp, L'utilisation sous conduite forcée, d'une partie de l'eau de la chute et captée en amont de cette dérniére, (redéversée bien sûr dans la crique) qui alimentera une micro centrale électrique, non polluante, fournissant de l'énérgie pratiquement gratuite, renouvelable, le tout intégré au paysage de façon à ne pas causer de préjudices à l'esthétique des lieux. Ceci aura, je pense, valeur de vulgarisation et entre totalement dans le cadre des économies d'énergies et des diversifications de leurs sources. D'autre part le détenteur du brevet de ce type de micro centrale est un habitant de MANA, Mr FRANK LASGOUTE. Il y aura de ce fait mise en valeur des capacités créatives locales.
* Cette activité nouvelle sera génératrice de plusieurs emplois, mon propos étant de "vendre Guyanais avec des Guyanais".
* Compte tenu des spécificités d'une partie de la clientèle visée, à savoir en sus des locaux, les scolaires extérieurs au département durant les périodes de vacances scolaires, (camp d'adolescents, FOL, etc...) démystification de la GUYANE et de la forêt amazonienne auprès d'un public jeune, intellectuellement accessible et particulièrement réceptif. Je souhaite proposer dés que les capacités d'accueil du camp seront suffisantes, des séjours de tourisme vert et de découverte du milieu Amazonien Guyanais à des adolescents en provenance de milieux sociaux défavorisés (et ne pouvant donc s'offrir de tels voyages sur fonds propres) afin de les mettre en contact avec une nature certes trés complexe, mais aussi vivante, harmonieuse, équilibrée, où l'homme est confronté à l'absolu, en totale opposition avec les déséquilibres que subissent ces jeunes quotidiennement. En ce sens, copie de la présente est adressée à l'association FRANCE LIBERTE présidée par MADAME DANIELLE MITTERRAND.
* Recherche de produits touristiques nouveaux dans des créneaux étroits mais porteurs tels que pêche sportive du coumarou et de l'aymara en saison sèche, pêche à la traîne aux HATTES, chasse photo etc.....
* Il est encourageant de constater que plusieurs de mes fournisseurs en visite dans le département se sont montrés enchantés par ce projet qui offre un produit nouveau et aptes à m'envoyer une clientèle nombreuse et à la recherche de telles activités.
3) Accès: Pour le moment, seuls, deux moyens permettent l'accès au site:
* Par voie terrestre: Grâce à la pénétrante forestière du P.K. 33 route de PAUL ISNARD au niveau de la scierie C.G.B. Il est à noter cependant que cette piste traverse cette scierie et que la construction d'une courte bretelle sera nécessaire pour assurer la jonction entre la pénétrante et la route de PAUL ISNARD.
* Par voie fluviale: Depuis le PONT PORTAL au P.K. 204 de la R.N. 1 il est possible, en remontant la crique, d'accéder au saut à l'aide de petites embarcations. Cette promenade sera d'ailleurs proposée mais en sens inverse comme produit aux clients intéressés.
Dans un futur proche il est envisageable d'accéder au site par la piste forestière du P.K. 224 ( Route forestière de CRIQUE NAILLE ) soit au moyen d'un layon, soit grâce au prolongement de cette piste vers le sud sur six kilomètres seulement et grâce aux activités des exploitations forestières futures.
4) Activités proposées: Elles s'adresseront à un éventail de clients le plus large possible et qui souhaiteront passer avec un maximum de convivialité, en forêt amazonienne une journée, un week - end ou plusieurs jours agréables. Les diverses occupations proposées viseront à une meilleure connaissance du milieu forestier GUYANAIS et se présenteront sous la forme et avec les infrastructures suivantes:
* Découverte du site des chutes. * Pêche et initiation aux techniques locales de pêche. Promotion en Europe notamment de parcours de pêche inédits avec des buts précis et bien ciblés. * Promenades en canoë. * Initiation à l'orpaillage amateur. * Promenades pédestres sur layons forestiers balisés. * Sentier botanique. * Sentier sportif. *Terrain de pétanque. * Découverte guidée de la faune et de la flore, sorties entomologiques. * Initiation aux techniques traditionnelles de vie en brousse. * Autres activités * Dans le futur, il est envisagé de créer un layon de grande randonnée reliant les vallées du MARONI et de la MANA via le PLATEAU DES MINES, le CAMP PORTAL, la MONTAGNE DE FER. Ceci constituant une premiére, particuliérement attractif au niveau touristique et offrant de multiples possibilités nouvelles. Avec * Possibilités d'hébergement sur place en carbets ou bungalows. * Possibilités de se restaurer et se distraire dans un grand carbet " de vie". * Sanitaires et douches. * Un minimum de confort sera exigé. Des lits seront installés dans les bungalows ou carbets. Le camp sera une base d'où l'on essaimera vers d'autres sites et activités en fonction des désiratas de la clientèle et des possibilités de la saison. La liste d'activités ci dessus n'est pas exhaustive (Ce camp pourrait servir de base de départ à des scientifiques, botanistes ou autres par exemple). * Ce document n'est destiné qu'à donner un aperçu du projet final, la plupart des points évoqués méritant un plus large développement.
* Les activités nécessitant des transports en pirogue par exemple verront les parties transport et logistique confiées à des entreprises locales, déjà installées et ayant fait la preuve de leur compétence telles que GUYANE AVENTURE ou YOUKALIBA EXPEDITION (liste non exhaustive). * Chacun des camps ainsi créé aura, tout en restant indépendant, la possibilité de se regrouper au sein d'une association ou syndicat qui aura davantage de poids pour assurer au niveau le plus élevé la promotion des produits proposés.
* Existence d'une forte demande au niveau local en matière de tourisme vert et d'activités ludiques en milieu naturel.
* Médiatisation très forte de l'entité Amazonienne ( Conférence de Rio, nouvel intérêt pour l'Amazonie, démystification partielle, travaux accrus dans le domaine de la recherche etc.....) * La GUYANE FRANCAISE est la seule partie "Européenne" du continent Sud Américain et se voit donc offert un marché potentiel de 380 000 000 d'habitants.
J'ai donc l'honneur, Monsieur le DEPUTE MAIRE, de solliciter dans cette affaire votre appui et reste à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire que vous jugerez utile.
DEPLANQUE MARIA.
COPIE DE LA PRESENTE A: MADAME MITTERAND PRESIDENTE DE L'ASSOCIATION FRANCE LIBERTE
St Laurent, le 22 11 92
Deplanque Maria 4 Rue Carnot "Au Vieux Broussard" 16 Rue Victor Hugo 97320 St Laurent du Maroni Téléphone: 34 12 04 Télécopie: 34 18 06
Objet: Projet de construction et d'aménagement d'un camp de brousse - Financement.
Comme suite au projet présenté, j'ai l'honneur de vous exposer ci dessous le plan de financement envisagé.
Quelques facteurs encourageants:
*Le projet a été exposé entre autre à deux de mes fournisseurs de métropole présents dans le département récemment. Tous les deux se sont montrés enchantés et ont déclarés être à la recherche de tels potentiels, connaître beaucoup de gens intéressés et être prés à les diriger vers moi. Ce seul élément fait bien ressortir l'existence d'une demande réelle. *Le succès rencontré par les chutes Voltaire, très fréquentées bien que pour le moment aucune infrastructure d'accueil et de fixation des clients ni activité annexe ne soit opérationnelle sur place.
*L'Europe offre un marché potentiel de 380 000 000 d'habitants et la Guyane est la seule partie européenne du continent Sud Américain.
*Forte demande locale d'activités en matière de tourisme vert en liaison avec un fort accroissement de la population.
*Médiatisation de l'entité amazonienne. ( Conférence de Rio - Nouvel intérêt pour l'Amazonie - Démystification partielle - Travaux accrus dans le domaine de la recherche etc....)
.../...
CAMP DE BROUSSE DE SAUT PORTAL
DEMANDE DE BAIL EMPHYTEOTIQUE DEPLANQUE MARIA
PLAN DE FINANCEMENT
Comme suite à la demande de bail emphytéotique à caractère commercial déposé récemment auprès de vos services, j'ai l'honneur de vous adresser ci joint mon plan de financement du projet.
Les infrastructures de ce dernier ne seront pas construites en une seule fois. La majeure partie sera réalisée sur fonds propres.
Dans un premier temps:
*Déforestage d'un hectare de terrain qui recevra l'infrastructure. Coût estimé à 15 000 Fr. Fonds propres. * Construction d'un carbet "de vie" de 70 M² environ payé sur fonds propres. - Dalle en béton - Toiture en tôles - charpente en bois * Construction d'un carbet dortoir d'une capacité d'accueil de 20 lits. Carbet fermé et réalisé sur le même principe que le précédent.
* Les layons de promenade seront réalisés sur fonds propres. Ma politique financière est basée sur une approche prudente. Les revenus des infrastructures de départ (carbet cuisine restaurant et carbet dortoir) devant servir à financer les investissements futurs (bungalows et autres bâtiments). Un appel sera fait aux banques pour le financement de la micro centrale électrique (à hauteur de 50 000 Fr) ainsi que celui des petits matériels indispensables:
* Literie et matériel de couchage. * Matériels de cuisine (en partie seulement). Pour ces deux derniers points, je suis déjà en possession d'une partie du matériel.
Il n'est pas envisagé d'association. La recherche d'aides diverses (subventions, ORAC, ou autres) est envisagée mais non comptabilisée dans le projet. Ce projet, prévu et conçu de longue date, s'inscrit dans le cadre de la diversification de mon activité commerciale actuelle (Je suis gérante du magasin "Au Vieux Broussard" à St Laurent).
Je crois utile de préciser que mon mari est fonctionnaire de L'O.N.F. depuis 9 ans en Guyane, connaît bien la forêt guyanaise et son tourisme particulier. Le poste de mon mari est en passe d'être supprimé. Cet élément l'entraîne dans une logique dynamique de reconversion. Nous avons déjà investi sur fonds propres dans ce département que nous aimons et souhaitons y demeurer.
DEPLANQUE MARIA ST LAURENT, le 30 06 98
DEPLANQUE MARIA / JOËL 11 Boulevard De Gaulle 97320 St Laurent du Maroni Téléphone: 05 94 34 40 76 Télécopie: 05 94 34 18 06 E.Mail: joel@nplus.gf
Objet: Projet de construction et d'aménagement d'un camp de brousse en forêt Guyanaise.
Le projet, tel que conçu à l'origine (1992) est actualisé comme ci-dessous. De par les nouvelles données relatives au volume des arrivages clients, le mode d'accueil, l'évolution des potentiels en terme de sites exploitables dans la proche région (Ma découverte des Chutes Vieux Broussard). Egalement suite aux changements intervenus au niveau professionnel personnel.
Le choix du site avait été et reste déterminé par les critères suivants: a) Unicité et beauté naturelle des lieux. Source d'énergie naturelle non polluante. b) Distance par rapport à Saint Laurent du Maroni. c) Possibilité d'intégration au sein d'un ensemble de supports naturels ou humains assurant un "effet de masse" déclenchant automatiquement une synergie. • La finalité du camp demeure globalement inchangée: Disposer d'une infrastructure d'hébergement en pleine forêt à partir de laquelle diverses activités seront proposées. Et surtout, la conjonction des éléments ci-dessus offre la possibilité de s'adapter et de répondre rapidement à des besoins spécifiques ou activité nouvelle. Recherche de produits touristiques nouveaux et ciblage de clientèle sur des créneaux étroits mais porteurs tels que pêche sportive - plutôt initiatique - du coumarou et de l'aymara en saison sèche (Catch & release), pêche à la traîne (A la demande), aux HATTES et sur le Maroni (St Jean, Ile Portal) chasse photo, aquariophilie, etc. Toutes activités respectueuses du milieu naturel et assurant à la fois sa découverte et sa promotion.
Activités classiques: Elles sont pour l'essentiel identiques à celles proposées dans le document original.
• Activités spécifiques: Comme suite à l'intérêt manifesté par M. GESTIN Alain et le succès remporté par ses premières randonnées en forêt Guyanaise, ainsi que par ma première liaison pédestre des chutes Vieux broussard, de nouvelles perpectives apparaissent nettement au plan du tourisme de grande randonnée en milieu forestier Amazonien. Le camp servira de base ou d'étape lors de l'organisation d'activités spéciales ou de raids forestiers. Le prévisionnel année 1 des seuls arrivages clients amenés par M. GESTIN est de 300 personnes en 5 ou 6 groupes. Ce qui nécessite dés à présent une capacité d'accueil de soixante personnes. D'autres activités plus ciblées seront proposées et pourront faire l'objet de séjours à thème. Je pense par exemple à l'aquariophilie et aux stages de motivation. Egalement, la photo animalière réalisée à partir d'affûts sur site aménagé spécialement à cette fin (Ilots de cultures à gibier). Nous sommes d'ores et déjà présents sur le réseau Internet qui assurera au projet un excellent support médiatique permanent dés le camp lancé. Déjà, en juillet 98, un internaute Européen, spécialiste des voyages pèche me rend visite aux fins d'évaluation des potentialités locales en la matière.
• Perspectives nouvelles: Elles ne seront pas développées ici et la recherche continuera. Dés à présent, le taux de remplissage prévisionnel du camp est plus que satisfaisant sur les seuls créneaux prospectés par M. GESTIN et sans publicité. Des layons de grande randonnée devront être ouverts, balisés et régulièrement entretenus (Contrats à négocier et à passer avec sociétés existantes sur Saint-Laurent). Les diverses courses et autres marathons forestiers organisés emprunteront ces circuits. Ces layons matérialiseront la liaison entre le Camp Portal et:
1. Les chutes Vieux Broussard via la piste de Paul Isnard. L'ensemble des sites naturels remarquables constitué par les chutes Portal, Voltaire, Vieux broussard, présent sur une faible surface créant un centre d'intérêt particulier et cohérent. 2. La montagne de fer sur la Mana, par la forêt. 3. Le Maroni via le plateau Serpent. Ce tracé reliant les deux fleuves permettra d'organiser le "marathon" forestier "MANARONI". Une forte médiatisation s'en suivra. La voie étant ouverte, pourquoi ne pas envisager dans un futur proche de prolonger ce layon jusqu'à l'Oyapock via d'autres sites particuliers remarquables et camps de brousse?
La mise à jour du projet porte principalement sur le fait que le Camp ne travaillera que sur réservation. En sus d'une meilleure réception et d'un confort amélioré, ceci impliquera et permettra:
• Bien meilleure gestion du planning d'occupation clients et des Personnels.
• Nette amélioration du contrôle des déchets. Le Camp Portal sera un exemple en la matière. L'accès au camp étant limité aux seuls clients ayant réservé, la question des détritus se trouvera réduite à sa plus simple expression de par l'élimination de fait des déchets d'origine extérieure. Ceux-ci seront triés à la source, brûlés ou stockés selon leur nature. Régulièrement, la partie non combustible sera transportée à la décharge municipale de Saint Laurent. Nous entendons assumer la pleine et entière responsabilité de la gestion des déchets de nos clients.
• En accord avec l'exploitant forestier la piste d'accès sera maintenue fermée. Seuls les engins de la scierie et le véhicule du camp y circuleront. Les véhicules clients ne seront pas admis. Cet élément est la condition déterminante de la réussite.
• Forte limitation de la chasse tel qu'actuellement ou mieux. Aucune activité cynégétique ne sera proposée à la clientèle. Le personnel du Camp ne sera pas autorisé à chasser sur la zone. Un effort particulier de surveillance sera demandé au gestionnaire en la matière. Ceci permettra d'assurer une activité de chasse photographique dans des conditions de réussite optimum. Un tapir ou autre animal sera bien plus rentabilisé, photographié par X personnes différentes que préparé en sauce, aussi bonne soit-elle!
• Le demandeur du bail emphytéotique reste DEPLANQUE Maria. DEPLANQUE Joël sera fortement associé à la gestion du camp selon les conditions précisées dans les statuts de la future Société d'Exploitation. Un C.V. est joint à la présente.
• Les constructions seront de type traditionnel. Il n'est pas prévu de carbet pour hamacs sauf demande spécifique ponctuelle aisément satisfiable.
• Cette activité nouvelle sera immédiatement génératrice de plusieurs emplois, le propos restant de "vendre Guyanais avec des Guyanais". Un rythme annuel d'embauche d'une personne à profil est le prévisionnel retenu sur les 3 premières années et sur la base des formations spécifiques G.S.M.A. ou autres.
DEPLANQUE MARIA / JOEL
LE DOSSIER EST DEPOSE A LA SOCIETE DES GENS DE LETTRE DE FRANCE HOTEL DE MASSA POUR UNE PREUVE D'ANTERIORITE NON UNIQUE. ST LAURENT, le 25 05 93
DEPLANQUE MARIA 4 Rue CARNOT 97320 SAINT LAURENT
TELEFAX 34 18 06
à MONSIEUR LE PREFET DE REGION GUYANE
OBJET: Camp de brousse du SAUT PORTAL
Monsieur le PREFET de REGION,
Comme suite à la visite du 24 05 1993 dans notre ville de SAINT LAURENT DU MARONI de Monsieur le Ministre des D.O.M. T.O.M, mon dossier de demande de bail emphytéotique dont copie jointe, a été remis à ce dernier.
Cette activité, porteuse, sera à terme directement créatrice de plusieurs emplois et a reçue, dés proposition, le soutien de notre Député - Maire, Monsieur LEON BERTRAND. Les lieux sont inoccupés et à ce jour, font l'objet de ma seule demande. Dans un souci de respect des règlements, je ne souhaite commencer les travaux qu'une fois le bail emphytéotique obtenu (ou toute autre solution légale).
Ce point étant le seul qui conditionne le début de la réalisation de ce projet, j'ai l'honneur de solliciter de votre haute bienveillance, votre intervention auprès des organismes compétents, afin qu'une solution qui me permette de commencer les aménagements sur le site, soit trouvée.
Mon mari est fonctionnaire de l'O.N.F, particulièrement visé par les menaces de suppressions de postes et ne souhaiterait pas, en cas de perte d'emploi, devenir "R.M.Iste". Nous sommes particulièrement réceptifs au discours en Mairie de SAINT LAURENT, de Monsieur le Ministre, faisant appel à l'effort personnel et à l'esprit d'entreprise.
Mon intention première était de vous remettre ce dossier au cours du cocktail à la Mairie, mais je n'ai pas eu, l'opportunité de vous approcher.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet de Région, l'assurance de mes respectueuses salutations.
DEPLANQUE MARIA
2) LIVINGSTONE : UN TRES GROS PROJET INDUSTRIEL.
Bien d'autres courriers ont été adressés aux instances dirigeantes sans le moindre résultat, la moindre petire réponse écrite. Le pire était sans doute d'entendre dans le même temps cette volonté de développement affirmée partout. De nos jours, de même qu'à l'époque, les politiques s'en gargarisent à un tel point que c'en est indécent. Surtout au vu du résultat sur le terrain. Face à cette inertie, me suis-je découragé pour autant ? Pas du tout ! Mon épouse et moi avons continué à développer notre commerce Vieux Broussard SARL. Nous avons embauché du Personnel et fait fructifier l'entreprise. Nous avons mis le pied d'un jeune à l'étrier en lui passant le relais.
C'est à cette époque que nous avons été contactés par Christian, un ingénieur français installé au Chili, passionné entre autre par la géologie et désireux de développer en Guyane une industrie de transformation du granit. Le projet était de taille et débouchait sur la création de 300 emplois directs sur Saint-Laurent du Maroni ! La ville allait en être radicalement transformée. Nous communiquons avec Christian qui part bientôt du Chili et arrive en Guyane, porteur d'une énorme documentation technique et de nombreux prévisionnels. Du matin au soir, nous parlons granit et installation d'une industrie de la roche en Guyane. Parmi une foule de choses, c'est par Christian que j'apprends avec une énorme surprise que le granit a été de tous les temps le matériau le plus transporté sur la planète. Ses applications industrielles sont multiples, qu'il s'agisse du chauffage radient, des utilisations en construction, etc. Ma plus grande surprise dans cette affaire fut lorsque ce même Christian me déclara une chose toute simple, du genre invisible car faisant partie de mon environnement immédiat. Invisible mais tellement évidente... Nous étions au bord du Maroni et regardions de l'autre côté du fleuve en direction d'Albina. Calmement, les mains sur les hanches et tout naturellement, Christian lâcha : "Tu te rends compte, ici c'est la France, l'Europe et de l'autre côté de ce fleuve, c'est l'Amérique du sud. Si avec ça nous ne faisons pas fortune !" Ces quelques mots furent pour moi une révélation. Comment n'y avais-je pas pensé ? L'arbre me cachait-il donc la forêt ? Comme quoi un éclairage nouveau apporté par quelqu'un venu d'ailleurs a souvent les vertus d'un catalyseur ! Au-delà du charme de tous les terroirs, pathétique faiblesse de la routine des gens du cru… L'affaire était bien ficelée, porteuse d'espoirs : Extraire des blocs de granite chiliens, les transporter par mer à Saint-Laurent du Maroni pour les y transformer. Là, ce qui n'était que de la méchante caillasse chilienne devenait une fois sciée, transformée, une roche noble, à haute valeur ajoutée et surtout ESTAMPILLEE DU LABEL EUROPEEN. Et la Guyane, toujours premier port exportateur de containers vides des deux Amériques conquérait un titre de pôle industriel auréolé du caractère Hi Tech de l'activité. Elle devenai par le même coup - outre le CSG - détentrice d'un savoir-faire technique de haut niveau. Christian mit en évidence la façade atlantique de la Guyane, ouverte vers les énormes bassins d'achat que seraient les Etats-Unis et l'Europe. Le besoin en granit travaillé augmentant de 10% par an, le risque de saturation du marché était nul. Intimement convaincu de la faisabilité du projet LIVINGSTONE et toujours animé de l'esprit d'entreprendre - accessoirement "d'oeuvrer pour la Guyane" - , j'aidais Christian de mon mieux et c'est ainsi que le Vieux Broussard se transforma l'espace de deux semaines en mini central téléphonique. Nous sillonnons la jungle et recherchons des affleurements de granit afin d'en identifier la nature et le potentiel d'exploitation. Parfait connaisseur, Christian examinait sous toutes leurs coutures de petits blocs de roches que nous cassions et prenait diverses notes et photos. Le téléphone et le télécopieur chauffent et la Citroën Berlingo du magasin fait plusieurs allers-retours sur Cayenne. C'est ainsi que nous avons rencontré Messieurs Léon BERTRAND, Antoine KARAM, Raymond ABSCHEE, un Commissaire au développement de la Guyane (!) et une poignée de décideurs locaux. Comme leurs beaux sourires faisaient plaisir à voir ! C'est avec une belle unanimité qu'ils prodiguèrent de vifs encouragements. Lorsque Christian évoqua les 300 emplois directs créés, la nécessité de stage de formation aux métiers du granit d'une délégation guyanaise au Chili, Antoine KARAM parla de tapis rouge. L'industrie du granit était forte consommatrice d'énergie. Au diable l'avarice ! Le potentiel énergétique guyanais devrait s'adapter à cette nouvelle exigence ! Les eaux rejetées, étaient totalement non polluantes. Les promesses fusaient, l'horizon était radieux, les poignées de mains on ne peut plus fermes. Tout baignait dans l'huile. Paralysée par le caractère monolithe de l'activité spatiale et à l'instar de la fusée, la Guyane allait enfin décoller. Ce fut Christian qui décolla... Direction Santiago. Nous n'avons pas fait fortune. Adieu projet Livingstone…
Les politiques si soucieux (face aux caméras) du développement de leur "pays" ont-ils manifesté publiquement le même intérêt qu'ils avaient témoigné en privé pour cette industrie ? Ces budgétivores abonnés à la jérémiade permanente, se sont-ils décarcassés pour que cette industrie soit mise en place ? La population guyanaise a-t-elle été informée des démarches entreprises ? Certainement pas ! Ce genre de bilan ne donne surtout pas matière à médiatisation… N'importe quel petit maire de n'importe quel patelin de France ou de Navarre aurait fait l'impossible pour voir s'installer une telle industrie. Pas en Guyane… Des centaines d'emplois…De toute évidence, la Guyane est au-dessus de ce genre de peccadille… De ce Commissaire au développement de la Guyane, nous n'entendîmes plus jamais parler. Je me demande d'ailleurs ce que ce type dont je n'avais jamais connu l'existence auparavant peut ou a bien pu bien développer. L'inventaire sur le terrain est vite réalisé... Vous avez dit Commissaire au développement ? Pourquoi pas un caporal chef, un maréchal, ou un amiral ? Le projet était des plus sérieux et aujourd'hui encore je me demande ce qui a bien pu bloquer, coincer. Mais en Guyane y-a-t-il quelque chose ne coinçant pas ?
L'installation d'une telle industrie était prévue sur Saint-Laurent du Maroni et se chiffrait en centaines de millions de dollars. Au-delà des emplois directs, l'activité créait des emplois induits par centaines. La création d'un port en eaux profondes aurait été nécessaire et nous en avions étudié la possibilité de son aménagement dans le région de la crique Coswine. C'est la vie de toute la Guyane et pas seulement saint-laurentaise qui en aurait été définitivement et profondément transformée, certainement au détriment de Cayenne qui serait néanmoins restée la capitale administrative. L'image de la Guyane en aurait été nettement améliorée.
La Guyane me laisse sur ma faim même si j'y ai passé des moments extraordinaires. Ses politiques, ses attentes éternelles m'ont totalement et définitivement désabusé. Je ne peux m'empêcher toutefois de penser que de par sa taille gigantesque, le projet Livingstone a fait peur à une camarilla de roitelets locaux soucieux de protéger leur petit "royaume". Oui mais, combien d'autres projets de taille plus modeste connaissent le même sort ? Combien de millions d'euros retournent chaque année dans l'hexagone sous prétexte que de vaillants gratte-papiers et autres pousse mégots n'ont même pas été foutus de concocter un dossier dans les règles ?
Je ne puis affirmer que cette affaire du projet Livingstone a participé Maria et moi à nous décider de quitter la Guyane et d'aller nous investir en terre plus hospitalière. En tous cas, elle ne saurait nous avoir encouragés à y rester. Nous ne sommes pas il est vrai du genre à vouloir faire le bonheur des gens contre leur volonté. Pas d'acharnement thérapeutique donc…
Mais depuis, que s'est-il donc créé à Saint-Laurent du Maroni et dans la région ?
Une magnifique boulangerie cafétéria a été créée à Saül, en pleine jungle. Elle n'a jamais produit le moindre pain. 723 000 € offerts par le généreux contribuable…
Une nouvelle église aussi luxueuse qu'inutile à Saint-Laurent du Maroni. 900 000 €, en grande partie financée par les mêmes gentils foyers fiscaux.
Une usine construite sur un sol non stabilisé et qui paraît-il, s'enfonce… Coût inconnu, retombées nulles en terme d'emplois.
Un cours de tennis en bois de Guyane au coût approchant le million d'euros. Une priorité ?
Il serait particulièrement malhonnête de ma part de ne pas parler ici d'une réalisation faisant honneur à la commune de Saint-Laurent du Maroni. Il s'agit d'une construction d'un style architectural totalement révolutionnaire, défiant les lois de la pesanteur, d'une conception nouvelle en terme d'esthétiqueque seul un visionnaire passionné pouvait concevoir à l'apogée de son génie : Je veux parler du marché au poisson de Saint-Laurent du Maroni, un édifice Hi-Tech, à la pointe de la technologie. Aération d'une esthétique incomparable, aspect gracieux des lignes, équilibre parfait des formes, noblesse de la tôle ondulée, parking spacieux et avenant... Tout y est ! Comme ils doivent être fiers les saint-Laurentais d'aller faire leurs emplettes à écailles dans un tel édifice ! Tous pourront remarquer la totale prise en compte par les constructeurs de l'absence de vent dans la conception des superstructures. Un bel exemple à méditer !
A la Poste, les files d'attente sont de plus en plus longues pour toucher la manne des allocations familiales. Les rues des villes sont toujours aussi sales et percluses de nids de poules. Les routes d'accès aux rares sites touristiques sont dans un état pitoyable. L'insécurité, le chômage, l'orpaillage clandestin et le carnaval ininterrompu sévissent. Et pour couronner le tout, pour prétendre sortir la Guyane du bourbier dans lequel elle se débat, on parle d'ouvrir un casino. Pauvres margoulins, tristes tropiques ! Comment osez-vous encore apparaître en public ? Comment pouvez-vous penser qu'on vous accorde le moindre crédit ? Alors, quand j'entends dire par un abruti quelconque que je n'aime pas la Guyane, que je n'ai rien fait pour elle, je ne prends même pas la peine de lui répondre que si chaque "guyanais" avait fait autant que moi pour "son pays", elle ne serait pas dans la triste situation qu'on lui connaît. Quant au gang des politiques, décideurs, ramassis de chapeliers et autres branle-bouillies, je les mets tous dans le même sac, confusément mélangés. Faudrait-il y adjoindre un gros bloc de granit et une fois le sac bien ficelé, balancer le tout dans une rivière bien turbide, quitte à la polluer ?
A-t-on jamais vu de telles outres de suffisance et de stupidité ? Il est de nombreux pays, bien moins sous perfusion qui accueilleraient à bras ouverts n'importe quel investisseur ! Pas la Guyane… On y préfère dépenser allégrement d'outranciers frais de fonctionnement, parader en 4x4 tout en pantouflant dans les administrations et développant des projets dont on est certain qu'ils ne marcheront pas. Au lieu d'encourager les initiatives, l'esprit d'entreprise on dresse une barrière d'inertie devant l'investisseur potentiel. Et ensuite, on chiale... Pathétique ! Oui, je crois qu'il existe en Guyane une puissante volonté de non développement. Oui, quand j'entends un pantin guyanais quelconque affirmer qu'il souhaite oeuvrer pour "son pays", je suis pris d'une irrépressible envie d'uriner.
Sur le quai de la gare Patience, le peuple guyanais attend toujours le train du progrès sans savoir qu'il n'est pas encore parti...
Mais... (Car il y a toujours un mais...).
La Guyane reste encore une région où l'investisseur pourra se réaliser. La problématique reste la spécificité de ce département en ce sens que les embûches auxquelles l'entrepreneur sera confronté sont "typiquement locales". Ceci pour dire que la personne arrivant avec des schémas pré-établis devra s'adapter obligatoirement. Honnêtement, si j'avais le choix entre la métropole et la Guyane, je choisirais sans hésitation la Guyane ! Sans doute parce que j'y ai déjà vécu et suis à même d'y être plus "manoeuvrant" qu'en France hexagonale ?
La Guyane exigera de la patience, de la tolérance, compréhension et surtout... ténacité. Moyennant quoi, si vous êtes dans le bon créneau, ça ne pourra que marcher. En dents de scie cependant...
Les échecs y sont nombreux. Plus qu'en France hexagonale ? Ca se discute d'autant plus qu'il conviendrait de connaitre le taux de réussite des guyanais établis en métropole !
C'est sans doute là que les facultés d'adaptation jouent à plein ! Non, le fait qu'il soit marqué dans les manuels "Guyane : Département français" n'est pas suffisant.
Commentaires :
09/08/2007 - - Guyane y investir? Et ça coince !! un beau refus du conseil général pour une demande de dérogation sur la limite des 35 m de la route , je demandais le positionnement a 33 m, résultat 8 chambres au lieu 10 .Ca démarre bien ! .
Réponse : Je me marre... Et ce n'est qu'un début ! Les tontons macoutes savent aussi se montrer pointilleux ! Comme ça leur donne bonne conscience et qu'ils en ont besoin, ça risque de durer. Tiens-nous au courant...
26/02/2007 - - Investir en Guyane ? Un ami a voulu s'installer pour monter une succursale d'une importante société de bois. Français, il ne voulait pas s'installer au Brésil... mais c'est ce qu'il a fait ! Il m'a dit: "c'est impossible de faire quelque chose de sain ici". Eh oui, il fallait graisser les pattes, et sans doute (pour utiliser tes images) s'auto-graisser le croupion (à inclure dans le budget prévisionnel...). Moralité ? Il est venu au Brésil et fait vivre tout un village. Le meilleur pour La morale: cet homme a fait venir en un an plus de médicaments que la Croix Rouge en dix ans ! Altruisme ? Non: efficacité économique... Une remarque sur ton "Commissaire au développement". Hénaurme bourgeois de Cayenne, une grande part de sa fortune repose sur le trxxx de xxxx. Et tout le monde le sait...!! Comme quoi, je ne sais pas si les bons investissements à faire en Guyane sont ceux qu'on croit.
Pour finir, je crois qu'il ne faut pas mettre tous les fonctionnaires dans le même panier. J'en ai croisé beaucoup qui se lamentent autant que toi de la situation. Mais, des métros m'ont dit. "Si je dis ce que je sais [sur la corruption massive], au mieux je repars en métropole, au pire, j'ai un contrat sur la tête"... On comprend que tout cela reste anonyme, non ?
Alors beaucoup partent de Guyane totalement écoeurés... et certains se vengent sur les guyanais qui n'en peuvent mais, confondant ainsi leurs "élites" avec le petit peuple.
Il y a un fruit bien étrange de la colonisation qui veut que l'on préfèrera toujours ces incapables à des métros. C'est comme ça la Guyane.
Il est alors bien commode pour les guyanais de penser et dire que les étrangers sont la cause de tout ce qui va mal en Guyane, comme Le Pen le fait en France métropolitaine. C'est ce qu'on appelle un bouc-émissaire... (et non un beau commissaire) ... Mais sans cette masse de gueux en guenilles exploités jusqu'au trognon, qui "eux" travaillent, que serait la Guyane aujourd'hui? les "élites" ne veulent que des projets qu'ils contrôlent de A à Z, non des "développeurs" blancs... C'est ça la réponse à ta question...
Ton projet, tu aurais pu (du?) le monter au Brésil.
jeff
Réponse : J'ai préféré le Québec...
27/02/2007 - - Investir en Guyane ? Bonjour j’ai subi le même parcours mais au bout de 2 ans je leurs est dis flûte (onf.ctg.L B .mairie de roura,matoury,montsinery)( pour être poli) et utiliser une autre méthode. Résultat mon projet touristique est en bonne voie en 3 mois de temps .Un petit projet certes 10 chambres route des plages a Remire , le foncier est acquis et le permis de construire déposé . Marc de Reims .
Réponse : OK. Il serait intéressant que tu divulgues la méthode. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir où ça va coincer (Parce que ça va coincer. Forcément). Tu dis attendre le permis de construire ? Sans doute un début de piste.... Tiens-nous au courant... Tu es métro ?
23/03/2007 - - Guyane y investir? Je me doute un peu qui il y aura un certain blocage avec le permis de construire. La solution pour faire avancer mon projet était d’acquérir un bien privé ou les interlocuteurs ne pouvaient intervenir avec un COS raisonnable . Pour répondre je suis métro et je travaille quelques mois par an à Cayenne depuis 15 ans. Je vous tiendrai informe de la suite du projet . Salutations Marc .
30/01/2008 - - Guyane y investir? Je vous souhaite un bon séjour au Québec!!!!!!!
22/03/2008 - - Guyane y investir? Pour la commune d'Apatou, il existe un moyen de dévellopper durablement. Les biocarburants à base de canne à sucre peuvent etre cultivé dans cette region. Evidement, nous ne devons pas deforester la commune mais consacrer une partie du territoire (hypothese 15 km² environ). Et à cette occasion, on pourra implanter une usine de distillerie moderne pour la transformation de la canne à sucre en biocarburant. Avec les dechets c'est à dire les fibres, nous pouvons encore ajouter de la valeur par exemple les fibres pour faire du papier...etc La quetion qui se pose, à qui pouvons nous vendre le biocarburant? Une des raisons est sans doute motivé par la difficulte desservir l'interieur de la guyane(continuité intra territoriale). Oui, la desserte par avion ou par pirogue à l'interieur des terres peuvent etre un marché propice pour les biocarburants. Et en plus, notre voisin geant (bresil) a trouvé son compte en develloppant la technologie de transformation. Ils peuvent sans doute effectuer un transfert de technologie ou bien investir, installer une ou des usines de production bioethanol. Je pense que nous devons utiliser l'handicap de la guyane (grandeur du pays par rapport à la population) comme un atout pour notre developpement economique.
Réponse : Pourquoi se limiter à la seule canne à sucre ? Et de surcroit à Apatou ? Le climat guyanais permet de réaliser un grand nombre de petites unités de production de biocarburant ! Ce, à partir d'algues produisant 50% de leur masse en huile et ce, avec des récoltes ayant une rotation d'une semaine ! Chaque ville ou village pourrait être doté d'une unité de production, voire même un particulier ! Tiens, je vais faire un dossier sur ce sujet !