Meurtre d'un garimpeiro sous les fenêtres du sous-préfet...
La triste nouvelle est tombée dans l’indifférence quasi générale. Et pour cause !
Après le film "Pirates des Caraïbes", voici les pirates du Maroni. On parle même d'abordage. Les faits ? Que du grand classique en cette terre d'espace et de communication ! Règlement de comptes entre trafiquants, brésiliens clandestins néanmoins armés et se livrant à leur petit trafic de matériel destiné à alimenter les sites d'orpaillage clandestins. En plein week-end, de surcroît juste vers la fin de la sieste, et le pire, à proximité de la résidence du Gouverneur. Pardon, de Monsieur le sous-préfet…
Ne manque que le capitaine Crochette, la jambe de bois, un borgne et le seau de son… Un peu comme si l'affaire était nouvelle ! Messieurs les informateurs, l'aspect fracassant de vos titres ne dissimulera pas la triste vérité. Chacun sait que ce genre d'incident est relativement fréquent ! Tout comme les braquages sur la RN1, la route de l'Est, etc. Même la forêt il n'y a pas si longtemps synonyme d'harmonie est devenue une zone dangereuse. Difficile désormais de se livrer à une partie de chasse sans risquer de retrouver son véhicule pillé. Au mieux… Adieu, Eden primitif… Un garimpeiro de moins, c'est écologiquement positif même si personne ne peut se réjouir de la mort d'un homme.
Avouons tout de même que ça fait tache ! Ca fait tache simplement parce que ce meurtre a été commis sous les fenêtres de la sous préfecture. Le reste du temps - et vraisemblablement plusieurs fois par semaine -, ce genre de plaisanterie se passe en forêt, loin des regards indiscrets. En famille, quoi… Cette fois, c'est là, presque sur le rivage de Saint Laurent du Maroni station verte que l'on ferraille allégrement et sous les yeux de tout le monde. Pourquoi se gêner ? Quels obstacles crédibles (Autres qu'un rempart de containers) ont été mis en place pour juguler, inverser cette immigration criminogène ? Les opérations anaconda ? Simple enfantillage à but médiatique. On amuse le gogo dans sa chaumière avec de la destruction de quelques moteurs. Et le gogo est content : Exotisme, lutte contre la destruction de l'environnement, l'immigration clandestine, plusieurs services réunis pour une même cause. Et le gogo de base de s'endormir rassuré dans son Sam Suffit… Il a vu une jungle hostile, des uniformes, de la boue, de la fumée. Au fond de son HLM il se dit qu'il y a plus malheureux que lui et soudain, il se considère comme chanceux, presque nanti. Mais comment un Etat qui se gargarise d'être de droit et donne des leçons à tout le monde a-t-il pu arriver à un tel stade ? Faute d'avoir le courage et la volonté politique de se doter et d'appliquer des moyens de lutte de type sud-américains à une délinquance sud-américaine. Car enfin, ce n'est pas le clandestin de base qui a les moyens de s'offrir des pelles mécaniques ! Le malheureux a un casier judiciaire long comme un jour sans couac et se retrouve souvent réduit à l'état d'esclave (Par qui ?...).
La bonne question est de se demander à qui profite le crime : Partis politiques, notoriétés locales, opportunistes prêts à brader à n'importe qui et à n'importe quel prix "leur" Guyane pourvu que ça leur rapporte suffisamment pour se saouler la gueule et se vider les burnes dans le premier bouge tropical venu ? Cette engeance ne voit pas plus loin que le bout de son nez (Doux euphémisme...). La jungle amazonienne attire bien des convoitises. Les envahisseurs qui arrivent et occupent le terrain ne sont pas des tendres. Ils trouvent parfois une assistance chez la chorale larmoyante des droits-de-l'hommistes en tous genres. C'est bien connu qu'en Guyane, il y a de la place pour tout le monde ! Et puis, le département n'est-il pas sous-peuplé ? Certes, mais est-ce une raison pour le laisser se peupler de toute la callera sud-américaine ? Imaginons une personne vivant prés d'un dépotoir et collectant les détritus, les tolérant chez elle. Un jour et à à force de stocker la merde, elle se réveillera dans un chiotte ! C'est inéluctable.
A qui profite le crime... Et si les pistes ci-dessus n'étaient qu'une partie immergée de l'iceberg de la corruption ? Si tous ces niveaux de type mafieu existaient, composant une nébuleuse au sein de laquelle chaque maillon recevait sa rétribution en fonction de son rang, de ses pouvoirs, de ses moyens ? Et si ceux qui décident étaient les mêmes à qui le crime rapporte ? Car finalement, opérations anaconda ou pas, force est de constater que le nombre de garimpeiros augmente plus ou moins proportionnellement à la quantité de forces prétendument déployées pour lutter contre eux. L'affaire semble juteuse. En outre, la Guyane c'est loin, ça se passe sous couvert forestier et couvert par des médias à la botte. Ce n'est donc pas une question de nombre mais de moyens et surtout de volonté politique. Personne n'a oublié l'époque héroïque où nos gendarmes n'avaient même pas de coque alu ?
Christiane TAUBIRA elle-même a reconnu un jour mais je ne me souviens plus exactement en quels termes que de tous temps l'orpaillage a été criminogéne. Difficile de la contredire sur ce point.
Pauvre garimpeiro de 34 ans, tu es mort pour rien et ta cause est déjà partie dans le torrent de boue de ton sluice. Personne ne te pleurera. Finalement et en-dehors de ta famille, le seul qui fera preuve d'un peu d'aménité et de compassion envers toi, c'est moi. Tout simplement parce que si pouvoirs j'avais d'arrêter cette pitrerie, le l'arrêterais et tu serais peut-être encore de ce monde. Bien sur, il y aurait un peu d'hémoglobine versée, quelques pleurs et grincements de dents mais : Il en serait enfin fini de la faiblesse coupable. L'ordre et l'harmonie régneraient de nouveau sur la forêt guyanaise. Le guyanais ne serait pas minoritaire chez lui. L'Etat français pourrait parler tête haute au lieu de se gargariser à la couleuvre comédienne.
Arrêtez donc d'amuser la galerie et de vous ridiculiser avec vos méthodes humanistes ! Avec les renards, on renarde. Simon Bolivar disait que toute compréhension à l'égard du vice est une insulte à la vertu. La solution est simple, le prix à payer est peu élevé : Quelques hélicoptères de combat en appui aérien. Au sol, l'armée et la légion avec des consignes de nettoyage aussi dures que claires neutraliseraient toute velléité de résistance et inverseraient brutalement et sans état d'âme le flux migratoire sans espoir de retour. Sur la base des renseignements collectés, les douanes et services fiscaux se régaleraient en escalade sur les filières. Des gendarmes enfin dotés de moyens et de pouvoirs adéquats au lieu d'être entravés dans de ridicules considérations de procédure. DU BILAN ! Et que tombent les têtes aussi grosses soient-elles !
Faute de quoi, l'orpaillage - ou plutôt l'ORPILLAGE - ne finira qu'en même temps que la ressource. Ne resteront alors à la France, à la Guyane que la honte de l'inaction coupable, les malades de Minimata sur Maroni à soigner, une forêt remplie de cadavres, durablement et irréversiblement détruite. Et vous, préfet, sous-préfet et autres pseudo responsables, votre képi souillé par la mauvaise graisse et les couleuvres avalées avant que d'être régurgitées au bas peuple aura retrouvé toute sa prestance. Pour le moment, alors que l'heure exige d'être romain vous n'êtes même pas italien, bande de sinistres glands pathétiques. Votre politique de lopettes fait de vous la risée de toute l'Amérique du sud et même au-delà. Que vous le vouliez ou non, votre faiblesse est coupable d'avoir trempé vos mains moites dans un bain de sang.
Commentaires :
20/09/2007 - - Pirates sur MaroniLe probléme reste entier, pour qu'il y ai prise de conscience, il faudrait que conscience il y ai... Est-ce vraiment grave d'avoir un homme assassiné devant les fenêtres du sous-préfet, quand on a une telle quantité de "je m'en foutiste" au m²? Personne ne veut insuffler un élan pour pouvoir développer ce département, l'état se contente de placer des pions immobiles, les "décideurs" locaux de vouloir faire déplacer ces pions, les investisseurs Antillais de prendre en mains l'économie du département, les étrangers de s'occuper des mines naturelles (Placers auriféres, placers CAFiens, placers RMIens), les syndicats d'être persécutés et le "Guyanais" de surtout éviter de s'impliquer! Nous en sommes encore à chercher un fautif, alors que nous devrions établir un plan de combat.La société Guyanaise était et demeure semblable à une nuée de moucherons devant le faisceau d'une lampe de chasse, volant sans trajectoire précise, mais toujours dans la lumiére... artificielle! La réalité reste néanmoins la même, une décharge de plomb tue un brasilo-garimpo-clando-exploito, mais la magnifique forêt Guyanaise a assez d'arbres pour se cacher derrière.
Réponse : Tout ceci est hélas vrai. Tant qu'on n'aura pas fait sauter le cartel de tocards "gérant" ce département... Mis en place un objectif ou un idéal commun autre que se faire engrosser à tour de bras pour mieux aller prélever les allocs une fois par mois... En attendant, la Guyane il n'y a pas si longtemps si tranquille glisse chaque jour un peu plus vers l'anarchie. Combien de temps encore restera-t-il suffisamment d'arbres pour la cacher ?
20/09/2007 - - Pirates sur Maroni Je crois que le plus difficile à avaler dans cette histoire c'est que nous disposons d'ores et déja des outils législatifs, humains et financiers pour endiguer ce phénoméne. C'est juste un probléme de volonté! On ne me fera pas croire que tous les orpailleurs qui changent leur or à Cayenne sont tous des légaux! Ni que les employés des sacro-saintes institutions CAFiennes et autres aides diverses sont cons au point de ne pas voir les contre-sens dans beaucoup des dossiers qu'ils montent. Déja le contröle des agences de transfert de fond vers les pays étrangers permettrait peut étre de ralentir l'hemorragie d'argent frais qui ne sera pas réinvestit dans le département. Et aprés on dira que la France ne participe pas au développement des pays étrangers? Le Nordeste et Haiti doivent étre batis en moitié avec des fonds Français expédiés par leurs compatriotes "travaillant" ici. Peut étre qu'il faudrait monter des camps de militaires et légionnaires sur certaines zones de l'intérieure comme Ipoussing ou Dorlin ou Citron et même peut étre Saint-Elie... Mais quelles idées saugrenues ! Je suis vraiment naïf! Quoique...
Réponse : Tu te dis naïf... Je verrais bien quant à moi quelques garimpeiros capturés occupés à réparer gratuitement une partie des dommages causés à l'environnement. Je les ferais aider par les dandies précieux locaux qui les manipulent en amont. Toute cette racaille enchaînée dans la boue, nourrie à la tâche. Un mois de stage hyper intensif avec à la fin, un retour au Brésil pour les uns, la confiscation des biens et la déchéance de la nationalité française pour les autres. Régime jockey pour les danseuses en souliers vernis. Alors, suis-je naïf ou romantique ?