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GUYANECHO
Guyane, Amazonie française
Sans langue de bois ni complaisance
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Guyane : Bordel généralisé et/ou organisé ?

22/10/2007 - Lu 1533 fois
Une situation de plus en plus pathétique.
L'orpaillage clandestin conduit en Guyane à une situation de plus en plus pathétique. Ce que j'ai lu sur http://www.solidarite-guyane.org/SOS_Cayode.htm et aussi http://www.solidarite-guyane.org/SOS_Cayode.htm m'inspire les commentaires suivants :

Chaque jour la situation se dégrade en Guyane.
Chaque jour, on croit avoir touché le fond.
Chaque jour, on se dit que ça va s'améliorer.
Chaque jour, on fait semblant d'y croire.
Chaque jour, la Guyane s'enfonce un peu plus dans l'anarchie.

Après une fusillade sur le Maroni ayant aboutie au meurtre d'un garimpeiro sous les fenêtres du sous préfet de Saint-Laurent du Maroni, les braves orpilleurs brésiliens défrayent de nouveau la chronique.

Des coups de feu ont été tirés entre clandestins et une poignée d'amérindiens tentant de les empêcher de rejoindre leur zone d'exploitation illégale. Il faut savoir que nous assistons depuis plusieurs années à une recrudescence continue de l'activité d'orpaillage en Guyane et notamment dans la région du haut-Maroni. Les conséquences sur l'environnement sont catastrophiques. Il en va de même quant aux répercussions sur la santé humaine. Les taux de mercure et de déthylmercure chez les jeunes enfants augmentent considérablement. C'est ce que nous pouvons lire sur le site de solidarité Guyane.
http://www.solidarite-guyane.org/Pollution%20Amazonie.htm
Nous citons : "Les populations Amérindiennes du bassin du Maroni et de ses affluents, principalement le Tampoc, sont victimes d'empoisonnement au mercure. Ce dernier est utilisé par les orpailleurs (chercheurs d'or) pour amalgamer les paillettes d'or, puis ils chauffent l'ensemble. Le mercure s'évapore et en refroidissant retombe et pollue tout l'environnement, principalement les cours d'eau. Ainsi des dizaines de tonnes ont été répandues.
Tout le milieu aquatique est ainsi imprégné de mercure. Toute la chaîne alimentaire est touchée, surtout les poissons carnassiers (huluwi, aïmara, mitala et piraïe) qui constituent une grande part de l'alimentation des populations Indiennes. L'eau des cours d'eau est rendue boueuse par le brassage des alluvions. De nombreuses maladies intestinales résultent de cette exploitation.
De nombreuses analyses de l'INSERM et de l'IVS, pratiquées sur les Indiens Wayana, ont confirmé ce que nous dénoncions depuis plusieurs années : le niveau de mercure est jusqu'à 2 fois supérieur au seuil fixé par l'Organisation Mondiale de la Santé. Des incidences génétiques sont inévitables. L'examen d'un certain nombre d'enfants a révélé, entre autres, que leurs réflexes étaient déjà altérés et cela va s'aggraver.
De plus, cet or ne profite même pas aux Guyanais (les concessions sont accordées à des groupes nord-américains qui emploient du personnel brésilien, dans leur communication interne ils se vantent d'avoir des coûts d'extraction 2 fois moins élevés qu'au Surinam voisin, car en Guyane il n'y a pas de contraintes d'exploitation appliquées ( notamment les bassins de décantation et la remise en état des sites)."
Qu'on se le dise : Cette situation plus que déplorable n'empêche nullement Ariane de décoller et là est l'essentiel. Le reste, disons-le tout net, tout le monde s'en fout.
Bref, nous ne nous étalerons pas ici sur ce triste sujet largement médiatisé par ailleurs. Nous ne pouvons que constater et déplorer le pathétique d'une situation qui a dépassé depuis longtemps les limites du ridicule acceptable.
La loi de la jungle et l'anarchie s'installent lentement mais sûrement dans la région.
 Aucun moyen de communication avec les services de secours
Les ressources alimentaires se raréfient à cause de la pollution des exploitations aurifères
Il n'y a plus de docteurs… Les instances de santé boycottent le village (plus de passage de médecin depuis un an…
Des contrats lancés par des brésiliens existeraient sur les têtes de quelques jeunes amérindiens parmi les moins passifs…
Les orpailleurs clandestins deviennent de plus en plus agressifs. Tout récemment, des enseignants du haut-Maroni ont fait valoir leur droit de retrait suite à la fusillade évoquée ci-dessus…

Voici donc brièvement exposé le scandaleux bilan de la gestion de nos divers dirigeants et autres prétendus responsables.
Face à des hordes de pillards sans foi ni loi, connaissant bien le milieu naturel guyanais qu'ils pillent sans vergogne et en quasi totale impunité nous opposons timidement une politique de ventres mous démocrates se gargarisant ostensiblement des vertus d'un Etat s'auto-affirmant de droit.
Ce faisant, ils montrent le mauvais exemple aux pays voisins se font la risée du continent sud-américain. Leur incapacité à mettre en place une réponse véritablement adaptée aux exigences qu'appelle la situation du terrain est depuis longtemps assimilable à de l'incurie. Ce que nous ne pouvons que qualifier de lâcheté coupable aboutit :
Disparition et raréfaction de la faune sauvage, source séculaire de l'alimentation des populations autochtones.
Contamination de celle-ci aux métaux lourds.
Graves incidences sur la santé humaine. Solution prônée par un soleil local, pseudo responsable : "Ils n'ont qu'à modifier leur régime alimentaire"…
Anarchie et insécurité croissante sur l'ensemble du territoire décourageant tout investisseur potentiel.
Trafics en tous genres. Drogue, armes, prostitution…
Aucun retour positif pour la Guyane.
Disparition progressive des services publics.
Etc.
En résumé, l'état français se ridiculise. Il n'accomplit pas les tâches régaliennes qui lui sont imposées par la Loi et peut être considéré comme coupable de non assistance à population en danger. Plus tard pourra s'ajouter la notion encore floue de crime contre l'environnement.
Car enfin, un fonctionnaire d'état, qu'il soit médecin, enseignant ou autre n'est pas rémunéré pour se faire tirer dessus ! Les populations - qu'elles soient autochtones ou non - ont toutes le droit de vivre dans un environnement naturel sain. La France est un pays riche qui - nous semble-t-il - a largement les moyens de faire respecter ces principes simples.
Les opérations médiatiques de type anaconda font la preuve de leur manque d'efficacité. Plus il y a de gendarmes impliqués dans ce qui est présenté comme une lutte contre l'orpaillage clandestin et plus il y a de garimpeiros sur le terrain ! Ce n'est pas en envoyant sur le terrain des Personnels non formés au milieu naturel dans lequel on les jette, fleurant encore bon l'Airbus qu'une issue sera trouvée. Ceci n'est pas sérieux !
Combien de gendarmes disparus en service à ce jour en Guyane ?
Nous sommes quant à nous depuis toujours partisans d'une politique nettement plus musclée permettant d'encadrer efficacement l'orpaillage légal et d'éradiquer le fléau du clandestin. Pour ce faire, au lieu de refiler en douce et dans le plus fidèle tradition du barbouze de pissotière quelques "responsabilités" de maintien de l'ordre forestier au premier tonton macoute local venu, fut-il orpailleur de son état, il conviendra de faire appel à l'armée, y compris la légion étrangère. Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'elle n'a pas le droit d'intervenir sur le territoire national ! Elle intervient bien en Côte d'Ivoire ou ailleurs… Au fait, resterait-elle passive en cas de crise grave sur Kourou ? Bien sûr que non, étant là pour ça. Faut-il donc croire qu'un lancement réussi d'une Ariane est plus important que la santé en les conditions de vie des populations ?

Les dinosaures n'ont pas su s'adapter et ils sont disparus. Nous militons dans le sens d'une réponse sud-américaine à des pratiques de ce type et préconisons donc :

Filtrer sévèrement le trafic fluvial, routier et aérien de façon à couper les placers de leurs sources d'approvisionnement.
Parallèlement à la mise en place de ce blocus, donner un délai de quelques jours ou semaines aux garimpeiros pour plier bagage.
Dés l'expiration de cet ultimatum, réprimer sans état d'âme et avec la plus extrême fermeté toute résistance et refus d'évacuer.
Le terrain une fois nettoyé, procéder à un travail en profondeur au plan administratif et notamment fiscal. Remonter les filières de l'orpaillage et faire payer les coupables.

Que la sempiternelle chorale des pleureuses admette une bonne fois pour toutes qu'on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs ! Les garimpeiros savent aussi s'entretuer sans aide extérieure et ne connaissent que la loi du plus fort. La démocratie ne consiste pas seulement à laisser faire et il convient parfois de faire preuve d'un peu d'autorité. Toute politique nouvelle, aussi dure et violente soit-elle ne fera jamais autant de décès que le maintien du laisser aller criminogène actuel. Par leur politique d'asexués, les décideurs sans tripes ni convictions participent activement à la dégradation de la situation. Ils ne pensent qu'à leur plan de carrière et sont COUPABLES. Ce sont eux qui incitent au trouble de l'ordre public, par lâcheté, manque d'intérêt. En d'autres lieux et autres temps, ces sinistres guignols auraient été dénudés, enduits de goudron puis roulés dans des plumes et baladés derrière une voiture poubelle sous les quolibets de la population. De nos jours, ils ont des galons, des titres, logements de fonction et une retraite assurée. Les responsabilités...

Car une fois la Guyane vidée de son or, une fois la ressource épuisée, que restera-t-il d'autre qu'une nature dévastée, polluée, définitivement ruinée, un milieu naturel et des populations contaminés de façon irréversible, un peuple condamné à devenir des réfugiés environnementaux ? Au pays des droits de l'homme, ça risque de faire un peu tache, non ?

N'êtes-vous pas fatigués par les discours soporifiques à votre attention ? Ce ne sont en fait que des haussements d'épaules déguisés. Ne nous voilons pas la face, la faiblesse et l'inadaptation des politiques mises en place et poursuivies à ce jour menacent votre survie et le maintien de votre mode de vie. Vous êtes placés de facto en situation de légitime défense et vous avez non seulement le droit mais le devoir de réagir.

La sécurité ne se sollicite pas, ne se mendie pas; elle s'impose et vous devez agir dans ce sens. Il appartient aux autochtones et au-delà à tous ceux se sentant concernés par la déliquescence de la situation de prendre leur sort en main. Demain il sera trop tard et l'heure n'est plus aux batailles de boulettes de papier mais plus que jamais à l'action ! Il convient de frapper là où ça risque de faire le plus mal. Montrez partout et dénoncez vigoureusement le décalage existant entre les déclarations ronflantes et les réalités du terrain ! SORTEZ DE VOS RESERVES ! Descendez sur Cayenne, femmes et enfants en tête (Nous verrons bien quel type de représailles seront ordonnées contre femmes et enfants par l'Etat dit de droit) ! Bloquez l'aéroport de Rochambeau, empêchez tout mouvement d'avions et si le besoin s'en fait sentir, faites un détour par Kourou qui est aussi chez vous !

Convoquez la presse sans oublier de filmer vous-mêmes vos manifestations ! Déplacez le combat sur d'autres terrains et notamment celui d'une large publicité. Diffusez sur Internet ! Médiatisez au maximum ! N'attendez pas que les ronds de cuir se bougent un postérieur alourdi par les primes et la mauvaise graisse, prenez votre destin en mains.

Le but de cette action n'est certainement pas de participer au bordel ambiant mais de tenter d'y mettre un terme. Ce n'est qu'à ce prix que les politiques vous prêteront une oreille attentive et que l'ordre républicain plus que bafoué par de pitoyables atermoiements pourra enfin être restauré en Guyane.


Citations :
La forêt précède l'homme, le désert le suit.

Le plus court chemin de la barbarie à la décadence passe par la civilisation.

C'est avec émotion et colère que je pense à mes amis amérindiens de Guyane souffrant de cette situation. Oui, votre cause est juste.


Ce jour 22 octobre nous mettons en ligne un courrier rédigé par des habitants de Maripasoula (Vu sur le courrier des lecteurs du site blada.com). Ce courrier pourrait se passer de tout commentaire...

Maripasoula, le 20 octobre 2007,
Lettre ouverte à Monsieur Sarkozy, Président de la République Française, de la part de quelques habitants de Maripasoula.


Depuis plusieurs années, l’Etat français laisse l’orpaillage illégal s’installer en Guyane. En plus des conséquences écologiques, le délabrement social prend des proportions scandaleuses dans la région du Haut-maroni. Nous arrivons tout simplement à une situation de pré guerilla en France : sous nos yeux, orpailleurs illégaux et Amérindiens Wayanas et Emerillons des villages Cayodé et Elahé (villages de la commune de Maripasoula) sont en train de se « faire la guerre » sur la rivière Waki-Tampok.

Les très médiatiques opérations Ananconda n’ont que peu d’effet dans la réalité puisque les sites d’orpaillage illégaux sont de plus en plus nombreux. Nous pouvons le constater tous les jours au vu de la multiplication des activités liées à l’orpaillage dans le bourg de Maripa-Soula et sur sa périphérie. Ceux qui disent le contraire sont tout simplement des menteurs qui ont certainement des intérêts à protéger. Les eaux qui passent devant Cayodé et Elahé sont devenues tellement turbides qu’il n’est plus possible de la boire ni de s’y laver, or il n’y a pas de service de distribution d’eau courante conséquent dans les villages amérindiens (seulement quelques points d’eau publics). Quant à sa qualité de garde manger, la rivière se vide rapidement de ses poissons (la nourriture de base dans la région) qui migrent vers des zones moins polluées. Les quelques poissons restants sont infectés au mercure, intoxiquant ceux qui les consomment.

Face à un désengagement manifeste de l’Etat français, les Wayanas et les Emerillons ont été obligés de se débrouiller seuls pour protéger leurs lieux de vie, la forêt et le fleuve, mettant en place un système dangereux et à double tranchant de barrage et de taxes au passage des pirogues d’orpailleurs (Rhum, fut de gasoil, riz, or…). Se faire justice soi-même n’est jamais bon, c’est ce qu’on nous apprend à l’école républicaine, c’est interdit par la loi. Mais si personne n’est là pour la faire respecter ?

Cette situation ne pouvait manquer de dégénérer… ceci est arrivé une fois de plus cette semaine : il y a eu des échanges de coups de feu entre amérindiens et orpailleurs clandestins à proximité des villages. Un habitant a été blessé et une décharge est passée à proximité du compagnon d’une des enseignantes du village de Cayodé ; le rectorat a décidé d’évacuer son personnel, laissant les enfants sans école et dans une situation périlleuse.

Alors, Monsieur le Président, vous qui vous proclamez comme le champion de la sûreté intérieure, le caïd de la lutte contre la clandestinité et le travail illégal, nous vous prenons au mot : aujourd’hui, dans la forêt française de Guyane, ce ne sont pas les forces de l’ordre qui passent le « karcher », mais bien la « racaille », qui avec ses lances à eau à haute pression sape les berges des cours d’eau, les transformant en de stériles évacuations de boue turbide et mercurée. Les riverains acculés à une mort lente ont décidé de se battre seuls.

A quelques jours des Grenelle de l’environnement, vous qui prétendez vouloir mettre les moyens nécessaires à la protection de la nature et à la limitation du réchauffement climatique, nous nous insurgeons contre ces actions ostentatoires, de lutte contre l’orpaillage clandestin qui consistent à la destruction (et non la récupération en vue d’une redistribution) du matériel saisi (pompes à gasoil, fûts de gasoil, moteurs hors-bord, groupes électrogènes, etc…). Pour exemple, l’ordre récent du Procureur de la République de détruire une trentaine de fûts de gasoil est tout simplement scandaleux : les gendarmes les ont brûlés en pleine zone urbaine, recouvrant une bonne partie du bourg de Maripasoula d’un fumée noire et opaque ; ce qui n’a pas pris feu s’est écoulé pendant plusieurs jours dans le Lawa (le fleuve qui borde la ville), dégageant une forte odeur et empêchant quiconque de s’y baigner. Juste à côté, la centrale thermique EDF de Maripasoula est souvent en rupture de stock de gasoil…

Faudra-t-il attendre la mort de citoyens pour que l’Etat mette enfin les moyens réellement nécessaires pour éradiquer l’orpaillage clandestin ? Quel est l’intérêt de la France à laisser s’installer le chaos ? L’Etat ou quelques personnes, ont-ils des intérêts supérieurs à laisser la situation se dégrader jusqu’à engendrer une guérilla, voir un véritable conflit en Guyane française ? L’Etat attend-il que les Amérindiens, las, se résignent à abandonner leur village et la forêt aux seuls chercheurs d’or ? Quand pourrons-nous de nouveau circuler librement sans risquer la mort par arme à feu, sur les cours d’eau de la région de nouveau limpides et poissonneux ? Quand pourrons-nous de nouveau vivre dans les villages sereinement sans avoir la peur au ventre, sans avoir à se faire justice soi-même ? Nous vous posons la question, Monsieur le Président, car nous sommes sincèrement écoeurés de la situation.
Nous qui habitons Maripa-Soula, en avons plus qu’assez d’un Etat qui ne s’investit pas plus sérieusement dans une situation des plus conflictuelles et qui risque de déborder de la forêt jusqu’au bourg de Maripasoula. Nous demandons à ce que l'Etat prenne enfin ses responsabilités, et au plus vite, en faveur d’une vie plus paisible sur le fleuve. Nous demandons à ce que vous preniez vos responsabilités, Monsieur le Président.

Des habitants de la commune de Maripa-Soula.


Bien entendu, toute politique de rigueur ne saurait être à une seule facette. Rien n'est parfaitement blanc ou noir. Il faut en finir définitivement avec cet angélisme à l'égard de l'amérindien bon ou du bon amérindien. Qu'il soit clair une bonne fois pour toutes que ceux-ci ne peuvent prétendre au beurre, à l'argent du beurre et à la crémière ! On ne peut vouloir à la fois chaque chose et son contraire. Ces affaires de péage à l'encontre des orpailleurs clandestins sont tout ce qu'il y a de plus illégal et doivent être sanctionnées comme telles. Dans le contexte actuel d'occupation de la Guyane par des forces armées en situation irrégulière (les garimpeiros), ces petits comportements sont assimilables à de la collaboration avec les forces ennemies. Il en va de même pour ce qui concerne un amérindien ayant éperonné une embarcation de la gendarmerie nationale alors qu'il se livrait à du trafic de carburant destiné aux placers illégaux. Messieurs les amérindiens, votre cause sera d'autant plus juste qu'elle sera propre. Comment pouvoir décemment réclamer quoi que ce soit dans ces conditions de griefs vous étant imputables ? Vous serez d'autant plus crédibles que vous serez exempts de toutes critiques. De grâce, ne prêtez pas le flanc aux attaques de ceux ayant intérêt à vous démolir. Votre culture, votre mode de vie, votre futur, tout cela vaut bien mieux que quelques euros ou canettes de rhum. N'alimentez pas les chroniques  du collaborationisme tropical !!!
Vous n'êtes pas la seule communauté à qui ces observations peuvent être adressées. Mais comme les autres, comme tout le monde, vous voulez être durs ? Soyez purs !
Et si d'aventure vous tombiez, alors il ne faudrait vous en prendre qu'à vous-mêmes.

Commentaires :


19/10/2007 - - Guyane : Bordel généralisé. Je dirai en plus, pour rajouter à la fierté des Wayanas, qu'ils ne se cachent pas,eux, derriére une notion d'anti-colonialisme et pourtant... C'est bien eux qui depuis des décennies sont accueillis bras ouverts par le gouvernement et les politiciens Français (n'en déplaise à certains) et rejetés aussi vite sur une rive toujours étrangére. Encore une fois l'orpaillage blesse. Ou est donc le temps des orpailleurs Sainte-Luciens qui, au lieu de défigurer notre forêt, au contraire, égrainaient le long des fleuves des havres de vie dont les noms sont aujourd'hui tachés de misère, de honte et d'incompétence. Est ce que les problèmes en Europe ont perdu tant d'intensité que l'on pense que tout ce soigne par des patches et se nettoie avec des lingettes? Non, pas ici, pas dans la "brousse", les voitures qui brulent dans une banlieue ne peuvent pas étre comparées à une lance monitor qui saigne la forêt. Si les problémes ne peuvent étre comparés, il faut au moins avoir la décence de ne pas nous proposer les mêmes solutions. Vous parlez des gendarmes qui ont malheureusement ont perdus leur vie dans ce contexte qu'ils ne comprenaient pas? mais combien de personne qui ont choisi de vivre en forêt sont reparties? Combien de petites exploitations forestières n'existent plus parce qu'ils en avaient assez de ce faire piller toutes les nuits? Combien de personnes se sont retrouvés avec du plomb dans le corps en voulant défendre leur réve?
Vous avez entièrement raison en proposant l'entrée en piste de l'armée et de la légion, et qu'on arrête de nous bassiner avec les autorisations d'action de ces derniers car ils pourront avoir des camps d'entrainements en jungle grandeur nature. Sachez que, n'en déplaise à certains, si des pacs, biches et maîpouris sont tombés devant les canons de mon mixte alors qu'ils ne m'avaient lancés que des regards, le même sort et surement pire arrivera à celui qui me lancera des plombs. Triste constat, mais je crois encore à des eaux claires pour demain, et ça c'est peut être une chance.

Réponse : C'est beau de conserver encore un peu d'espoir malgré les politiques d'une telle bande de glands ! Mais à terme et si rien de concret et définitif n'est fait, cet espoir sera au service de quoi , servira quelle cause ?
C'est bien parce que ces populations sont relativement passives et désorganisées qu'elles sont marginalisées voire sacrifiées. Je ne suis pas un fanatique de l'assistanat et de la jérémiade mais dans ce cas précis, je suis profondément écoeuré par le comportement de la France et de ses institutions. C'est à vomir.

23/10/2007 - - Guyane : Bordel généralisé et/ou organisé ? Pourquoi alors que la situation pourrie depuis de nombreuses années, tout d'un coup il y a une véritable levée de bouclier envers ces "terribles" garimpeiros? Y'aurait'il de braves têtes pensantes qui allument ci et là des foyers de (simili) révoltes qui médiatisent (enfin) ce probléme. Personnellement je suis tout à fait pour cette prise de conscience, mais je m'interroge néammoins. Quelques coups de fusil échangés sur la Waki, c'est certe inacceptable mais Cappi et Domingo aussi, et certainement plus. Une délégation reçue à Paris, un hélico prévu (encore un!) pour la gendarmerie pour lutter contre l'orpaillage illégal, des agents de l'ONF transformés en Anaconda boys... Je tiens quand même à signaler que les gendarmes ne montent plus sur la Haute Comté qu'à deux pirogues (avec le piroguier de Cacao et celui de Régina)depuis qu'ils se sont fait canardés à Belizon, ça commence à faire une sacrée organisation pour deux jours de canot! Certe ça bouge, mais soyons attentifs néammoins à ce qui se déroule pour ne pas étre pris pour des pions.

Réponse : Je ne me pose pas la question de savoir si je suis pris pour un pion dans la question de l'orpaillage clandestin. Dans un premier temps, je dresse le constat d'une situation inadmissible. A une époque et en tant qu'agent de l'ONF et placé dans un contexte "moins pire" j'avais opté pour des solutions plus radicales que celles pratiquées à l'époque (laxisme complet). Je n'avais pas été suivi et - pire - critiqué, découragé, saboté. A l'époque, la direction régionale de l'ONF était plus préoccupé par des aménagements bidon que par la protection de l'environnement. http://www.guyanecho.com/dossiers/categorie_22_guyane+administrations+dysfonctionnements.html La situation actuelle semble me donner raison. Ca bouge et il convient je crois de s'en réjouir. Sans excès toutefois. Il ne faut pas se leurrer. Je suis à peu près certain que la chorale bêlante des pleureuses humanistes se manifestera dés le premier pauvre garimpeiro "assassiné" par un salaud de babylone blanc. Face à une situation d'anarchie, de laisser-aller absolument hallucinante, il était aisé de prévoir les développements que l'on connait actuellement. Si d'aventure la Guyane devenait un champ de tir sur garimpeiro courant, les mollassons responsables en porteraient la totale responsabilité. Mais ils ne récolteront que ce qu'ils ont semé.
Peu importe les notions de patriotisme, de résistance à l'envahisseur brèsilien ou au militantisme vert foncé ! Si un jour quelques bandes armées bien organisées réalisent qu'il y a là matière à gros profit et se mettent à attaquer les pirogues alimentant les sites clandestins, il va y avoir du sport... Il y a là certainement plus de monnaie à se faire qu'en braquant le chinois du coin de la rue ! Et moins de risques du côté des autorités françaises : Il va aller porter plainte où le con de trafiquant ? Et pour quel motif ? "Bonjour Monsieur l'agent.... Je suis clandestin. Je suis très en colère. On m'a volé mon carburant étranger, ma bouffe non déclarée, ma coke, mes balles de 38..."


24/10/2007 - - Guyane : Bordel généralisé et/ou organisé ?
C’est bien là le problème quand je parle d’être pris pour un pion. Si on reprend un peu l’historique depuis la deuxième vague aurifère commencée en 1990, la situation a été et est très anarchique, et sous les grands arbres de la forêt se sont les locaux qui font justice eux-mêmes.
Ce qui est mis sous le feu des projecteurs ce ne sont plus les opérations anacondas de la gendarmerie, car à chaque intervention les vols de moteurs, coques, et matériaux de sites aurifères redoubles (9 moteurs HB volés en 2 mois à Kaw par exemple !), mais les actions des garimpeiros envers les populations locales.
J’ai bien peur que si la chasse au garimpeiros ouvre, la chorale bêlante des pleureuses humanistes chante en premier, et que les clairons des autorités dirigeantes ne sonnent le glas des bras armés d’aujourd’hui. Il faut agir, et n’ayant jamais été partisan de la politique du bras tendu bien sur que je suis pour qu’on le fasse nous même. Méfions nous néanmoins des phrases de certains gendarmes qui nous disent peut être un peu trop souvent que nous avons raisons de faire justice nous même, ce sentiment de revanche est très fort chez tous ceux qui sont en premières lignes mais les premières lignes sont fines en Guyane, et les citadins nombreux.

Réponse : Beaucoup de locaux ont profité et profitent encore du système mais là n'est pas la question principale. Pour le moment, c'est toute la population qui commence à pâtir de cette situation grotesque. La solution peut être réalisée avec publicité mais avec le risque des interventions ''humanistes'' évoquées plus haut.
Risque limité toutefois, ces grands coeurs étant d'une façon générale allergiques à la chlorophylle et à l'humidité atmosphérique. Une dénonciation pourrait pervertir le système et le remède serait alors pire que le mal. De toute façon il est illusoire d'espérer que la république agisse au grand jour, montre qu'elle a des couilles et est capable de fermeté.  L'astuce (ou la conséquence inéluctable de l'incurie) réside dans la stratégie du "barbouze chlorophyllien" : Semer la panique chez le garimpeiro et utiliser en même temps le couvert forestier comme modérateur de son et d'images me parait plus judicieux. Car il faudra bien que le sale boulot soit fait; tôt ou tard. Arrêtons de rêvasser et posons en postulat : L'innocence pas plus que les circonstances atténuantes n'existent dans le milieu garimpeiro. Si la cible peut sembler unique, les méthodes de nettoyage sont multiples. Quelques légionnaires pourraient se laisser pousser les cheveux, constituer de petites bandes organisées se payant sur la bête, coupant les approvisionnements, pillant les pillards, aussi impitoyables qu'insaisissables... Là, on commencerait vraiment à se fendre la gueule ! La politique laisserait faire, se limitant à de simples gesticulations  pour préserver son image - dans un premier temps du moins -. Pour cette simple raison il faudrait frapper fort dés le départ. C'est beau, la république ! Après tout, un certain préfet a récemment plongé dans ce genre de combine mais manquait cruellement de " cojones". En plus, ce pauvre amateur avait choisi un très mauvais canasson. Un tocard, quoi...
29/06/2008 - - Guyane : Bordel généralisé et/ou organisé ?


ben je comprend votre colère mais certaine chose me pose problèmes , déja l'anarchie c'est pas le chaos capitaliste actuel , ensuite faudrait peutétre un jour arrêter avec vos relent raciste envers les brésiliens , ils sont dans la déches chez eux , qui peut leur reprocher de vouloir sans sortir , bon ok c'est par des moyens pourrit , mais c'est le systeme qui l'est a la base , puis des propos aussi virulent provonant de ptits blancs européen me fait bien rire ! Puis pourquoi cet autoritarisme ,
c'est vraiment nésécaire , c'est la légion qui sauvera la population guyanaise (heu c'est quoi un vrais guyanais , un indien , un marron ou un ptit blanc , ou encore les trois a la fois ? ) , c'est juste une force d'intervention de la puissance colonial que l'on appel france ! enfin bref je me sens solidaire des populations local (et cela quelque soit leurs couleur ou origine ) mais votre manière de penser me pose quelque problème !

Réponse : Le racisme ou l'éternel argument du con qui s'ignore... Il n'y a pas de race brésilienne, patate ! Quand on voit la qualité de votre orthographe, on comprend aisément que vous raisonniez comme une casserole. Votre stupide intervention est révélatrice du pourquoi des problèmes en Guyane. Difficile de concentrer autant de stupidité en aussi peu de lignes mais vous y arrivez. Bravo ! En résumé, du n'importe quoi, du galimatias typique local.
09/07/2008 - - Guyane : Bordel généralisé et/ou organisé ?

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Ca y est, c'est fini. Arpi 1 est fier d'annoncer qu'elle a rempli sa mission: Dépenser l'argent du con tribuable et mettre un peu d'ajitation dans la foret mais les faits sont là, plus de barrage sur tampoc, une dizaine de pirogue qui repart vers les sites, et ce, chaque jour... Merci Sarko, on va enfin pouvoir reprendre la chasse de nuit, parce que les gendarmes, si ils n'arrivent pas à arreter les clandestins, ils peuvent au moins emmerd.. les indiens en les empechant de sortir en pirogue la nuit ... quelle blague !





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