La "justice" a rendu un nouveau verdict dans l'affaire POITE. Après l'acquittement pur et simple du tortionnaire, le couperet est tombé : Perpette. S'il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'idée preuve est faite désormais que notre justice peut parfois être géniale… Pour autant, la sanction est pour le moins méritée. Sera-t-elle appliquée ? Les faits remontent à plusieurs années déjà. Ils sont relatifs au quotidien du milieu de l'orpaillage. Règlements de compte, séquestration, tortures, meurtres, etc. La routine, quoi… Donc, le sinistre lieutenant du roitelet de MARIPASOULA, le fameux Jean BENA est condamné à perpétuité. Bien… Ca a au moins le mérite de rassurer une opinion publique scandalisée à juste titre par le premier verdict. D'ailleurs, la dite opinion est volontairement ou non interpelée : Un avocat ou autre représentant parlent, s'indignent publiquement relativement à l'horreur des faits. Mais… Ne conviendrait-il pas AUSSI de se demander qui a directement ou indirectement armé le bras de ce tortionnaire ? Souvenons-nous du reportage de Philippe LAFAIX intitulé "La loi de la jungle". N'y est-il pas question d'un certain préfet ayant "confié" quelque "mission" à la terreur de MARIPASOULA ? ou a minima "toléré" quelques légers "dérapages" de celui-ci ? Voici donc ce qui arrive lorsqu'on traite avec le premier barbiquet de pissotière venu ! La résultante du laxisme le plus profond est bien là, glauque à souhait. MARIPASOULA plus grande commune de France est une zone de non-droit, un bordel organisé à ciel ouvert. On s'y étripe joyeusement, on y tire allégrement sur la population, on s'y règle les comptes entre amis et à l'arme automatique. D'ailleurs, l'existence de la "milice préfectorale" comme se plaisait à se faire appeler une équipe de gens armés traquant les agresseurs de placers était largement connue. N'était-elle pas aussi "tolérée" ? J'ai connu Jean BENA en tant que client de mon commerce à Saint-Laurent. Il venait parfois en compagnie de POITE et d'autres membres de son gang, garait son superbe véhicule tout terrain devant le magasin. Je me souviens de son éternel bonnet de laine de couleur vert armée sous lequel on décelait sans peine l'homme calculateur et sûr de lui. Il avouait disposer d'un compte bancaire à MIAMI. Jean BENA éprouve une forte crainte vis-à-vis des ordinateurs. Alors que j'effectuais une recherche sur mon PC, il s'est penché, l'air visiblement inquiet et m'a avoué : - A l'aéroport de LONDRES, un ordinateur comme ça m'a rattrapé. Dans le sillage de son maître, POITE restait toujours silencieux. Ces coupe-jarrets de bananeraie se sont toujours bien comportés avec moi. Ceci ne saurait constituer quelque circonstance atténuante que ce soit. Alors recherché par toutes les polices, MESRINE devait respecter les feux rouges, ce qui n'en fait pas un type recommandable…
Comment ne pas être surpris par cette justice jouant au yoyo dans ses verdicts ? Le coupe-jarrets POITE est en fuite. Sera-t-il un jour capturé et enfermé ? Rien n'est moins sûr. Sera-t-il "rattrapé par son passé", liquidé et abandonné dans le premier marécage venu ? La suite risque d'être "cocasse".
Je me souviens de l'époque de la guérilla au Surinam. Le rebelle Ronnie BRUNSWICK était officiellement classé comme individu dangereux et activement recherché. Ca ne l'empêchait nullement de venir boire le coup sous le carbet de la gendarmerie ! Treillis camouflé et béret rouge de rigueur, bagouzes plein les doigts, bouteilles de Champagne à la main, il paradait sans retenue et se faisait photographier en compagnie du gendarme un tel, de l'adjudant machin. Tout près de l'affiche constituant son avis de recherche… Face à sa grosse émerveillée, le sous-brigadier Bidule pourra raconter à ses petits enfants : "En Amérique du sud, je fréquentais des guerilleros"...
C'est qu'en république française, l'Etat de droit n'est pas une vulgaire notion ! Et puis, quand on n'a pas le droit, on prend le gauche...
Dans un autre registre, un criminel notoire ne se promène-t-il pas en toute tranquillité dans les rues de Kourou ? Dans ce far-West de pripri, tous les ingrédients sont réunis pour que les imaginations partent aussi à l'aventure. Qui peut encore faire confiance à cette justice ? Séquence délire : Que pourrait donc bien savoir Jean BENA et qui, par sa nature compromettante serait de nature à… ? Le camarade POITE a de l'argent, des connaissances. Alors, je crois que ceux se satisfaisant de ce verdict tardif et tiré par les cheveux devront encore attendre pour voir la sanction appliquée.
Ah, la justice... Commentaires :
15/12/2007 - - Perpette pour un tueur en balade... Sur l'époque des "Jungle commandos", il y a l'histoire version "pile" et celle version "face". Pour avoir servi à la caserne Loubère, je peux affirmer qu'à l'époque (1987), dans l'armurerie, il y avait un poster de Ronnie... Et la grande blague de l'époque était : "pourquoi autant de pirogues chargéees de FAMAS ont tendance à se retourner sur le fleuve sans qu'on puisse récupérer les armes?" Bref. Il ne faut pas confondre diplomatie et action indirecte...
R. Davidson. Réponse : A Saint-Laurent, le poster avait deux pattes et levait bien le coude... Les pirogues chargées d'armes et qui se retournent... A l'époque j'avais entendu parler d'un container chargé de matériel agricole...