Se dirige-t-on tout droit vers une AFFAIRE ARCHE DE NOE en Guyane ?
Se dirige-t-on tout droit vers une AFFAIRE ARCHE DE NOE en Guyane ? Guyanecho livre - bruts de décoffrage - quelques courriers relatifs à cette histoire de zoo au royaume des zozos.
Que peut-on espérer de positif d'une commune station verte mais néanmoins incapable de remplir sa piscine d'eau ? Peut-on faire confiance à cette kyrielle de petits roitelets pédants, autres consternants m'as-tu-vu de marécage, grands amateurs de dépenses somptuaires (cathédrale aux frais des rares contribuables), incapables d'attirer sur leur territoire la moindre entreprise viable mais rêvant tout haut de casino ?
La ville de Saint-Laurent du Maroni - station verte - ne mérite-t-elle pas de disposer d'une structure digne de ce nom où les touristes pourront observer quelques spécimens de la faune guyanaise ? Certes, M. ROYERE n'est pas parfait, son relationnel est certainement à améliorer, son zoo présente de nombreuses lacunes mais c'est lui et sa famille qui l'ont réalisé avec leurs moyens personnels. Nous avons connu en Guyane des dépenses d'un volume nettement plus important à celui qui permettrait de redresser durablement ce petit zoo. Ces dépenses ont été réalisées en pure perte (parfois pas pour tout le monde). Ces gens se sont investis depuis de nombreuses années dans cette structure. Ils méritent a minima des encouragements.
Voir quelques courriers relatifs à cette affaire ci-dessous qui, si on leur accorde quelque crédit ne sont pas sans rappeler cette traditionnelle, collante et permanente odeur de pripri guyanais.
Monsieur Martrenchar
vous trouverez ci-joint le courrier que je vous adresse dans le cadre du suivi de la saisie des animaux de Mr Royère. compte tenu du degré de compromission de certaine personnes dans ce qui ne va pas tarder être "l'affaire du zoo de Montsinery" (le fils du député UMP de la Guadeloupe qui avec des sociétés familiales et la complicité de Mr Bertrand veut capter les subventions destinées à la reconstruction du parc animalier , il est préférable que les animaux de l'Arche de Noé ne soit plus à la charge ni de l'association par leur restitution à Mr ROYERE le 01/06/07 ni de leur propriétaire eux-même qui n'aurait pu aller plus loin dans sa défense avec ce soucis qui commençait à le miner. l'abcès peut désormais être percé je pense que la défense de Mr Washinguer et de Mr Royère peut maintenant commencer.
jusqu'à preuve du contraire, il est accordé en moins de 6 mois à un étranger à la Guyane, sans expérience des animaux amazoniens, même pas agriculteur, sans diplôme zootechnique, sans capacité ni de détention ni de démonstration, ce qui a été refusé à deux hommes ayant fondé des établissement qui en plus de 25 ans ont accueilli des dizaines de milliers de visiteurs. Ces deux hommes ont donné plus de vingt d'an de leur vie à des entreprises d'utilité publique et devenu populaire. les seuls points forts de Mr Chaulet qui a été présenté de façon fallacieuse à la population guyanaise comme le repreneur du zoo de Montsinery sont une fortune familiale et la qualité d'ex député UMP et d'ex-maire de Bouillante de son père, tout cela sur fonds de probable détournement de subvention (positionnement de sociétés aux capitaux familiaux dans le plan global de refonte du parc animalier), de spéculation foncière, de pré-campagne électorale, ... c'est maintenant que les choses sérieuse commence pour les guyanais de souche ou d'adoption ( pas ceux de passage) qui veulent une fois pour toute que la métropole qui n'a même pas su conserver 1/100 de sa nature primaire restitue, parmi d'autres les compétences, celles relatives à la conservation du patrimoine naturel régional, la gestion de la faune et au tourisme. la faune guyanaise n'a jamais été autant été détruite que ces vingt dernières années ! la Guyane appartient à l'Amérique du sud pas à l'Europe qu'on le veuille ou non. Le dernier des enfants peut le voir sur une mappemonde ! ce qui arrive à Montsinéry et à St Jean, plus grave encore que ce qui est arrivé par incompétence au zoo Bellony dans les années 80, est un affront de plus lancé à la face de la Guyane. aujourd'hui, l'Arche de Noé est libérée. Il est possible avec des Guyanais de souche ou d'adoption de présenter un contre-projet qui sera représentatif de la Guyane. la fausse reprise du zoo de Montsinéry va entraîner ses promoteurs dans le gouffre les Guyanais veulent un parc animalier guyanais, pas un parc d'attraction pour des spéculateur d'importation.
vous m'avez profondément déçu. Il était possible d'appliquer les textes en vigueur plus intelligemment qu'en se compromettant avec "l'affaire de Montsinery" qui est douteuse et ne va pas tarder à être scandaleuse même Mr Washinguer, malgré son passé douteux en ce qui concerne le commerce des animaux sauvages et la complicité à peine voilée des services de l'Etat m'inspire aujourd'hui de la pitié.
sans un sursaut et un projet indépendant du marécage administratif et financier de Montsinéry, les enfants de Guyane ne sont pas prêts de découvrir la faune de leur pays natal ...
Pascal GOUJON Président de l'association " les Amis de l'Arche de Noé"
ASSOCIATION « LES AMIS DE L’ARCHE DE NOE » Siret : 432 331 759 00014 Siège : 9 chemin du parc Saint-Jean 97320 SAINT-LAURENT-DU-MARONI
Téléphone : 05 94 34 13 95 Fax : 05 94 34 09 70
Objet : exécution de la saisie des animaux de Monsieur Jean-Yves ROYERE
Monsieur Pascal GOUJON Président de l’Association « Les Amis de l’Arche de Noé » à Monsieur MARTENCHAR Directeur des Services Vétérinaires de Guyane
Au nom de l'association " Les Amis de l'Arche de Noé", j’ai l’honneur de vous informer qu’il m’a été donné de prendre connaissance de votre e-mail du 07/11/2007 à Monsieur Jean-Yves ROYERE et de sa réponse du 09/11/2007. Par mes courriers du 16 et 26/07/2007 (copies ci-jointes), en vous remerciant de votre bonne volonté à l’égard du parc animalier « L’Arche de Noé », je vous ai exposé certaines positions fondamentales et vous ai informé de l’existence d’un plan de réimplantation de cette activité dans la région de Mana (axe Organabo, Mana, Awala). Cette réimplantation est une entreprise propre à l’association en accord avec Monsieur ROYERE qui après son licenciement économique en 2006 est devenu, pour la première fois depuis sa fondation en 2000, un de ses membres avec son épouse. Dans un souci de totale transparence, il avait été décidé, en interne, de ne pas permettre à un employé, fût-il le fondateur du parc animalier, d’être membre de l’association bien que la loi l’y autorise. Cette association, fondée à l’origine par Monsieur Léon BERTRAND, Maire de Saint-Laurent-du-Maroni, a pour vocation principale d’exercer l’activité de parc animalier grâce à la mise à disposition de sa collection d’animaux par son propriétaire. A la suite de l’établissement de la preuve de l’existence de la programmation de la disparition du parc animalier de Saint-Jean par le fondateur même de l’association censée le sauver et le développer, en 2002, non sans mal, plusieurs « vrais amis de l’Arche de Noé » se sont réapproprié la structure et l’ont ainsi empêcher de dévier de sa mission. A partir de 2001, il a été possible de procéder à une réouverture au public, dans un premier temps de fait et dans l’urgence, pour pouvoir subvenir aux besoins des animaux après la réalisation de certains travaux de base réalisés pour se conformer aux normes rappelées par votre prédécesseur (fermeture administrative en 2000) mais aussi de droit, avec votre aide, et sous votre responsabilité à compter de février 2003 (autorisation de réouverture au public sous condition, celles-ci ayant été remplies par la suite). La fréquentation de la ville de Saint-Laurent-du-Maroni a été satisfaisante, pour un début de reprise de l’activité, de 2002 à 2003. L’existence de graves irrégularités et falsifications des chiffres du tourisme de cette ville afin d’y obtenir l’implantation d’un casino occulte la réalité qui est cachée au Guyanais. Elle n’a jamais permis un vrai développement de l’activité mais une survie financière du parc animalier était possible moyennant certains renoncements. Cette fréquentation de la ville de Saint-Laurent-du-Maroni a commencé à baisser à compter de 2004. Cette baisse s’est accélérée en 2005 puis 2006. Une simulation sur 2007 effectuée au mois de mars a justifié la résolution d’arrêter l’activité à la fin du mois d’août dans le cas où la fréquentation des « grandes vacances » ne viendrait pas rétablir au moins la moyenne mensuelle constatée en 2006. Le vol de la caisse de l’association en mars 2007(opportunément non élucidé par la gendarmerie de Saint-Laurent-du-Maroni) a contraint l’association à arrêter l’activité plus tôt que prévu le 31 mai compte tenu de l’impossibilité de compter sur la réserve de trésorerie qui aurait permis de tenir jusqu’en juillet. Depuis le 1er juin 2007, non seulement le parc animalier est fermé mais la collection d’animaux a été restituée à son propriétaire, Monsieur Jean-Yves ROYERE. Pour information, je vous confirme que l’entreprise qui consiste à réimplanter cette activité dans une région de Guyane plus porteuse d’un point de vue touristique que celle de Saint-Laurent-du-Maroni, se poursuit dans des conditions satisfaisantes. Le dossier de cette réimplantation n’étant pas l’objet du présent courrier, je ne peux que vous assurer que Monsieur le Préfet et vous-même seront informés, le moment venu de son état d’avancement. Cette réimplantation est distincte de la conservation de ces animaux par Monsieur ROYERE. Certes, il est jugé souhaitable que ceux-ci rejoignent le parc animalier dans sa réimplantation ; toutefois leur reprise en charge par l’association n’est pas indispensable. L’association a justement besoin de ne pas avoir les animaux à charge pour faire aboutir son entreprise de réimplantation de l’activité à Mana. Monsieur ROYERE a le droit et même le devoir, l’association ne pouvant l’aider financièrement, de céder une partie ou la totalité de ces animaux à un tiers. Je me permets de vous rappeler votre engagement de mai dernier, au cours de notre rencontre en vos locaux, d’être favorable à l’attribution à titre définitif de la capacité de détention et de démonstration à Monsieur ROYERE compte tenu de l’exercice de ces capacités à titre provisoire (de 1992 à 1994), de la disparition douteuse de vos services de sa demande de confirmation de 1994, de son diplôme de zootechnicien, de sa qualité d’ancien cadre de l’INRA spécialisé dans l’élevage en Guyane durant le « plan vert », de plus de 25 ans d’expérience en temps que fondateur et responsable d’un établissement zoologique, etc.) Vous m’avez affirmé que vous souhaitiez qu’il renouvelle non pas sa demande de ses capacités mais qu’il confirme en 2007, au plus tôt, sa demande de leur confirmation de 1994 (la DSV étant, selon moi, fautive et contradictoire dans le cadre du suivi de ce dossier). A partir de là, sans mettre en doute la bonne volonté dont vous avez fait preuve depuis votre retour en Guyane en 2003, je suis obligé d’attirer l’attention de Monsieur ROYERE sur la question de la survie même de ces animaux et de lui conseiller de n’opposer aucune résistance à l’exécution de la saisie qui est prétendue être faite légalement à son encontre. La charge financière de la conservation des animaux saisis, sans préjuger de la confirmation de la propriété ou de la prononciation de la perte de cette même propriété par l’instance judiciaire compétente, suit leur détention qui suit elle-même la possession (la saisie touche la seule possession et non le droit de propriété, le bien saisi est toujours la propriété de son propriétaire avant la décision d’expropriation). La « saisie judiciaire » invoquée par vous qui aura pour conséquence de priver Monsieur ROYERE de la jouissance de son bien, le décharge de toutes les dépenses afférentes à l’entretien de celui-ci pour sa conservation à compter du jour même de la saisie et ceci que le bien saisi soit ou non confié à sa garde. Votre e-mail du 07/11/2007 est explicite. Il est même précisé qu’en application de la décision judiciaire citée les animaux saisis feront l’objet d’un placement. Monsieur CHAULET, fils d’un ancien député UMP de la Guadeloupe, ex-maire de Bouillante, apparemment très intéressé au travers ses sociétés pour capter une partie des subventions destinées à la reconstruction du zoo de Montsinery, présenté par les médias comme son repreneur ( il n’a fait qu’acheter des biens immobiliers à Mr Washinguer,établissement zoologique et animaux exclus),est même désigné comme le capacitaire à qui ils seront confiés le temps que durera la saisie en attendant l’arrêté préfectoral d’expropriation (perte de la propriété des animaux qui va bien au-delà de la simple confiscation ou saisie) En conséquence, dans l’intérêt de l’association qui, en accord avec le propriétaire des animaux, peut espérer les reprendre à sa charge sur le nouveau site du parc animalier et même intégrer la valeur de cette collection à son apport en nature, je vous informe que je conseille à Monsieur ROYERE d’exiger la formalisation écrite, légale et officielle des points suivants : - la notification de la décision judiciaire ou de l’arrêté préfectoral de saisie lui conférant son caractère exécutoire (dont le motif, la date d’entrée en vigueur, la liste précise des animaux concerné compte tenu de leur appartenance à différentes catégories (y compris des espèces légalement chassables et consommables), - la remise d’un PV de saisie (date de saisie effective, nature de la saisie, conservatoire ou confiscatoire, date d’enlèvement et liste précise des animaux) - une attestation faite par un vétérinaire réquisitionné par la DSV relative à l’état de santé des animaux enlevés (il sera contrôlé de la même façon à la reprise éventuelle des animaux à l’issue de la procédure judiciaire par leur propriétaire) - une décharge de responsabilité totale (coût d’entretien, main-d’œuvre, responsabilité civile, …) pour la durée s’écoulant de la saisie à l’enlèvement matériel des animaux.
D’une façon générale, il est incompréhensible que la DSV de Guyane ou toute autre administration compétente n’est pas procédé à l’exécution de cette décision judiciaire ou de cet arrêté préfectoral qui aurait permis dès la fermeture du parc animalier au public, le 1er juin dernier, de décharger leur propriétaire des animaux de la charge de subvenir à leur entretien et le plus grave, sous sa responsabilité civile (accident, évasion, etc.) La DSV a donné en juillet et pour le reste de l’année 2007, 5000 € sous forme de bon d’achat à Monsieur ROYERE (pas à l’association qui n’est plus concernée) non pour subvenir aux besoins des animaux saisis mais pour aider un particulier qui rencontrait d’énormes difficultés incompatibles avec leur bonne état sanitaire. Cette somme ne correspondant qu’à 20 % des besoins réels sans tenir compte du coût à l’employeur du personnel nécessaire, on a aggravé ce problème qui était déjà complexe. Une fois saisie, les animaux seraient passés à la charge de votre administration (via le tiers réquisitionné et rémunéré de votre choix. Mr Washinguer, fondateur et propriétaire du zoo de Montsinéry, étant dans une situation semblable (capacités provisoires non régularisées, toujours propriétaire de ces animaux, incapables de subvenir à leur besoin après et même avant la fermeture de son établissement sur décision préfectorale), devant logiquement faire l’objet du même type de saisie, ne doit pas supporter les frais de conservation. En toute logique, le tiers, détenteur des capacités, choisi par la DSV pour le placement de ces animaux doit être payé par l’Etat. Dans les deux cas, il est possible d’ajouter que l’utilisation par l’Etat des structures privées des propriétaires pour la conservation de leurs animaux ouvre droit à une indemnisation. Les propriétaires saisis ne peuvent supporter financièrement (dépenses, travail, mobilisation d’éléments de leur patrimoine, …) l’absence de centre de détention (ou si nécessaire de centre de soin) dans le département de la Guyane. Mr Washinguer sera rencontré pour permettre une action commune, lui ou ses ayant droits en cas de décès. L’Etat ne s’est pas doté des structures lui permettant d’appliquer les lois voulues par le législateur. Ses services ne disposent toujours pas de la commission légale d’attribution du capacitaire de détention qui doit exister dans chaque région administratif. Les capacités attribuées en Guyane sont attaquables en raison d’une part du non respect des procédures (surtout pour les plus anciennes) d’autre part de l’implication personnelle de certains fonctionnaires dans la cause des postulants. Non seulement les textes sont complexes et en grande partie inadaptés à l’Amérique du Sud mais leur application en Guyane française est très personnalisée. Le résultat est déplorable pour l’image même de la France sur ce continent.
Je vous confirme mon opinion déjà exprimée concernant le malaise général qu’exprime la disparition de trois parcs animaliers successifs en Guyane (Bellony à Cayenne, Montsinery et Saint-Jean). Vous ne pourrez pas empêcher les guyanais de souche ou d’adoption de penser que les mêmes normes qu’on veut leur imposer à 7000 Km de distance, l’Etat français s’en est lui-même dispensé pour permettre son développement il y plusieurs décennies. C’est donc le développement en général et celui du tourisme en particulier qui est administrativement et politiquement freiné. La nature et le climat du Plateau des Guyanes n’y sont pour rien car nos voisins (Brésil, Suriname, Guyana, et Venezuela) ont atteint un niveau de développement supérieur à la France en Guyane dans la plupart des domaines y compris le tourisme et la protection de leur faune.
En vous déclarant vouloir suivre de près le sort très incertain qui est réservé aux animaux de Monsieur ROYERE, je vous donne rendez-vous pour la part qui vous concerne au stade de la finalisation de la réimplantation de cette activité dans la région de Mana. On ne sait jamais ! il aura peut-être fallu trois échecs pour qu’enfin, à l’aube de ce XXI ème siècle les enfants de Guyane aient enfin le droit de jouir en paix, chez eux, du spectacle d’une faune exceptionnelle que le reste du monde leur envie, s’approprie sans leur accord et les en prive d’une façon de plus en plus grotesque.
En vous remerciant de l’attention particulière que vous portez à ce dossier, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma considération.
Pour l’association, le Président, le lundi 12 novembre 2007
Pascal GOUJON
Monsieur Martrenchar
ci-joint une copie de mes deux courriers du 16 et 26 juillet dernier.
je pense qu'après la maladresse de la saisie des animaux de Monsieur ROYERE, il sera facile de mobiliser les professionnels du tourisme de SLM, de MANA et d'AWALA-YALIMAPO, de les aider à s'organiser et à faire front à Cayenne et à Paris qui minent le peu d'économie qui existe sur le Maroni et sa région.
vous serez tenu informé des interventions des membres de l'Arche de Noé
Pascal GOUJON Président de l'association "les amis de l'Arche de Noé"
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Objet : suivi du plan d’urgence pour les animaux du parc animalier de Saint-Jean
Monsieur Pascal GOUJON Président de l’Association « Les Amis de l’Arche de Noé » à Monsieur MARTENCHAR Directeur des services Vétérinaires de Guyane
Au nom de l'association " Les Amis de l'Arche de Noé", j’ai l’honneur de vous remercie de tout cœur pour votre intervention de ce jour qui a permis de faire appliquer la convention exceptionnelle relative à la fourniture de nourriture aux animaux de l’ancien parc animalier de Saint-Jean, fermé depuis le 1er juin 2007. Mon e-mail d’hier était un ultime cri d’alarme compte tenu de la mauvaise conduite du gérant du Super U de Saint-Laurent-du-Maroni.
Le résultat d'une action est une chose. La bonne volonté en est une autre A ma connaissance, vous êtes le seul haut fonctionnaire de Guyane à avoir fait preuve de bonne volonté dans cette affaire Quelque soit l'issue de cette opération de sauvetage, il ne vous sera jamais reproché son éventuel échec. A l'occasion, je passerai à la DSV vous exprimer ma gratitude et vous donner de vive voix les précisions nécessaires à la compréhension du dossier de la réimplantation du parc animalier dans la région de Mana.
Une fois avoir tout essayé, la résolution de tuer un animal dont on ne peut plus assurer la subsistance est morale La raison doit l'emporter sur le sentiment comme chaque fois qu'un vétérinaire doit prendre la décision de tuer un animal qui souffre sans remède. En l'espèce, à regret, cette résolution est bien réelle.
Nous avons probablement des valeurs en commun. Il est probable que l'amour raisonné des animaux soit un des points communs des personnes de bonne volonté en ce monde
Selon les lois naturelles, et la science ne peut que les constater pour leur obéir, les animaux d'un parc animalier sont perdus pour leur espèce dans la nature. Dans son milieu naturel, un spécimen n'a pas de valeur en soit. Sa valeur est relative à son utilité pour l'espèce. De même, une espèce n'a pas de valeur en soit. Sa valeur est relative à son utilité au biotope auquel elle appartient. Tous nos animaux ont été extraits de leur milieu naturel antérieurement à leur prise en charge par le parc animalier. Leur extraction a été indépendante de la volonté de leur propriétaire et des dirigeants de la structure qui les a exploités à des fins pédagogiques (accidents de la route, orphelins de la chasse, donations par propriétaire démissionnaire, remise par l'administration, naissances en captivité, ...) Pour des raisons que vous connaissez bien, ils ne sont plus relâchables dans la nature. Il n'ont plus le droit, en temps que spécimens, au titre d'animaux sauvages. Toutes les espèces animales sont sauvages par nature. Une espèce sauvage par opposition à une espèce domestique n'existe pas Le canard rouannais est un colvert La vache normande est un auroch Le cochon est un sanglier La carpe miroir est une carpe lisse La plus part des chiens sont d'authentiques loups et pour l'Amérique du sud, le canard de Barbarie est tout bonnement un authentique canard musqué classés espèce ultra protégée !!! Ils existent des races domestiques mais pas d'espèces domestiques. Il est juste qu'une législation sévère dans son contenu soit appliquée avec fermeté pour protéger la faune sauvage mais en toute logique, le spécimen isolé ou issu d'une lignée et a fortiori d'une race incapable d'être réintroduite dans son milieu naturel n'est plus l'objet de la protection mise en place par le législateur. Le comble de l'absurdité est atteint quand les foudres de la justice, en application de ces lois erronées, s'abattent sur un parc animalier qui, par son travail pédagogique, par son action psychologique sur ses visiteurs (y compris par le toucher et les sens en général, en déplaise aux censeurs du petit monde des zoos métropolitains) contribue à leur éducation en faveur d'un plus grand civisme. La proximité voire le toucher raisonné de l'animal est la base de cet enseignement. L'émotion nourrit la curiosité qui est le ferment du désir d'apprendre. Nos censeurs sont malheureusement souvent des citadins coupés de la nature y compris de la nature humaine
Les animaux du parc animalier de St Jean ne sont pas des animaux sauvages mais des spécimens non sauvages d'espèces qui, par nature, le sont. En mangeant une tranche de jambon, nous mangeons du sanglier et le sanglier d’élevage n’est pas un animal sauvage mais domestique. Je défie un scientifique de me prouver le contraire. Il est normal que la faune sauvage ait un statut mais les animaux qui ne sont plus sauvages, quelque soit leur niveau de dénaturalisation, doivent en avoir un autre. Le comble du comble est que les efforts de l'administration et spécialement de l'ONC soient concentrés en Guyane française plus sur la censure de ce parc animalier que sur la protection de la faune restée réellement sauvage qui subit une pression non voulue par le législateur et surtout en violation des conventions internationales. A la charge de l’Etat, il existe des circonstances aggravantes. La faune sauvage est saccagée en Guyane française surtout depuis ces dix dernières années alors que cette partie du Plateau des Guyanes dispose de la plus grande richesse par habitant en raison de son appartenance à la France et de là à l’Europe. C’est dans cette région que la faune guyanaise est la moins bien protégée. La Guyane française est dernière dans beaucoup de domaines y compris celui de la défense de l’environnement et les campagnes publicitaires financées par Paris ne changent rien à la réalité.
En outre, le degré de dangerosité d'un animal est lié à son espèce et non à sa nature sauvage ou dénaturalisée Un taureau limousin, spécimen domestique d'une espèce par nature sauvage, l'auroch, est dangereux pour des visiteurs. En revanche, un écureuil sauvage ne l'est pas.
Enfin la qualité d’animal exotique « dangereux pour le milieu naturel environnant » dépend de la région du monde d’où il vient et de la région du monde où il est en tenue en captivité pour son exposition au public. Tous les animaux du parc animalier proviennent de la forêt environnante ; ce qui dispense la structure non seulement des règles liées à la protection de la faune locale mais également de l’obligation morale, dans le cadre d’un travail pédagogique, de reconstituer artificiellement le milieu d’origine des animaux présentés au public ( cela ne serait pas le cas, par exemple pour le dromadaire ou l’ours blanc : nul besoin de mer de sable et de banquise)
Ces évidences démontrent la médiocrité de la législation qui d'une façon toute particulière en France et spécialement en Guyane française est aggravée par l'ignorance, l'incompétence voire la pure bêtise de certains fonctionnaires chargés d’en contrôleur l'application. Ma famille est française depuis plus de 1500 ans. J’ai honte pour la France en Guyane.
Si une capacité de détention est nécessaire pour posséder un animal issu de la faune sauvage, il m'en faudra un pour mon chien, mon cheval et mes vaches (sans oublier mes canards de barbarie restés biologiquement musqués)! A l'inverse, contre toute logique, il ne m'en sera pas demandé par l’ONC pour un authentique atipa « préhistorique, fossile vivant d’Amazonie » extrait de son milieu naturel, c'est-à-dire du marais d’à côté … Ayant appris que certaines capacités de détention et de démonstration avaient été accordées (certes en petit nombre) en France pour "tout le règne animal" ou pour « tout mammifère » (j'ai le témoignage d'un ancien soigneur, présent en Guyane, ayant travaillé dans ce zoo très connu), mon respect pour cette législation a beaucoup diminué : de vraie Arche de Noé artificielles que ces zoos-là. Bien en règle du lapin de garenne à l'éléphant (y compris pour le mammouth si on en découvre une population relique en Sibérie). Pas même d'exception pour la baleine à bosse ! Quand on sait qu'en Métropole, les commissions ont longtemps fonctionné par cooptation douteuse pour l'attribution des capacités, la résistance de Mr Royère sur le Maroni au marche de l'Empire me devient sympathique et digne de toutes les indulgences. Je l’approuve d’autant plus en sachant que pour passer devant cette commission, en Métropole (car une fois de plus l'Etat n'avait pas pensé au problème de la continuité territoriale), il aurait fallu qu'il n'ai pas déjà d'animaux à sa charge exigeant sa présence. Quand un état veut imposer sa loi à l'autre bout du monde, il doit assumer le problème posé par les distances. Les Hollandais ne penseraient pas autrement si des Surinamais se mettaient en tête de traverser l'océan pour réglementer la pêche de la carpe dans le Rhin et leur faire passer un examen de pisciculture à Paramaribo.
Vous conviendrez que la cause de l'Arche de Noé dépasse de beaucoup le cadre du tourisme et des loisirs. La structure est un organe de réflexion et d'information tous spécialement en matière de défense de la faune. Sans aucune ambition électorale, libre de toute idéologie préfabriquée et allégée des règles financières assujettissant les entreprises, l'association a fait et peut encore faire un très bon travail au service du patrimoine naturel de notre région. Un minimum financier est toutefois nécessaire malgré le bénévolat de ces membres les plus actifs (alimentation des animaux, rémunération du personnel, …) Ce minimum reposait sur la "captage de 80%" de la fréquentation du camp de la transportation de Saint-Laurent-du-Maroni. L'effondrement de sa fréquentation a contraint le parc animalier, non subventionné pour son fonctionnement, à fermer Sa réimplantation dans la région de Mana (Awala/Mana/Organabo) est fiable. Financièrement elle est même plus fiable que la reprise du zoo de Montsinery. Je peux le prouver (le TPG , Mr Métois, avait lui-même conclu en 2003/2004 à l'insuffisance de fiabilité financière de la reprise par un syndicat intercommunal de cette entreprise privée) Une volonté politique en a voulu autrement. Monsieur Léon Bertrand n'est plus ministre du tourisme. Il n'est même plus député. Il ne peut plus nuire. Le délégué au tourisme, l'ODIT mais aussi la DSV, la DIREN et l'ONCSF sont désormais plus libre. La bonne volonté de certains fonctionnaires ne pourra plus être étouffée. C'est le nouveau contexte administratif dans lequel s'effectuera la réimplantation du parc animalier dans une région de Guyane plus porteuse en matière de fréquentation touristique que le bagne. Pour ma part, j’ai commencé, avec Mr Royère, à rencontrer les décideurs locaux les mieux disposés dans la région souhaitée pour la réalisation de cette opération. Le grand point faible de l’Arche de Noé est le coût de la conservation, dans de bonnes conditions, de sa collection d’animaux. Plusieurs animaux sont morts de mort naturelle ces douze derniers mois sans être remplacés (suivi par un vétérinaire de Saint-Laurent-du-Maroni). Malgré tout, même en n’assurant aux animaux que le minimum alimentaire, le coût de 3000 € par mois me semble incompressible soit 15 000 € pour les cinq prochains mois. La DSV a accordé 5000 € à titre exceptionnel. Associé à une livraison d’au moins 100 kg de viande saisie par semaine, un don de 10 000 € nous permettrait de tenir jusqu’à la fin de l’année. Connaissez-vous une entreprise en Métropole qui voudrait et pourrait investir cette somme dans le cadre d’une gestion d’image associée au parrainage du futur parc animalier de l’Amana. Qui ne tente rien n’a rien. Cela donnerait le temps de négocier la reprise de la gestion de la réserve de l’Amana avec la DIREN en accord avec les collectivités concernées qui, combinée avec la réimplantation du parc animalier dans la région de Mana, permettrait de jeter les bases d’une activité touristique durable. Vos conseils seront les biens venus. Vous avez ma confiance.
En vous remerciant encore une fois de votre intervention, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma reconnaissance.
Pour l’association, le Président, le 16 juillet 2007
Pascal GOUJON
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Objet : suivi du dossier de la réimplantation parc animalier dans la région de Mana
Monsieur Pascal GOUJON Président de l’Association « Les Amis de l’Arche de Noé » à Monsieur MARTENCHAR Directeur des services Vétérinaires de Guyane
Au nom de l'association " Les Amis de l'Arche de Noé", j’ai l’honneur de vous faire part de mon étonnement et des mes premières impressions à la lecture d’un article récent de France Guyane (copie ci-jointe). Il était connu qu’un syndicat intercommunal avait été constitué pour reprendre le zoo de Montsinery fondé par Monsieur Watshinger. Le plus étonnant n’est pas la fermeture du zoo (même si la raison évoquée est la nécessité de réaliser des travaux, mais la désinformation de la population guyanaise qui a consisté à faire croire et consiste toujours à faire croire que la reprise de cette activité à Montsinery est viable. En 2003, le TPG, Monsieur Métois, chargé de se prononcer sur la viabilité financière cette reprise par une collectivité locale, avait demandé au parc animalier de Saint-Jean de lui communiquer des extraits de sa comptabilité et de lui transmettre un résumé de son mode de fonctionnement afin qu’il puisse disposer de plus d’informations sur les particularités de ce type d’établissement. Ces documents lui avaient été remis. Cette transmission avait en outre permis de démontrer la totale transparence de l’association qui tient une comptabilité rigoureuse depuis le 10/05/2002 (en comparaison de la comptabilité tenue, de sa fondation en 2000 à cette date, par l’équipe de la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni, qui comportait des zones d’ombre non dissipées à ce jour) Verbalement, il m’avait été donné de disposer en retour de certaines informations selon lesquelles, la reprise de cette activité à Montsinery par un syndicat intercommunal n’était pas viable a fortiori dans le contexte touristique de la Guyane pour les raisons suivantes : - ce syndicat intercommunal ne comprend que deux communes (discordances électorales entre les deux municipalités, pas de majorité possible en l’absence d’une troisième commune, les communes membres n’ont pas les moyens de financer ni l’investissement ni le fonctionnement, …) - un syndicat intercommunal est un groupement de collectivités locales assujetti au droit public : deux seules solutions sont possibles soit l’exploitation directe du zoo soit sa mise en gérance moyennant un loyer. - dans le cas d’une exploitation directe, le personnel relève du droit public également. Il s’agit de fonctionnaires ou assimilés (40%, indemnités, primes, stabilité de l’emploi, etc.). D’une part les charges seraient encore plus lourdes que pour une entreprise privée d’autre part il serait nécessaire de mettre en place une équipe très renforcées pour pallier aux absences inévitables (congés payés, 35 h/ semaine, jours fériés, …) - les capitaux d’une entreprise privée sont risqués par ses propriétaires et les banques qui leur prêtent dans l’espoir d’un profit. En l’absence de bénéficies, l’activité de jardin zoologique n’est pas attrayante, sauf pour un riche passionné qui accepte d’investir à perte ou dans le cadre d’une « gestion d’image ») - dans le cas d’une entreprise privée prenant le marché de l’exploitation du zoo, aucun bénéfice n’est envisageable (faible fréquentation touristique de la Guyane française, prix des entrées obligatoirement adaptés aux moyens des visiteurs, …) - le contrat de gérance prévoyant obligatoirement un loyer qui participe en recette à l’équilibre budgétaire du syndicat intercommunal en sus de la participation des communes membres, les charges de l’entreprise privée n’en sont qu’augmentées. - l’absence de visites guidées et commentées ne ferait que rendre encore moins attractif un prix d’entrée supérieur à 10€ (12 € actuellement pour pas grand chose). Comment faire payer plus en faisant moins ? Un parc animalier a pour vocation de montrer la faune de la région. Son action doit être avant tout pédagogique. Ses tarifs doivent se rapprocher de celui d’un service public. Le but est d’équilibrer un budget et non de dégager un bénéfice pour rémunérer des actionnaires. L’idée même qu’on puisse « se faire de l’argent sur le dos des animaux en captivité » est une contre- publicité qui nourrit l’argumentaire des opposants de principe aux jardins zoologiques. Seuls les parc animaliers pédagogiques limités à la faune locale échappent à cette controverse. - la situation du zoo de Montsinery est aggravée financièrement par plusieurs lacunes : - (terrain de type « savane » inondée en saison des pluies et aride en saison sèche, pas de rivière ou d’étang, forage difficile, obligation de payer l’eau,…) - absence d’agriculture (ce zoo n’est pas couplé avec une ferme) - possession d’un trop grand nombre d’espèces et de spécimens par espèces ; ce qui augmente les dépenses alimentaires et sanitaires. Une collection restreinte d’animaux Représentatifs de l’Amazonie suffit pour un travail pédagogique. - Seul le statut d’association permet le bénévolat de ses membres et même de son personnel qui très souvent participe par ses sacrifices aux difficultés de la structure (pour des passionnés non fonctionnarisés le partage de l’intimité des animaux est un précieux complément de salaire …) - Les emplois aidés les plus intéressants pour l’employeur ne sont accessibles qu’aux associations et aux collectivités. Une entreprise privée est assujettie à toute la rigueur de la législation. - Monsieur Watshinger, chasseur et marchands peu scrupuleux d’animaux d’Amazonie avant la promulgation des lois de protection s’est servi de son zoo pour sa reconversion. Or celle-ci n’a pas été complètement sincère car au su des autorités dont certaines ont été ses complices (certains préfets et certains haut fonctionnaires de l’époque), il a continué illégalement une partie de son activité y compris en se servant du zoo comme de couverture … Aujourd’hui encore, en Guyane, dans les milieux de défense de l’environnement, les appuis apportés à cette entreprises privées douteuses reste un scandale (il y a encore quelques mois, des tortues d’eau pouvaient être achetées sur place en toute impunité ! l’employé préposé à ce petit commerce a la capacité de détention pour les reptiles et est en relation avec un grand magasin parisien, plaque tournante du trafic légal, une nouvelle fois par le jeu d’une tolérance inexplicable de la part des autorités métropolitaines et guyanaises). Le zoo de Montsinery aura toujours du mal à se refaire une virginité … Pour l’image de la Guyane s’est un mauvais investissement et pour une entreprise un mauvais placement. - cette image négative colle d’autant plus à ce zoo que par la complicité des autorités (CTG, ONCFS, etc., il est ouvertement présenté comme « réserve animalière de Macouria disposant de plus de 3000 animaux » ! (environ 300 en réalité. On est loin du compte !) De plus, il est connu de tous que les effectifs sont fluctuants surtout pour certaines espèces). Les visiteurs sont souvent déçus de ne pas voir le nombre d’animaux promis. Le bouche à oreille est négatif. Tout le tourisme en Guyane souffre de cette mascarade relayée par le CTG jusque dans ses brochures et sur son site Internet) - l’étude de la reprise du zoo de Montsinery a été confiée à l’AFIT (groupement douteux d’architectes professionnels spécialisés dans les jardins zoologiques et agissant en tant que cabinet d’experts très intéressés par les marchés publics sous le couvert du statut d’association). Cet « organisme associatif » est employé par l’Office d’Ingénierie Touristique (ODIT) dépendant du Ministère du tourisme. Cette expertise du zoo de Montsinery a été commandée par le SIPZMM sur les conseils appuyés du Ministre du tourisme de l’époque, Monsieur Léon Bertrand, sans soucis du coût réel de l’opération de restauration, de mise aux normes et d’embellissement. Les mêmes personnes sont à la fois membres de l’AFIT (cabinet d’expertise en association pour le compte de l’Etat) et chefs d’entreprises privées spécialisées dans le tourisme zoologique … L’addition est donc bien salée car ces messieurs, dans leur intérêt, on vu grand et beau, très beau même … (pour la petite histoire, ils sont passés également au parc animalier de Saint-Jean en août/septembre 2003 mais à notre demande. Il nous a été sous-entendu plus part que l’affaire n’était pas aussi juteuse que la relance de Montsinery). - quand bien le SIPZMM déciderait la réouverture du zoo après la réalisation des travaux, les problèmes suivants se pose dès maintenant : - le financement des travaux : la règle est de recourir aux fonds européens à hauteur de 50 à 75 % du coût prévisionnel de l’opération. Ni Tonate-Macouria ni Montsinery ne peuvent prendre l’apport de 25 à 50 % à leur charge. - le fonctionnement de la structure sera déficitaire (pas de comptabilité prévisionnelle rendue publique) - le repreneur avancé par France Guyane, par ignorance, et les autorités (Préfet, Maires, Président su SIPZMM) n’existe pas en tant que tel à ce jour. La personne avancée, de façon mensongère, par les autorités n’est pas intéressée par cet investissement en Guyane et spécialement dans les conditions contraignantes qu’on veut lui imposer (reprise du personnel actuel (50% non déclarés ! Simple gérance sans vente du foncier, participation personnelle aux travaux de remise aux normes, pas de garantie en matière de fréquentation touristique, …) - absence de capacitaire dans la structure : - Monsieur Watshinger est exactement dans la même situation que Monsieur Royère avec une capacité provisoire dont le non renouvellement à titre définitif est entaché des mêmes irrégularités. - aucun repreneur détenteur de capacité de détention et de présentation ne s’est présenté à ce jour (existera-t-il une dérogation pour sauver l’opération dont l’échec ne manquera pas d’éclabousser un peu plus les autorités préfectorales déjà compromises par les activités douteuses de ce zoo dès sa fondation ?). - l’achat du zoo à Monsieur Watshinger par le SIPZMM n’est toujours pas réglé. Son entreprise est en état de faillite. Or il en veut une somme exorbitante, sans tenir compte de son passif. De plus, une partie de l’aide publique destinée à la mise aux normes du zoo a servi à payer des dettes, les aménagements sont toujours à faire. Au regard même de la réglementation en matière d’achat de bien privé par une collectivité publique, cette acquisition, au prix demandée par le cédant, est légalement inacceptable. Le bien est largement surestimé.
En conclusion, il est permis de penser que l’opinion publique de Guyane est la cible d’une opération d’intoxication dont l’objectif est de gagner au moins du temps. Le jour où le repreneur avancé annoncera officiellement son désintérêt pour la reprise de ce zoo, force sera de constater qu’un temps précieux et qu’une petite fortune auront déjà été perdus. Le 2ème parc animalier de Guyane (par ordre chronologique de fondation) aura disparu. Les mêmes erreurs auront été faites que pour celui de Monsieur Bellony qui fut le premier. Le parc animalier « l’Arche de Noé », le troisième et dernier, n’en est qu’à sa fermeture définitive à Saint-Jean en attendant sa réimplantation dans la région de Mana. Toute cette désinformation ne fait que nous conforter, Monsieur Royère et moi-même, dans l’importance des visites guides et commentées qui permettent non seulement de participer à l’éducation de la population dans le cadre de la défense de la faune locale mais de jouer un rôle social d’information. Certaines personnes, très minoritaires et souvent opposés par principe à la captivité des animaux, ont parfois reproché la petitesse et le manque d’entretien des cages et des enclos de l’Arche de Noé. Cela est une question de moyens pas d’état d’esprit. On peut de la même façon reprocher à un journaliste la qualité d’impression de son journal, l’irrégularité de sa parution, la saleté de sa salle de rédaction et le manque de précision de ses articles. Que lui reprocher si le journal n’est pas cher et qu’il ne ment pas ? L’arche de Noé, c’est avant tout une leçon de science naturelle en plein air mais aussi un petit journal parlé qui dérange… Le journaliste est crotté et son journal chiffonné mais le message passe et … les visiteurs repassent (près de 10 000 visiteurs /an de 2002 à 2004 et 12500 nouveaux visiteurs du sites Internet en 10 mois d’ouverture au public) L’attachement à la vérité, même en zoologie, a un prix : l’estime du plus grand nombre et le mépris de certains … Dans dix ans, l’Arche de Noé sera toujours là même … avec trois perroquets et un vieux jaguar. Je vous confirme que nous nous investissons beaucoup dans la réimplantation du parc animalier dans la région de Mana. Nous y avons rencontré plus de bonnes volontés qu’ailleurs …
En vous remerciant de l’attention particulière que vous portez à ce dossier, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma considération.
Pour l’association, le Président, le jeudi 26 juillet 2007