Dernière mise à jour en date du lundi 03 mars 2008. Nouvelles images en bas de ce dossier.
Plusieurs dizaines de milliers de garimpeiros clandestins pillent sans vergogne et pratiquement en totale impunité la forêt guyanaise.
Beaucoup d'entre eux ont des casiers judiciaires nécessitant plusieurs pages...
Accessoirement, ils trafiquent un peu dans tout.
Les armes... La drogue... Les humains. Beaucoup de prostituées en pleine jungle. Lorsqu'elles sont supposées avoir assez d'or, la plupart d'entre elles finissent d'une balle ou d'un coup de couteau. Leur or est rapidement subtilisé et les cadavres abandonnés en jungle.
Plusieurs meurtres par semaine... Impunis la plupart du temps. Ben oui, c'est en jungle, à l'abri et loin des bureaux climatisés.... L'état de droit a aussi ses limites !
Bref, en guise de premier apéritif nous commencerons par la destruction de carbets.
Pas beaucoup de torts causés mais même si c'est vite reconstruit, ça participe aussi à réduire le moral des clandestins.
Image de droite : Nous prendrons en guise d'amuse-gueule la destruction de fûts de carburant.
Il n'y a pas qu'à la pompe que les prix flambent...
Là, ça devient nettement plus intéressant... Le carburant, il faut le payer. Pas de pompe qui tourne sans carburant. Pas de pompe qui tourne et pas d'or extrait. Il faut reconstituer le stock de fuel...
Ci-contre à gauche et en guise de tournée du patron, la destruction d'une pompe.
Là, ça commence à devenir un tantinet intéressant !
Image de droite : Et pour Monsieur, ce sera ?
De toute évidence, ce moteur a du chauffer... Les durites semblent avoir souffert légèrement... Le manque d'huile et un entretien quelque peu négligé, ça ne pardonne pas...
La garimpe, ce sont des hectares de jungle détruits.
Un sol retourné et que la flore aura énormément de mal à recoloniser.
C'est une faune pillée.
Ce sont des fleuves aux eaux turbides. La boue issue du lavage des minerais recouvre les oeufs des poissons et les asphyxie. La population de poissons est en chute verticale. Désormais, des caïmans d'une maigreur extrême errent à la recherche d'une nourriture disparue.
La garimpe, ce sont des quantités de meurtres impunis, des cadavres anonymes abandonnés en jungle ou enterrés à la pelle mécanique et que personne ne réclamera.
C'est une gravissime pollution aux métaux lourds. La faune est touchée. Par voie de conséquence les humains aussi. Bientôt Minimata sur Guyane !
Un petit bain de boue, ça vous dit ?
Après votre bain, vous avez sur votre droite les cabines pour vous changer....
Dépêchez-vous, elles risquent de partir rapidement en fumée...
Ensuite, une fois que vous serez en forme, nous irons faire un petit tour sur le champ de bataille.
Comme vous pouvez le constater le réseau routier est en bon état.
Les passages en zone humide sont équipés d'ouvrages d'art.
Les zones auriféres sont très bien desservies.
Nous pousserons notre promenade jusqu'au barrage visible à droite.
Et oui, un garimpeiro, ça n'a pas pas plus de papiers que de conscience mais ça travaille !
Pendant ce temps ce sont certainement des danseuses amatrices de confort qui financent cette pantalonnade.
Ou alors, des partis politiques ?
Il est quand-même permis de se demander à qui profite le crime, non ?
Mais là, bizarrement, c'est un peu le grand silence. Le jour où l'omerta se fissurera, qu'une grosse tête locale tombera, la Guyane entière tremblera-t-elle ? Et pourquoi pas plus loin que la Guyane ?
Il ne faut pas croire cependant que l'action des garimpeiros soit totalement négative.
Ces gens sont, à l'instar des gaulois, des débroussailleurs...
Il suffit pour s'en convaincre de regarder les abords de leurs lieux de vie. La jungle autrefois réputée impénétrable est désormais bien plus claire. L'image de gauche illustre on ne peut mieux cette observation.
Les carbets sont visibles de loin. Le campement est aisément décelable.
Tout se passe comme si on ne craignait pas trop la venue des forces de l'ordre. On ne se cache pas.
Et puis comme on est d'un naturel exigeant, on s'est installé près d'une petite crique.
C'est d'un pratique !
Le courant régulier assure non seulement un apport en eau à peu prés propre mais sert aussi de tout-à-l'égout. La concurrence est âpre et les collègues pillant en aval, on s'en fout complètement.
Et en plus, ce confort apporté par la crique est gratuit !
Bon, après cette balade bucolique, on va se rapprocher du feu.
Il faut bien reconnaitre que certains garimpeiros ne sont pas très regardants sur la propreté.
Les détritus sont abandonnés à proximité immédiate des habitations. Comme ça ne fait pas vraiment très propre et que ça fait courir des risques sur le plan sanitaire à ces pauvres gens, on va désinfecter les lieux. Un garimpeiro, c'est rude certes mais ça reste tout de même à la merci du moindre virus à l'affût.
N'écoutez pas les mauvaises langues ! Contrairement à ce qui se raconte, il n'y a pas que la bactérie du saturnisme calibre 38 Taurus qui sévit en forêt !
On ne sait jamais. Des fois que l'un d'eux s'enrhume...
Ca ne nous coutera qu'une allumette...
- Une seule allumette ?
- Chef, je crains que non.
- Une boite ? Vous plaisantez ?
- Pas du tout, chef. Une grosse boite même !!!!
- Agent Dupont, vous n'y êtes pas du tout ! Ces détritus ne sont pas déposés ici par hasard ou par fainéantise mais à bon escient.
- Que dites-vous chef ? Ils le feraient exprès ? Mais dans quel but ?
- Regardez bien, agent Dupont... Sous les détritus, il y a une planque aménagée...
- Alors là, chef... Comme vous êtes fort ! Mais comment faites-vous ? J'en suis baba ! Et ces garimpeiros, quels petits canailloux tout de même ! Ah les petits garnements !!!!
Ce simple détail est bien la preuve que la question de l'approvisionnement est le tendon d'Achille de la garimpe en Guyane.
Il faut en finir avec l'image misérabiliste et exclusive du pauvre garimpeiro crevant la dalle et venu détruire l'environnement car chassé de son pays par la pauvreté !
Au fait, le président du Brèsil n'est-il pas un ex syndicaliste et le nôtre réputé fasciste ? Cherchez l'erreur...
Ne me demandez pas si j'aimerais participer à ces missions ANACONDA. La réponse est affirmative.
En d'autres temps et circonstances, sur mon initiative personnelle j'ai pratiqué ce genre de sport et avec succès. Considéré comme un méchant, je n'ai pas été suivi et le brillant résultat des politiques laxistes successives est visible par quiconque sur le terrain. Mais entre le facho qui détruit quelques carbets et la bande de glands asexués qui laissent empoisonner tout un département la méchanceté doit avoir choisi son camp (?).
Je m'étonne que le gang des humanistes de salon et l'éternelle chorale des pleureuses bêlantes n'aient pas encore demandé la régularisation de tous ces envahisseurs ravageurs. Bah ! Dans un pays où l'on marche sur la tête, il ne faut s'étonner de rien et ça viendra peut-être... En France libérale avancée la stupidité des humanitaristes au rabais a pignon sur rue et ses vitrines régulièrement achalandées.
Alors camarades, guyanais, garimpeiros brésiliens, tous unis ?
Libérez nos camarades et des papiers pour tous ?
Brûler des pompes et des carbets, casser des moteurs... Tout ceci va dans le bon sens mais ces opérations sont plus médiatiques qu'efficaces en tous cas, nettement insuffisantes. Il faudrait couper de façon drastique les approvisionnements en installant des barrages filtrants sur les voies terrestres et fluviales. Et malheur aux récalcitrants ! Au sol et pour compléter le dispositif, envoyez la Légion nettoyer le secteur, sans état d'âme, en profondeur et de telle façon que les envahisseurs n'aient plus du tout envie de revenir ! Et que plusieurs générations de leur descendance en parle avec crainte ! C'est cela aussi, la démocratie.
Pourtant, la fête continue. Dernières images de l'orpaillage clandestin et aussi du braconnage fait par nos "amis" garimpeiros...
Voila où mène la permissivité.
Libertinage, tolérance à tout-va = destruction de l'environnement, pillage des ressources naturelles, criminalité, etc.
Commentaires :
18/11/2007 - - Opérations ANACONDA Bonsoir, Si les autorités que l'on paye pour nous réprimer plus que nous protéger, et nous mettre au silence par toutes sortes de moyens, que proposez-vous d'éfficace en sachant que la violence amène la violence ? Ce n'est pas dans la jungle qu'il faut se battre, mais bel et bien ailleurs. Là où les cols blancs réfléchissent en quinquenats, et non en humains responsables. En élus honnetes pour le pouvoir que l'on leur a donné temporairement, mais qui nous bouffe à vie... Nous avons cedé notre pouvoir d'être intelligents. Reprenons-le! Pp.
Réponse : Il faut se battre sur tous les fronts. Faire parler les garimpeiros avant de les virer manu militari, faire agir plusieurs administrations ensemble pour remonter les filières et via le fisc faire payer les "cols blancs", y compris pour une fois les "créoles poudrés" abonnés à l'impunité. Ce n''est pas le caboclo de base qui a les moyens de s'offrir une pelle mécanique mais il n'a rien à foutre en Guyane! 19/11/2007 - - Opérations ANACONDA Ah la forêt Guyanaise… avec ses chants d’oiseaux, ses petits poissons qui font plouf, ses petits animaux qui gambadent, ses garimpeiros qui s’ébrouent dans la boue… C’est bien que nos braves gendarmes jouent les scouts en villégiatures mais apprendre à faire du feu avec du bois et de l’essence c’est assez simple ! Tu as raisons d’appuyer sur la problématique de l’acheminement de vivre sur les placers, c’est effectivement un des moyens de (ré) pression, avec le gasoil. Pour un garimpeiros, le fût de précieux carburant est capable de ce monnayer un maximum, et c’est un moyen de pression formidable. Il y a quotidiennement une ou deux citernes qui livrent Albina, ce n’est pas le bout du monde, et un poste de contrôle bien placé ferait bien son effet ! J’avoue que ces frémissements contre l’orpaillage illégal provoquent en moi un plaisir non dissimulé ! Courage, luttons !
06/12/2007 - - Opérations ANACONDA Effectivement, vous avez raison, les opérations Anaconda sont d'un ridicule achevé, car elles servent à faire croire, et en cela sont tout à fait à la mode. La Sarkomanie s'en délecte. Les solutions que vous préconisez (barrages, opérations militaires)dans la mesure où elles seraient adaptées (ça reste à prouver... la vie c'est pas un jeu vidéo !) coûtent très très chère à la collectivité. Or, le maître mot de Sarkozy et ses valets libéraux, c'est le désengagement de l'Etat partout, donc moins d'argent partout, sauf pour le barnum médiatique qui permet de sauver les apparences... Le serpent se mord la queue, et c'est un anaconda, alors...
Réponse : Vu le résultat, les opérations anaconda coutent très cher aussi. Donc, mon système de barrages pour affamer les camps et les priver de carburant dans un premier temps, suivi d'une attaque au sol avec appui aérien reste la seule valable. Destruction totale des placers. Ce sera violent en cas de résistance seulement.
03/03/2008 - - Opérations ANACONDAC'est bien gentil tout ça mais il est où l'anaconda ? Réponse : L'anaconda est mort. Il est remplacé par une HARPIE. Désormais, sous leur carbet de la piste de Paul Isnard, la gendarmesque chante à tue-tête "HARPIE BIRTHDAY TO YOU"...
03/05/2008 - - Opérations ANACONDA
cette opération est néfaste car elle est menée sur un térritoire soit disant français donc ou les lois française s'y applique. comment empêcher les hommes de franchir des barrages si la lois nous l'interdit?
Réponse : Ben voyons...
26/05/2008 - - Opérations ANACONDA
C 'est facile de critiquer les opérations ANACONDA lorsqu'on n'y a pas participé - Il est vrai que celà est très difficile de lutter contre l'orpaillage illégale, mais si personne ne fait rien ou va-t-on - UIl est certain que pour éradiquer ce fléau, il faut mettre les moyens et surtout contrôler toutes les voies d'accès aux zones aurifère - Mais voilà, la guyane est un département pas comme les autres ou il est très difficile de travailler en raison de cette forêt amazonienne. néanmoins, il faut poursuivre dans ce sens pour lutter contre la destruction de cette forêt et pour l'environnement.