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Quelques images prises à Saut BRODEL sur la haute Comté m'ont été adressées tout récemment et montrent que la réserve des Nouragues n'échappe pas au pillage des garimpeiros. Légèrement en amont de ce saut on peut voir ce pont destiné à faire passer les engins qui ravitaillent les chantiers d'orpaillage clandestins de Saül.
Il s'agit du fameux pont "de KIKO", le guitariste guyanais. On peut y voir des bulldozeurs et des camions qui ne sont plus là maintenant.
A l'heure actuelle, toutes les criques du côté gauche de la rivière COMTE sont orpaillées.
L'insécurité y est de rigueur.
Pour l'instant le côté droit est épargné. Pour combien de temps encore ?
Paco et Domingo, les gendarmes morts en service, pour rien ?
Il attend quoi le "redoutable" préfet de donner l'ordre à l'anaconda en opération de faire péter ce pont ou d'y exercer une surveillance assidue ?
Vous avez dit "Réserve des Nouragues" ?... Une réserve pour garimpeiros alors ?
Enfin, sur le papier le statut de réserve est toujours valable. Ca permet aux ronds de cuir et autres bureaucrates grands amateurs d'air conditionné et de gargarismes flatteurs de pérorer dans les réunions internationales et on imagine sans peine les discours de nos joueurs de flute : "Nous avons en Guyane des réserves naturelles d'une surface de tant d'hectares..." Nous avons été les premiers à blabla blabla..." "Il serait bon que vous vous inspiriez de notre exemple blabla blabla..."
L'apogée de toute une carrière de démagogue fanatique de réunions, plaquettes sur papier glacé, symposiums, conférences, colloques et voyages sous prétexte scientifique au frais de la princesse...
C'est avec ce genre de comportements que l'ONF vend au Vietnam un savoir faire inexistant ! Voir par exemple http://www.guyanecho.com/dossiers/dossier_25_diversification+ou+dispersion+.html Les pièges à carbone, les aménagements pipeau, tout ça est issu du même tonneau et compte pour la retraite, alors, pourquoi se priver ? D'autant plus que la gestion sur ordinateur, c'est moins risqué que la lutte anti garimpeiros sur le terrain.
Au fait, que sont devenus les gens "formés" par les petits hommes verts de l'Office National des Forêts Guyane aux métiers du tourisme ? Cette formation n'incluait-elle pas un partie traitant de la création d'entreprises ? Alors, où sont les entrepreneurs, les entreprises suscitées par cette initiative, et OU EST LE POGNON ?