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ORPAILLAGE ET RISQUES DE CORRUPTION

29/03/2006 - Lu 1899 fois
L'ORPAILLAGE GENERE-T-IL DES RISQUES DE CORRUPTION ?

Suite à une plainte, du DG ONF contre moi, le dossier relatif à cette affaire :

Courrier de l'A.D.E.P.F.O.M. à M. le préfet de Guyane.


ASSOCIATION POUR LA DEFENSE, L'ETUDE
ET LA PROMOTION DES FORETS D'OUTRE MER


Le Président à M. le Directeur Général de l'ONF.

Saint-Laurent du Maroni, le 22/01/2000


Objet: Agissements d'un Agent.
Référence: Courrier du 23/12/99. Déclarations faites devant témoins.

L'attention de notre Association est attirée par les faits relatés dans le courrier joint, en date du 23/12/99, mettant en cause M. FONTAINE François, Agent ONF à Saint-Laurent du Maroni. Compte tenu de sa situation de précarité et sa méconnaissance des rouages administratifs et réglementation mais aussi et surtout par crainte de représailles, la personne concernée n'a pas transmis ce courrier aux destinataires. Toutefois, après la restitution de son passeport et afin de récupérer ses quarante deux grammes d'or, M. BORGES Da CRUZ a directement contacté M. FONTAINE de qui il a exigé la restitution immédiate du minerai abusivement confisqué et montré ce courrier.
Selon BORGES Da CRUZ qui me l'a déclaré devant témoins, M. FONTAINE évoquant une personne de Kourou et visiblement apeuré, a indiqué qu'il ne pouvait restituer le précieux métal à son propriétaire et promis de lui remettre prochainement la contrevaleur en espèces!

Le service public se doit de coller étroitement aux notions de clarté et d'excellence. Cet événement que nous ne pouvons que regretter est largement commenté au sein de la communauté Brésilienne et au-delà. Nous ne pouvons que manifester un vif étonnement face à de tels agissements de nature à jeter le discrédit sur l'ensemble du Service Forestier local mais également pouvant facilement dégénérer en réglements de comptes sanglants, vu le caractére très particulier du milieu garimpeiro.

Nous sollicitons donc que vous usiez de votre autorité afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Le Président.

DEPLANQUE Joël

Ampliation: M. le Prefet de Guyane.
M. le DDAF Guyane.
ad lib



Courrier de l'ingénieur des travaux, chef de l'ONF Saint-Laurent

Saint-Laurent du Maroni, le 12/08/2000

J'ai exercé les fonctions de Chef de Subdivision de l'Office National des Forêts à Saint-Laurent du Maroni de Avril 1987 à 1993. A l'issue d'une réunion de travail j'ai été témoin au bureau, d'une altercation relative à des problèmes de voisinage entre deux de mes agents. M. DEPLANQUE Joël reprochait à M. FONTAINE François de lui voler les mangues de son jardin. Ce dernier a reconnu les faits et fait observer à M. DEPLANQUE que celui-ci aurait pu lui en parler plus discrètement. L'incident est resté sans suite.

J'ai connaissance que le présent document peut être utilisé en justice et joins une copie de ma pièce d'identité. Fait et clos à Saint-Laurent du Maroni pour faire, servir et valoir ce que de droit.
SELLIER Bernard.DEPLANQUE Joël97320 Saint-Laurent du Maroni



Courrier à mon avocat, Maître LOUZE-DONZENAC

REF: LLD/ML/7528

J'ai l'honneur de répondre par la présente à votre courrier du 11 mai 2001 référencé.

Je reviendrai dans un premier temps sur les conditions dans lesquelles s'est déroulé ce contrôle. Il semblerait que le survol de la forêt Guyanaise par un hélicoptère ne soit autorisé que par un appareil équipé de deux turbines, ce qui ne semble pas être le cas, le seul biturbine actuellement en Guyane serait exclusivement affecté aux évacuations sanitaires. Ce point particulier m'a été récemment rapporté par des ouvriers de l'ONF héliportés sur des chantiers éloignés et soucieux de leur sécurité personnelle.

Donc, il nous est dit qu'entendant l'hélicoptère arriver, BORGES et ses équipiers s'enfuient en forêt, abandonnant semble-t-il bien en évidence sous leur carbet, documents, balance et or. Curieux comportement, voire empreint d'un certain angélisme…

Les passeports ont bien été confisqués, conformément aux écrits de BORGES du 23 12 99: "Lors de ce contrôle, mon passeport ainsi que ceux de deux de mes compagnons ont été saisis par vos agents. Il en va de même pour quarante deux grammes d'or sous forme d'amalgame m'appartenant mais momentanément confié à un de mes amis. Vos agents ont laissé sur la table de mon carbet un document (PJ2) invitant à passer récupérer les dits passeports au bureau de l'ONF de Saint-Laurent du Maroni." Ce document est en notre possession.

BORGES continue: "J'ai obtempéré à cet ordre et pu récupérer le mien aujourd'hui même, contre signature forcée de la déclaration précitée (PJ1)".Pour le reste et notamment l'affirmation selon laquelle j'aurais tenu des propos calomnieux, je ne peux que réfuter, n'ayant jamais affirmé que FONTAINE avait effectivement volé l'or, ce qui reste à prouver. Présomption n'est pas preuve. Mon propos était et demeure de demander à l'autorité – en l'occurrence M. le préfet de Guyane – de faire le point sur cette affaire sur la base des éléments, faits et témoignages en sa possession et sur ceux qu'il aurait pu découvrir, voire sur des faits nouveaux intervenus depuis. Ce faisant, je satisfais à l'obligation faite à tout citoyen de rapporter à l'autorité les faits dont il peut avoir connaissance.
Cette accusation ne tient pas: En effet, si j'avais accusé FONTAINE je n'aurais pas demandé à M. le préfet de faire la lumière sur cette affaire. C'est bien BORGES qui cite FONTAINE dans son courrier.
J'estime quant à moi n'avoir fait que mon devoir et continuerai en ce sens. Quels éléments nouveaux? Le premier est la pépite que m'a offert BORGES en remerciement de l'aide que je lui ai apportée. Pépite offerte en insistant sur l'arrêt de toutes autres action envers FONTAINE ou l'ONF. En second lieu BORGES tient sa promesse initiale d'achat de matériel si je l'aide à récupérer son or et achète deux armes de chasse (répertoriées sur registre) ainsi que leurs munitions.
Je note que le montant de cet achat approche la valeur vente des 42 grammes d'or en question. A signaler également le brutal changement d'attitude de BORGES (Volonté affirmée de récupérer son or contrastant nettement avec celle non moins affirmée de me voir cesser toute action en sa faveur).
En dernier lieu, BORGES a disparu soudainement et je ne l'ai plus revu depuis, pas plus que j'ai eu connaissance d'autres éventuelles tentatives de sa part pour recouvrer son bien.
Tout semble donc se passer comme si il avait effectivement récupéré son or ou sa contre valeur. Je ne pouvais prévoir à l'avance aucun de ces faits. Pas plus que je ne perçois l'intérêt qu'aurait BORGES à mentir lorsqu'il accuse nommément FONTAINE, étant données les conditions de précarité qui sont les siennes.
A mon grand regret aucun de ces éléments ne va dans le sens des intérêts de FONTAINE. Je constate que le seul point posant problème est celui de la disparition de l'or. Je me pose la question de savoir si les confiscations des passeports auraient été reconnues si le document en promettant la restitution n'avait pas été en notre possession.
Enfin, le témoignage de M. SIMON Christian confirme les affirmations mêmes évasives et gênées que m'a tenues BORGES: "C'est bon, c'est arrangé, arrête…". Je ne prétends pas cependant que l'ensemble de ces éléments constitue preuve indiscutable de la culpabilité de FONTAINE mais persiste à rechercher la vérité, sans haine ni candeur.
Le fait que ces reproches ne s'adressent pas au président de l'association mais à DEPLANQUE Joël me fait constater que l'ONF fait le lien entre les deux. Je nourrirais "une haine croissante" à l'encontre de l'ONF, mon ancien employeur. La technique est éculée et la ficelle un peu grosse. Je rappellerai ici avoir été en 1993 victime d'un complot et de calomnies aboutissant à une mutation forcée à Vesoul puis à ma démission. Les calomnies, fait tronqués et mensonges grossiers sont appréciables par exemple dans les rapports signés par le technicien AUDEOUD François et relatifs à des missions d'écotourisme sur l'Inini. Missions à la légalité plus que discutable (Détournement de fonds publics?). Par ailleurs ce document contient des propos franchement racistes. Au bout de plus de vingt ans de carrière sans aucun accroc, que puis-je ressentir d'autre que de l'incompréhension à voir subitement sur ma feuille de notation des appréciations telles que "recruté par erreur dans la fonction publique, maintenu à l'ONF par faiblesse" et autres. Que penser des mentions marginales du directeur régional de l'ONF sur ce même rapport et toujours à mon encontre: "Chez les putes ou p.d.?". Ceci semble correspondre à une volonté délibérée de briser une carrière. Je dispose de tous documents en attestant.
Ma famille et moi-même avons subi de forts préjudices financiers et moraux. Quant à la haine, le terme est totalement excessif et ne saurait être retenu à mon encontre. A la suite de ce règlement de compte, je reconnais avoir éprouvé alors un fort sentiment d'injustice accru par le caractère calomniateur des motifs prétendant justifier une mutation. Je reste persuadé que ce sentiment ne surpassait pas celui éprouvé par n'importe quel travailleur licencié. Son caractère prétendument croissant me porte à sourire. Plutôt que de m'enfermer dans un stérile ressentiment, j'ai préféré "rebondir" et opposer à ce que je considère être de la médiocrité une certaine réussite personnelle. Il n'en va pas de même pour l'ONF qui même longtemps après 1993 s'est acharné à me nuire, via des personnels ne me connaissant même pas. J'en veux pour exemple les événements dont je fais état dans le courrier joint. Je pense que dans le cas d'espèce il est possible de parler de haine gratuite. Quoiqu'il en soit le préjudice financier et moral à mon encontre et celle de ma famille demeure. Il y a dommage et nous sommes fondés à demander réparation.
Quant au cas FONTAINE, je persiste dans ma demande adressée à M. le préfet de Guyane pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Pouvez-vous SVP me faire connaître les observations que soulèverait ce courrier de votre part et les modifications éventuelles à y apporter? SVP, pourriez-vous me rappeler votre adresse e-mail que j'ai perdue suite à un virus informatique. La mienne est maryjoel@wanadoo.fr


Perquisition abusive. Pas d'autorisation. Présence d'un OPJ?… Droits fondamentaux… Vices de procédure…Non respect des droits de la personne.


Courrier de M. SACQUEPEE Guillaume.

Je soussigné, SACQUEPEE Guillaume demeurant Rue Y. CHEVALIER à Saint-Laurent du Maroni atteste sur l'honneur les faits suivants:

Je me trouvais le 31 aout 2001 vers 19 h 30 au magasin "VIEUX BROUSSARD" à Saint-Laurent du Maroni. Un homme inconnu de moi et que M. DEPLANQUE Joël a reconnu comme étant M. José BORGES est arrivé en compagnie d'une autre personne pour acheter une piéce de tuba. Au cours de la conversation, il a déclaré à M. DEPLANQUE travailler actuellement vers Saint-Elie. M. DEPLANQUE a orienté le dialogue sur une affaire de vol d'or entre cette personne et un agent de l'ONF nommé FONTAINE. Le chercheur d'or affirme avoir reçu la semaine dernière la visite de Monsieur FONTAINE François qui lui aurait déclaré que "cette affaire n'est pas finie". Il lui aurait répondu que ceci lui était complétement égal, étant désormais en régle.
Evoquant avec M. DEPLANQUE et répondant aux questions de celui-ci, son affaire avec M. FONTAINE, il a confirmé que lors du contrôle, "caché à distance", il a pu voir FONTAINE "fouiller les sacs". D'autre part, à la question posée par M. DEPLANQUE de savoir si M. FONTAINE lui a volé quarante deux grammes d'or, il a répondu par l'affirmative. Cette personne a également affirmé en ma présence et toujours suite à une question posée par M. DEPLANQUE que M. FONTAINE lui avait
"remboursé cet or en espéces". J'ai entendu cet homme remercier M. DEPLANQUE de son aide relativement à cette même affaire de vol d'or.
J'ai connaissance que le présent document peut être utilisé en justice et joints une copie de ma pièce d'identité. Fait et clos à Saint-Laurent du Maroni pour faire, servir et valoir ce que de droit.

SACQUEPEE Guillaume


Courrier de M. SIMON Christian.

ATTESTATION
Je soussigné, SIMON Christian, né le 10 novembre 1957 à Toulon (83) exerçant la profession de gérant de société, domicilié à 9 résidence La Rocade 97300 Cayenne, n'ayant aucun lien de parenté avec M. DEPLANQUE Joël, certifie sur l'honneur les faits suivants:
Peu de temps après, j'ai transporté M. BORGES da Cruz au bureau de l'ONF. A sa sortie, il m'a déclaré que M. FONTAINE ne pouvait pas lui rendre l'or mais avais promis de le lui rembourser. De nouveau et quelques jours plus tard, j'ai déposé BORGES au bureau de l'ONF. Cette fois-ci, visiblement satisfait, il m'a affirmé que tout était arrangé. Nous nous sommes rendus au Vieux Broussard le 21/01/00, où, pour remercier M. DEPLANQUE pour l'aide apportée, BORGES lui a offert une petite pépite. BORGES a confirmé à M. DEPLANQUE que tout était réglé, lui a demandé de cesser toute intervention dans cette affaire et montré la lettre adressée au directeur général de l'ONF. M. DEPLANQUE a alors récupéré ce pli.