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GUYANECHO
Guyane, Amazonie française
Sans langue de bois ni complaisance
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Fleuves et criques.

02/09/2006 - Lu 1932 fois
Conseils divers.

Les fleuves de Guyane…




Ils ont pour noms Maroni, Mana, Oyapock, Approuague, Sinnamary pour les principaux…

Symboles de grands espaces, à la fois nobles et majestueux, parsemés de rapides, ils sont une image de liberté et serpentent tout au long d’un mur de verdure. Je les ai souvent parcourus en pirogue ou coque alu, toujours avec un plaisir renouvelé. D’innombrables vies s’égrainent le long de leur cours. C'est sur leurs berges que vous construirez un carbet, éphémère abri végétal pour une ou plusieurs nuis en hamac, protégeant un sommeil bercé par les bruits de la jungle environnante.


La photo ci-contre à droite, (Abattis Cottica sur Maroni) tout comme celle ci-dessous à gauche (Saut Toto, également sur Maroni), témoigne de l'aspect labyrinthe des fleuves guyanais. Les accidents ne sont pas rares et évoluer sur ces longs rubans liquides et rocheux sera réservé à des piroguiers expérimentés, connaissant parfaitement les lieux ainsi que la navigation en ces eaux toujours vives.

En Guyane, les riviéres sont appelées CRIQUES.
Les rapides sont appelés SAUTS.

En pirogue comme en forêt, la sécurité est de règle.

Vous porterez casquette ou chapeau et garderez le corps couvert. En effet, l’albédo est important sur l’eau et le coup de soleil vite arrivé ! Les crèmes solaires sont vivement recommandées.
Vous serez pieds nus et éviterez le port de vêtements encombrants.
En cas de naufrage, il faut pouvoir nager aisément.
Toujours en cas de naufrage, les affaires personnelles doivent être MELANGEES dans les touques ou containers dans lesquels elles sont rangées. La perte d’un emballage aura ainsi des conséquences moins néfastes sur le bon déroulement de votre balade.
Attention lorsque vous descendez de la pirogue, surtout sur un banc de sable, un tapis de feuilles flottantes ! Les raies venimeuses affectionnent ces zones et une piqûre aura toujours des suites fâcheuses. Voir dossier sur ce sujet.

Les machettes seront soigneusement rangées. Une méthode sécuritaire consiste à les coincer entre les membrures et le bois de la pirogue.
Seul le takariste pourra être muni d’un fusil chargé mais canon « cassé ».
La nuit tombe vite en Guyane et il fait sombre bien plus tôt en pleine forêt qu’en un endroit dégagé. De plus, les ondées vespérales sont souvent la règle. C’est à partir de 16 heures que vous devrez commencer à chercher l’endroit propice où vous construirez votre carbet. Voir dossier carbet.
Parcourir les grands fleuves tels que Mana ou Maroni est toujours spectaculaire, trés souvent sportif !
Le niveau varie tellement que le même endroit encombré de rochers et d'aspect lunaire en saison séche sera franchi en saison des pluies sans voir une seule roche. Le passager aura du mal à imaginer que quelques semaines plus tôt et plusieurs métres en-dessous du niveau actuel des eaux, les pirogues devaient zigzaguer entre les blocs pour passer ! Lorsque le niveau des eaux est au plus bas, les "marches" sont au plus haut et il faut parfois hâler la pirogue à l'aide de cordages dans les sauts.
Ou alors, passer à terre. Bonjour les ruptures de charge !!!
Pour les expéditions de longue durée, attention aux mycoses et macérations difficilement évitables en milieu humide. Prévoir une boite pharmacie en conséquence. Toujours avoir en stock des vêtements secs, de là l’utilité de touques ou contenants étanches.
Pour les chasseurs sur crique de taille moyenne : Une heure de montée diurne en canoë propulsé par un petit moteur donne environ trois heures de descente nocturne à la pagaie.


C’est avec un grand plaisir que je vous présente mon ami Napo. Je le connais, lui et son frère depuis des années et j'ai pu apprécier leur fantastique connaissance du fleuve et de la forêt. Napo 1 et Napo 2… N'est-ce pas leur père Emmanuel, ouvrier forestier qui m'a initié à la chasse en forêt guyanaise, m’a appris à en éviter les pièges ? J'ai vu Napo pécher les coumarous à l'arc, franchir des sauts avec sa pirogue. J'ai toute confiance en lui. Parce que sa gentillesse n'a d'égale que sa virtuosité, je me permets de vous le conseiller pour vos voyages découverte. Vous pourrez aussi l'apprécier. Napo vous fera partager sa connaissance de la forêt. Mais, laissons-le vous parler:
« Bonjour! Je m'appelle NAPO. Je suis d'origine bushi-nengue. J'habite en Guyane française à Saint-Laurent du Maroni. Comme l'indique le nom de mon ethnie, je suis un homme de la forêt. C'est là que je me sens à l'aise. L'immense forêt guyanaise… C'est d'elle que je tire ma subsistance. Elle m'offre tout ce dont j'ai besoin pour vivre.
J'ai une automobile pour me déplacer, mais la plupart du temps, mes routes sont liquides. Je troque alors ma voiture contre une de mes pirogues. Je les ai toutes construites de mes mains. Dur travail que d'aller en forêt repérer l'angélique, l'abattre et en creuser le tronc avant la pose des membrures et des bordages… Pour ces deux dernières opérations, le choix des essences est déterminant: Souplesse, poids, imputrescibilité doivent être pris en compte. Après la fixation du tableau arrière et la pose de bancs, je termine par la peinture. Ma pirogue doit être belle et solide. Ce sera ma compagne de voyage parmi des espaces immenses synonymes d'évasion et de liberté. C'est avec elle que je franchirai des sauts redoutables. C'est à son bord que je vivrai des moments intenses, inoubliables dans des paysages fabuleux. Le soir, c'est près d'elle que je construirai mon carbet et dégusterai dans la lueur du feu de bois, le coumarou que j'aurai péché. Ces moments rares et intenses, je vous invite à les partager en ma compagnie. 
Je monte actuellement ma petite entreprise individuelle: J'ai choisi pour elle un nom tout simple. Comme ce que je veux vous faire partager: BONNES VACANCES / 97320 Saint Laurent du Maroni / GUYANE FRANCAISE:
Téléphone: 05 94 34 36 37
 A bientôt… »