Un truc tout simple, vite mis en œuvre et qui m’a permis de m’en sortir…
Vous êtes en pleine jungle, rentrez d’une partie de chasse, de pêche ou d’une balade en forêt. Vous montez à bord de votre véhicule et faites demi-tour. Hélas, vous effectuez cette manœuvre au niveau d’un talweg. L’exutoire est là, nivelé par du sable fin entraîné par les eaux de ruissellement… Votre véhicule s’y enfonce, les roues commencent à patiner puis, c’est l’immobilisation. Vous descendez de voiture, constatez la gravité du problème et commencez à pester. Vous êtes seul, sans moyen de communication, n’avez pas de pelle et réalisez que vous êtes à une vingtaine de kilomètres du premier lieu habité. Pire, votre coin de chasse est des plus tranquilles et donc, peu fréquenté. Vous avez rendez-vous ou allez sauter un repas, peut-être passer une nuit la belle étoile…
Raisonnons un petit instant. Vos roues patinent car elles manquent d’adhérence dirait M. de La Palisse… Le problème se résume donc à la question suivante : Comment leur faire retrouver cette fameuse adhérence ? C’est placé dans ce genre de situation que j’ai mis au point l’astuce ci-dessous.
Matériel nécessaire :
Une machette. De la corde. En fait, il suffit de solidariser les roues motrices du véhicule ! Pour ce faire, vous couperez une perche d’une dizaine de centimètres de diamètre et de deux mètres cinquante de longueur. Vous passerez cette perche devant ou derrière (Selon que vous devrez avancer ou reculer) les roues motrices et la fixerez aux jantes à l’aide de la corde. Il est cependant nécessaire d’avoir des jantes ajourées autorisant le passage de la corde. Après avoir mis le moteur en marche vous avancerez ou reculerez doucement. La perche viendra alors se mettre en pression sur le sol et soulèvera votre véhicule ! Attention ! La marge de manœuvre est étroite et autorise au maximum un demi-tour de roue sous peine de blocage de la perche au niveau des transmissions ou de la caisse de la voiture. Le but est seulement de libérer les roues de la boue et remonter le véhicule. Lorsque celui-ci aura atteint le niveau maximum possible, vous l’immobiliserez. Ce sera le moment de boucher les ornières à l’aide de cailloux, morceaux de bois ou matériaux divers assurant une bonne adhérence. Cette opération accomplie, vous ferez la manœuvre inverse, vous assurerez de la solidité des matériaux apportés, aménagerez le parcours que les roues doivent emprunter et ôterez la perche.
Le conseil d'un vieux broussard : En Guyane et sur les pistes forestières, il faut se méfier tout particulièrement de ces zones situées au niveau des points bas, en bordure de chaussée et invitant à y rouler car présentant une surface lisse, souvent nette de débris et inspirant confiance.
Un comble : Les images jointes ont été prises avant que je réfléchisse à la solution exposée. C’était sur la piste de Paul Isnard et le fervent adepte de Toyota que je suis fut extrait (le lendemain) de la traîtresse saignée - utilisée bien involontairement comme parking - grâce à un vieux Land Rover qui passait par là... No comment excepté un grand merci à l’ami Philippe !